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| Les énergies renouvelables (soleil, vent, eau, biomasse) sont présentes partout. Elles sont inépuisables grâce aux cycles naturels. Mais elles sont aussi diffuses et pour la plupart irrégulières. Elles nous demandent donc de léconomie dans nos consommations : une qualité oubliée. |
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A moyen terme (5 à 10 ans), le développement de la technologie des piles à combustible (stockage de l'énergie électrique sous forme d'hydrogène) devrait permettre de s'affranchir du caractère aléatoire des énergies renouvelables : s'ouvrira alors vraiment "l'ère du soleil" qui verra ces formes d'énergies écologiques remplacer peu à peu les formes traditionnelles que sont les fossiles ou le nucléaire, pour le plus grand bien de la sécurité d'approvisionnement, du développement de l'emploi local et de la protection de l'environnement.
Sur cette page :
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Les énergies renouvelables
autrefois |
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Les énergies renouvelables
dans le bilan énergétique national |
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Les énergies renouvelables
en Europe |
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Le programme national
d'amélioration de l'efficacité énergétique |
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La production de chaleur
par les énergies renouvelables |
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La production d'électricité
par les énergies renouvelables |
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Les énergies renouvelables
en Bretagne |
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Les aides financières
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LES ENERGIES RENOUVELABLES AUTREFOIS
Moulins à eau, à vent, bois pour le feu, traction
animale, bateaux à voile : les énergies renouvelables
ont largement contribué au développement de l'humanité
depuis la nuit des temps. Elles constituaient une activité
économique à part entière, notamment en milieu
rural où elles étaient aussi importantes et aussi
diversifiées que la production alimentaire. Ainsi, il y avait
en France sous Vauban 65000 moulins à eau, 15000 usines hydrauliques
et 16000 moulins à vent.
Une des caractéristiques de la révolution industrielle,
le remplacement des énergies renouvelables (ER) traditionnelles
par les fossiles (charbon d'abord, pétrole plus tard), gomma
ce rôle.
Parallèlement à la disparition de certaines technologies, comme la marine à voile, dautres comme lhydraulique ont pu évoluer, ou, comme cest le cas pour le bois-énergie, se maintenir dans les usages traditionnels.
Ce nest quen entrant dans le XXe siècle que les ER ont perdu leur primauté... avant de la retrouver au XXIème ?
LES ENERGIES RENOUVELABLES DANS LE BILAN ENERGETIQUE NATIONAL
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Energie
Primaire en France en 2006
(en millions de tonnes équivalent pétrole)
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Production
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Consommation
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| Pétrole |
1
|
92
|
| Charbon |
0
|
12
|
| Gaz naturel |
1
|
40
|
| Nucléaire |
117
|
113
|
| Hydraulique |
5
|
5
|
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Autres
renouvelables
(thermique)
|
13
|
12,5
|
| Total |
138
|
275
|
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Sources : Ministère de l'économie,
des finances et de l'industrie
|
Ce tableau laisse voir que :
" la part des ER dans la production d'énergie primaire
est de 13 %,
" la part des ER dans la consommation d'énergie primaire
est de 6,4 %.
D'autre part, la biomasse (voir plus loin) couvre les 3/4 des 13
Mtep d'origine renouvelable.
Enfin, le taux d'indépendance énergétique
de la France (rapport entre la production et la consommation d'énergie
primaire) n'est que de 50 %, et il tend à diminuer à
cause de l'augmentation de la consommation de pétrole (il
était de 52 % en 1996).
LES ENERGIES RENOUVELABLES EN EUROPE
Dans un livre vert, la Commission européenne dénonce
le faible développement des énergies renouvelables
en Europe et prêche pour un doublement de leur part de marché
dici 2010. Comment donner un coup de fouet à ce marché
? La commission préconise :
- Lamélioration de la coopération entre les états membres (mises en oeuvre de politiques solides au niveau national et mécanisme de coordination des efforts au niveau communautaire) ;
- Des programmes gouvernementaux centrés sur la commercialisation des technologies des ER ;
- Laccroissement de la recherche & développement, débouchant sur une réduction des coûts de 20 % ;
- Lintégration des coûts externes des cycles des combustibles conventionnels.
Par ailleurs, il existe de fortes disparités entre les
parts dénergies renouvelables dans les consommations
primaires des différents états membres. LAutriche
et la Suède, rejoints par le Danemark, les Pays-Bas et
l'Allemagne emportent largement le trophée des pays les
plus favorables aux énergies renouvelables.
LE PROGRAMME NATIONAL D'AMELIORATION DE L'EFFICACITE
ENERGETIQUE (PNAEE)
Ce programme a été présenté par Dominique Voynet, alors Ministre
de l'environnement, en Décembre 2000. Ce rapport est inspiré par
le rapport Cochet-Hascoët, lequel reprend beaucoup de propositions
du CLER (Comité
de Liaison des Energies Renouvelables).
Il n'est pas possible de présenter ici l'ensemble du dispositif
gouvernemental; voici les principales dispositions.
- Développement de l'information des français avec notamment la
création de 500 postes de conseillers de proximité.
- Fonds spécial d'investissement (FIDEM) destiné à aider les PME
qui travaillent dans les domaines de l'efficacité énergétique.
- Nouvelle Réglementation Thermique ("RT 2000") destinée à diminuer
les consommations de 5 % dans le résidentiel et 25 % dans le tertiaire.
- Accroissement des moyens financiers de l'ADEME qui va recruter
une centaine de personnes et bénéficiera de crédits d'intervention
beaucoup plus importants.
- Transports : développement du fret ferroviaire et mise en place
d'un crédit d'impôt (1525 €) pour l'achat de véhicules propres
(GPL ou GNV)
- Achat de l'électricité éolienne à 0,08 € / kWh : ce tarif est
constant pendant 5 ans et un calcul d'adaptation est effectué
après cette phase d'observation pour les dix années suivantes.
- Tarifs préférentiels pour le petit hydroélectrique et l'énergie
produite par l'incinération des ordures ménagères.
Au total, l'apport de l'Etat s'élève à 230 millions d'euros, sans
compter les crédits d'impôt. Compte-tenu des co-financements attendus
et de l'effet de levier, on peut chiffrer à 2,3 milliards d'euros
les investissements qui seront réalisés dans le domaine des économies
d'énergie et des énergies renouvelables.
LA PRODUCTION DE CHALEUR
PAR LES ENERGIES RENOUVELABLES
Le bois-énergie
Le bois est une énergie peu coûteuse et très
répandue. Le chauffage au bois produit plus de 9,3 Mtep
par an, soit 3,4 % des besoins primaires. Il représente
la quasi-totalité de la production de chaleur par voie
renouvelable.
Les appareils indépendants au bois tels que les foyers
fermés, inserts et poëles sont la catégorie
prédominante sur le marché. Il faut savoir qu'il
existe aussi une nouvelle génération de chaudières
à bûches pour le chauffage central. Ces chaudières
à combustion inversée sont équipées
d'un ventilateur qui souffle l'air comburant ou qui extrait les
gaz de combustion. Elles présentent de multiples avantages
notamment des émissions polluantes réduites, une
grande autonomie (jusqu'à 12 h).
L'avenir du bois-énergie passe aussi par la réalisation
de réseaux de chaleur. Alimentés par des chaudières,
ils distribuent de l'eau chaude pour les logements individuels
et collectifs, les mairies, les écoles, les piscines, etc...
La méthanisation
- Le biogaz
Valoriser ce gaz qui sommeille dans nos déchets
La méthanisation est un phénomène biologique
par lequel la matière organique est transformée
en biogaz par des bactéries vivant en l'absence d'oxygène
(fermentation anaérobie). Elle se produit naturellement
au fond d'une mare envasée ou dans une décharge.
Elle sert à détruire la fraction biodégradable,
susceptible de polluer, des déchets organiques de toute
nature.
Au départ employée pour traiter les boues d'égout,
cette technologie a ensuite été développée
pour traiter les déjections d'élevage (gaz de fumier),
puis dans les années 70, les effluents des industries agro-alimentaires,
papetières, chimiques et, plus récemment pour les
déchets ménagers.
Le biogaz est composé de méthane principalement,
de gaz carbonique et de traces d'autres gaz (composés soufrés).
Il peut être employé à l'état brut
sur des chaudières, groupes électrogènes,
générateurs d'air chaud. Le biogaz est aussi utilisable
comme carburant automobile, après épuration aux
normes du gaz naturel : il est identique au GNV (gaz naturel pour
véhicules).
Le solaire thermique
A ne pas confondre avec le solaire "photovoltaïque"
où les cellules transforment la lumière en électricité
! Les capteurs solaires thermiques convertissent directement le
rayonnement solaire en chaleur. Cette dernière est récupérée
par un fluide caloporteur (eau glycolée ou air), qui s'échauffe
en circulant dans un absorbeur placé sous un vitrage.
Les capteurs thermiques permettent de produire de l'eau chaude
pour l'eau chaude sanitaire ou le chauffage, ou de l'air chaud
pour le chauffage ou le séchage des fourrages.
Pour le chauffage, la technique du plancher solaire direct (PSD)
est un système très confortable de chauffage par
le sol à basse température. L'eau chauffée
circule directement dans le plancher dont l'épaisseur est
suffisante pour accumuler l'énergie en vue des périodes
plus froides. Dès que la saison de chauffage prend fin,
il est possible de produire de l'eau chaude sanitaire.
La géothermie
La géothermie est l'extraction d'énergie contenue
dans le sol. Les principales opérations entreprises en
France concernèrent le chauffage de logements collectifs
par réseaux de chaleur dans le bassin parisien et en Aquitaine,
entre 1982 et 1986.
Cette filière est relativement peu développée
en France.
Des recherches sont actuellement réalisées à
Soultz, en Alsace dans le cadre d'un programme européen.
Une autre technique est présentée sous le nom de
géothermie. Il s'agit d'une forme de pompe à chaleur.
Son principe est le suivant. Un capteur prélève
de la chaleur dans le sol à l'extérieur par exemple
sous une pelouse. Cette chaleur est transmise dans la maison le
plus souvent par un plancher chauffant.
Dans tous les cas le transfert de chaleur nécessite un
fluide frigorigène et un appoint électrique (à
peu prêt 1/3 des besoins d'énergie).
Larchitecture bioclimatique
Construire avec le climat
L'énergie la moins polluante est celle que l'on ne consomme
pas. Cet adage reflète bien la philosophie de l'architecture
bioclimatique.
On peut contribuer à réduire les besoins énergétiques
et à créer un climat de bien-être dans les
locaux, avec des températures de surface agréables,
une humidité contrôlée et un éclairage
naturel abondant, par une combinaison adéquate des éléments
architecturaux suivants.
Les formes compactes limitent les pertes de chaleur, l'ouverture
vers le sud permet de profiter du soleil d'hiver. Des espaces
tampons (garage, cellier) vers le nord protègent du froid.
Une bonne isolation, une forte inertie thermique, l'utilisation
de systèmes solaires simples tel que serre ou mur capteur,
diminuent la consommation d'énergie en restant compatible
avec la fraîcheur de l'habitation en été.
LA PRODUCTION D'ELECTRICITE
PAR LES ENERGIES RENOUVELABLES
Dans certains cas, il est possible de faire appel à des
sources d'énergie disponibles dans notre environnement
proche et permettant de produire de l'électricité
: l'eau, le soleil ou le vent.
Directement compétitives pour les sites isolés
(les coûts de raccordement au réseau électrique
sont élevés : de 15 250 € à 106 750
€ par kilomètre), les "centrales" à
énergies renouvelables peuvent aussi, sous certaines conditions,
être directement raccordées au réseau.
Le développement de l'électricité renouvelable
(notamment pour le photovoltaïque) est freiné en France
par le prix de rachat par EDF, l'un plus bas d'Europe. Les moyennes
et grosses centrales hydrauliques (+ 1 MW) produisent plus de
99 % des 18 Mtep d'électricité renouvelable française.
Le photovoltaïque
Conversion de la lumière en électricité
La lumière du soleil peut directement être transformée
en électricité par des panneaux photovoltaïques,
sans pièces tournantes et sans bruit. L'électricité
produite peut être soit stockée dans des batteries
pour les installations autonomes, soit convertie par un onduleur
pour être distribuée aux normes sur le réseau.
Par sa souplesse et sa facilité d'installation et de maintenance,
l'énergie photovoltaïque est incontestablement une
solution technique et économique pour l'électrification
des sites isolés, notamment dans les pays en voie de développement
qui n'ont pas les moyens de se doter de réseaux de distribution
d'électricité. Elle représente aussi un enjeu
sociologique car, en apportant l'électricité dans
des zones isolées, elle contribue à limiter le phénomène
d'exode rural.
Dans les pays industrialisés dotés de réseaux
denses de distribution d'électricité, les installations
photovoltaïques peuvent être raccordées au réseau,
ce qui représente une économie substantielle en
investissement et en fonctionnement.
Le photovoltaïque est la seule filière qui peut être
installée n'importe où, y compris en centre ville,
permettant d'économiser d'autant les besoins de fourniture
par le réseau des bâtiments équipés.
C'est pourquoi de nombreux pays développent de vastes programmes
d'équipement de "toits solaires", non seulement
sur les habitations individuelles, mais aussi sur les bâtiments
tertiaires (façade ou couverture), dans le but de stimuler
la demande et d'accélérer ainsi la baisse des coûts
de fabrication encore élevés.
D'autres applications comme les murs anti-bruits, l'alimentation
des tramways ou l'architecture urbaine semblent extrêmement
prometteuses.
La production d'électricité photovoltaïque
reste encore plus chère que l'électricité
classique. Mais les prix sont en baisse continuelle. La compétitivité
devrait s'améliorer avec les progrès technologiques
de demain et grâce à un soutien accru à cette
filière.
L'éolien
Le principe de fonctionnement d'une éolienne est simple.
C'est très schématiquement celui de la dynamo de
vélo entraîné par une hélice qui tourne
grâce au vent. Pratiquement, c'est beaucoup plus complexe
: les éoliennes doivent résister à des tempêtes
aussi violentes que celles que nous connaissons en Bretagne.
Les principaux avantages de l'énergie éolienne
sont l'autonomie en électricité, la possibilité
de produire de jour comme de nuit et un impact environnemental
réduit par des précautions simples vis à
vis de la population et du paysage. L'énergie produite
peut être soit stockée dans des batteries, soit injectée
aux normes dans le réseau. Cette dernière solution
étant économiquement et techniquement beaucoup plus
pertinente.
Une baisse du coût du kWh produit a accompagné les
progrès techniques réalisés pendant les années
80 : l'énergie nécessaire à la construction
et à l'implantation d'une éolienne moderne est "remboursée"
en 6 mois.
Photo Bertrand POYET
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La micro-hydraulique
En captant à travers une conduite l'eau d'une chute vers
une turbine couplée à un générateur
électrique, on peut produire de l'électricité.
Comme pour l'éolien ou le photovoltaïque, l'électricité
de la centrale micro hydraulique peut être stockée
ou distribuée.
Les micro-centrales sont faciles à installer et s'adaptent
aux sites et aux besoins. Elles permettent aussi l'électrification
en site isolé.
LES ENERGIES RENOUVELABLES
EN BRETAGNE
(hors solaire et hydraulique)
La consommation de bois énergie chez les particuliers en
2006 est évaluée à 300 kTep. En chaufferies
collectives, elle est de 10 kTep.
La puissance des éoliennes installées à
fin 2006 en Bretagne s'élevait à 349 MW (248 éoliennes)
soit une production théorique de 698 GWh.
On dénombrait 695 installations solaires thermiques en
2005.
(Source : Région Bretagne, DRIRE Bretagne
et ADEME)
LES AIDES FINANCIERES
Crédit d'impôt
Conditions d'attribution : dépenses réalisées entre le 01/01/2006
et le 31/12/2009. Il concerne les dépenses liées à l'acquisition
d'équipements de production d'énergie renouvelable pour l'habitation
principale. Le taux est de 50 % des dépenses d'équipements nettes.
Le coût de la main-d'œuvre et de la pose est exclu de la base
du crédit d'impôt.
Plafond des dépenses payées :
- 16 000 € pour un couple marié soumis à imposition commune
- 8 000 € pour une personne seule Majorations
- 400 € par personne à charge
Toutes les précisions se trouvent sur une fiche rédigée
par les Espaces Info Energie : ici.
Il existe des crédits d'impôts pour l'acquisition ou la transformation
d'un véhicule neuf au GPL ou mixte.
TVA à 5,5 %
Cette aide fiscale concerne les propriétaires ou locataires. Elle
est attachée aux dépenses engagées uniquement dans le cadre de
travaux réalisés par une entreprise et pour les maisons achevées
depuis plus de deux ans.
L'ensemble des travaux d'économie d'énergie d'une maison individuelle
bénéficie de la TVA à 5,5 %.
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