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N° : 97
- Juillet 2003 - 10ème année.
Bulletin d'information du CIELE
Directeur de publication :
André ROUX.
Rédacteur en chef : Jean GETIN
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AGENDA
Chantier d'été
Pourquoi ne pas venir sous le soleil des Alpes Maritimes découvrir
les énergies renouve-ables et autres activités
ludiques et champêtres ?
Du 4 au 14 août, dans la région de Grasse, un chantier
réservé aux 18/25 ans permettra d'équiper
un espace jardiné avec des douches solaires.
Des activités de détente sont également
prévues. Prix : 70 €
Contact : Planète Sciences Méditerranée
- 04 92 60 78 78
E.mail : mediterranée@planete-sciences.org
Sorties d'été
Tout au long de l'été, Bretagne Vivante organise
des sorties nature sur les sites Espaces Naturels du Conseil
Général d'Ille-et-Vilaine.
Thème : " Découverte des animaux méconnus
des espaces naturels d'Ille-et-Vilaine : les insectes et les
araignées, les chauve-souris et les oiseaux nocturnes".
Groupe limité à 15 personnes. Les sorties durent
entre 2h et 2h30. Les tarifs sont de 1,50 euro par adulte et
0,75 euro par enfant.
Inscription obligatoire : Bretagne Vivante - SEPNB - 48 Bd Magenta
- 35000 Rennes
Téléphone : 06.19.25.42.79
VU
DU CIELE
Centre de doc
Le centre de documentation du Ciele sera fermé du samedi
2 août au lundi 1er septembre inclus. Il réouvrira
mardi 2 septembre à 14 heures.
L'Essenciele sur votre micro
L'assemblée générale du Ciele, qui s'est
tenue samedi 12 avril, a décidé qu'il serait possible
pour les adhérents qui le souhaitent, de recevoir l'Essenciele
par mail. Il suffit d'envoyer un message à info@ciele.org
qui précise que vous souhaitez le recevoir sous format
informatique et non plus sous format papier.
Bonne lecture !
Adhérents 22
Richard Delorme, adhérent à Pommeret souhaiterait
entrer en contact avec les autres adhérents des Côtes
d'Armor.
Si vous le souhaitez, vous pouvez lui adresser un mot ou lui
téléphoner.
Richard Delorme, 10 rue des Primevères, 22120 POMMERET.
Téléphone : 02 96 34 37 99
E.mail : rdelorme@ciesignature.com
ECHOS
LOGIE -
Encore un peu d'énergie !
Après une présentation des problèmes
du nucléaire et du réchauffement climatique dans
le dernier numéro de l'EssenCiele, un peu d'optimisme
avant de partir en vacances. Des solutions existent !
Renouvelables contre fossiles ?
Du point de vue énergétique, la solution oscille
entre ces deux propositions. Dans le camp des énergies
fossiles, le pétrole : en brûlant, il produit du
CO2.. Les réserves prouvées fin 2001 s'élèvent
à 1 050 milliards de baril (2/3 au Moyen-Orient) soit
40,3 ans de production au rythme actuel. Depuis 1980, le monde
consomme plus de pétrole qu'il n'en découvre.
La production devrait culminer en 2010, ensuite le déclin
progressif de l'offre devrait entraîner des tensions sur
les prix.. La dépendance pétrolière de
l'Europe pourrait dépasser 80% dès 2010.
Le gaz naturel dégage aussi du CO2 lors de sa combustion,
mais moins que le pétrole. En 2001, les ressources prouvées
dans le monde étaient de 155 000 milliards de m3 (1/3
en ex-URSS, 1/3 au Moyen-Orient) soit 62 ans au rythme de production
actuel. Le pic de production devrait être atteint en 2020
et la consommation est en hausse car beaucoup de pays qui abandonnent
le nucléaire passent au gaz. Son transport coûte
cher car il est moins dense que le pétrole.
Le charbon dégage plus de CO2 lors de la combustion que
le pétrole ou le gaz. Des pistes existent cependant pour
utiliser du "charbon propre" : il est transformé
en gaz riche en hydrogène, puis les gaz issus de la combustion
sont recyclés ou séquestrés. Les réserves
prouvées s'élevaient à 984 milliards de
tonnes fin 2001, soit 216 ans de la production actuelle. Les
coûts d'extraction en Europe sont 4 à 5 fois plus
élevés que le coût mondial.
Le nucléaire ne produit pas de gaz à effet de
serre mais des déchets hautement toxiques pendant des
milliers d'années. Le stockage et le transport de matières
fissiles entraînent des risques de prolifération
nucléaire militaire ou terroriste. Les centrales nucléaires
sont susceptibles de connaître des accidents très
graves et sont vulnérables aux attaques terroristes.
Les réserves d'uranium sont estimées à
14,5 millions de tonnes soit 250 ans d'exploitation au rythme
actuel. La puissance nucléaire installée s'est
stabilisée depuis les années 80.
Du coté des énergies renouvelables, l'éolien
représente 15% de l'électricité produite
au Danemark, mais seulement 0,06% en France. Les sites exploitables
sont cependant limités (littoral de Bretagne, de Normandie,
du Nord et du Languedoc-Roussillon.). La construction sur terre
suscite souvent des oppositions et les projets de grande taille
sont prévus off-shore. D'autre part la production est
intermittente et les éoliennes ne peuvent assurer seules
la base d'un système de production d'électricité
en l'absence de solutions de stockage satisfaisantes.
L'hydraulique est une solution éprouvée avec un
potentiel important dans les pays en voie de développement.
Son installation nécessite presque toujours des déplacements
de populations ou l'abandon de cultures. . Il est possible de
développer la petite hydraulique avec de petites centrales
qui ont l'inconvénient de gêner les pécheurs.
La biomasse (bois, végétaux, déchets organiques)
peut être brûlée pour produire de la chaleur
et de l'électricité ou être gazéifiée
pour produire du biogaz ou transformée en carburant liquide.
Sa combustion libère le carbone qui avait été
emmagasiné par les végétaux lors de leur
croissance ; le bilan est donc nul. Pour pouvoir remplacer les
besoins mondiaux actuellement couverts par les hydrocarbures
et le charbon, il faudrait exploiter 12 millions de km²
ce qui entrerait en conflit avec les besoins alimentaires (actuellement
seuls 13 millions de km² sont cultivés dans le monde).
De plus, les plantes nécessitent de l'énergie
pour leur culture, si bien que le rendement net des biocarburants
produits à partir de betteraves, colza ou blé
est compris entre 10% et 50%. La valorisation des déchets
forestiers ou agricoles est économiquement envisageable
mais limitée. La valorisation énergétique
des déchets ménagers pose le problème des
toxiques qu'elle produit (dioxines
).
L'énergie solaire permettrait de produire la totalité
de l'électricité en Allemagne avec 5 000 km²
de modules photovoltaïques (soit 10% des surfaces construites).
Le prix des panneaux est encore très élevé
et l'électricité produite 4 fois plus chère
que l'électricité nucléaire.
Le solaire thermique pourrait produire une part significative
de l'eau chaude et du chauffage des habitations.
Le prix de l'énergie nucléaire ou produite à
partir d'hydrocarbures est plus faible pour le moment que celles
des énergies renouvelables, mais il ne reflète
pas les coûts induits par les dégâts environnementaux.
Le coût des énergies renouvelables devrait décroître
de 50% à 65% pour le photovoltaïque d'ici 2030,
de 30% à 40% pour l'éolien offshore, de 25% à
35% pour le solaire thermique. D'autre part, le coût,
astronomique à l'époque, de développement
de la filière nucléaire n'avait pas empêché
la France de s'engager dans cette voie.
La Commission Européenne a prévu de porter la
part des énergies renouvelables dans la consommation
d'électricité à 22,1% d'ici 2010. L'objectif
est de 21% pour la France. (Alternatives Économiques
- n° 215 - juin 2003)
Le vent en poupe !
9 français sur 10 (92 % exactement) sont favorables à
l'énergie éolienne, selon un sondage réalisé
en janvier pour l'Ademe. Les appréciations sont d'autant
plus positives que les sondés résident à
proximité des installations. Ainsi, si seulement 37 %
des français jugent les éoliennes esthétiques,
ils sont 56 % dans le Finistère et 50 % dans l'Aude.
L'implantation est jugée la moins gênante dans
un champ à la campagne (58 %), à proximité
des autoroutes (46 %), sur une zone ou un port industriel (42%),
en haut d'une colline (36%) ou en mer (35%). (Ademe)
La preuve avec Avel Telegraf dans la région de Saint-Thégonnec.
Au départ, le projet d'implantation d'éoliennes
d'un agriculteur et d'un loueur de matériel de travaux
publics. Ils veulent agir dans la transparence et travaillent
avec le conseil municipal et un comité de pilotage de
40 personnes où les opposants sont conviés. Cinq
éoliennes de 300 kW vont voir le jour, deux pour chacun
des promoteurs du projet et une pour une SARL de 22 associés
constituée, entre autres, de membres du comité
de pilotage. Par contre EDF va mettre des bâtons dans
les roues en imposant des frais de raccordement au réseau
très lourds et opaques et en rachetant l'électricité
à un tarif inférieur de 50% au tarif officiel.
(Politis - n°752 - jeudi 22 mai 2003)
Habiter écologique
La ville de Mordelles, près de Rennes, va bientôt
avoir 42 logements collectifs écologiques dans 3 bâtiments
de 4 niveaux maximum. Le projet doit être intégré
au site et d'architecture soignée, avec une orientation
solaire maximisée et des appartements donnant au sud.
Le système constructif fait appel à des briques
alvéolées, un bardage en douglas, des menuiseries
extérieures en bois équipées de vitrages
peu émissifs, peintures NF et limitation des solvants
nocifs. Les bâtiments seront chauffés par un chauffage
central au gaz et l'eau chaude produite par des capteurs solaires
avec appoint par la chaudière gaz. Les eaux de pluie
seront récupérées dans des citernes enterrées
et réutilisées pour les sanitaires. Les espaces
extérieurs seront sans enrobés et les plantations
feront appel aux essences locales.
(La Maison écologique - n° 14 -
Avril-mai 2003)
Quelques sites sur l'énergie,
en plus de ceux indiqués dans le dernier numéro
:
www.energies-renouvelables.org,
www.iea.org,
www.wise-paris.org,
www.bp.com/centres/energy2002
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