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N° : 95
- Mai 2003 - 10ème année.
Bulletin d'information du CIELE
Directeur de publication :
André ROUX.
Rédacteur en chef : Jean GETIN
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AGENDA
Jardinage
Samedi 17 mai, à Cesson Sévigné, le Ciele
organise avec la Mce, Rennes Métropole, Jardiniers de
France et Denis Pépin une journée de formation
sur le jardinage naturel. Destinée aux jardiniers amateurs
de l'agglomération rennaise, cette journée a pour
objectif de constituer un réseau d'échanges et
de compétences pour diffuser des connaissances sur les
techniques pour jardiner sans pesticides.
Contact : Jean au Ciele - 02 99 54 42 98
Lagunage naturel
Une réunion d'information sur ce mode d'assainissement
autonome va se tenir le jeudi 22 mai, à la ferme de Trenube,
à Talensac (Ille et Vilaine) à 20 H.
Organisée par deux étudiantes de l'IUT de Rennes,
elle sera animée par Patrig Ar Goanig de l'association
"Keryach' bioconstruction". Il fera une présentation
du système de lagunage naturel et répondra ensuite
aux questions du public. La soirée est le prélude
à l'organisation d'un chantier bénévole
qui aura lieu sur le site du 4 au 11 août prochain afin
d'équiper la ferme de ce type d'installation.
Contact : Cécile Bardoulat - 06 86 98 12 77
Anniversaire
Vendredi 23 mai, l'association La Feuille d'Érable fête
son 20ème anniversaire à la Maison du Champ de
Mars à Rennes. Au programme des tables rondes sur le
thème de " la place de l'économie solidaire
dans l'économie de marché ", la présentation
du livre de la Feuille d'Érable, la remise des prix du
concours scolaire " donne une nouvelle vie à tes
papiers ", un spectacle de Jean Kergrist
Contact : Hélène Benoist - Feuille d'Erable -
02 99 54 74 24
Route bleue
Samedi 24 mai après-midi, à la Mce, Route Bleue,
association des usagers de la bicyclette dans l'agglomération
de Rennes va arrêter son activité faute de militants
(et non pas d'adhérents qui sont une centaine). Le bilan
des 13 années d'activité sera présenté
et sera suivi d'une fête. Les membres fondateurs seront
présents. Venez nombreux !
CENTRE
DE DOC
Compost et paillage au jardin, recycler
et fertiliser
C'est le titre du livre qui vient de paraître aux éditions
Terre Vivante (éditeur notamment des Quatre saisons du
jardinage). Écrit par un jardinier amateur bien connu
des rennais, Denis Pépin, il regorge de conseils pratiques
pour apprendre à bien gérer, chez soi, les déchets
biodégradables du jardin et de la cuisine. Outil d'information
indispensable pour tous les bons jardiniers !
Il est consultable et empruntable au centre de documentation
du Ciele, à la Mce et en vente dans les librairies, dans
les magasins de produits bio et à Terre Vivante (18 €
- 160 pages - 04 76 34 80 80).
ECHOS
LOGIE -
Des plans et des ordures !
Pendant très longtemps, les déchets ont été
laissés en plan! Pour remédier à cette
situation, l'administration a fait des plans qui devraient permettre
une meilleure gestion.
Les bons plans !
L'environnement est soumis à plusieurs plans qui existent,
ou devraient exister, car la plupart sont en retard par rapport
aux échéances fixées par la loi. Ce qui
n'est pas forcément un mauvais signe dans la mesure où
un catalogue de bonnes intentions est facile à mettre
en place et à adopter alors qu'un document solide et
chiffré demande une longue concertation.
Voilà la situation de ces plans :
PRQA (Plan Régional pour la
Qualité de l'Air) : mis en uvre
par le Conseil régional, il fixe des orientations pour
atteindre les objectifs de qualité de l'air. Fin août
2002, 20 sur les 25 prévus étaient adoptés.
PPA (Plan de Protection de l'Atmosphère)
: mis en place par le Préfet de département, il
arrête des mesures pour ramener la pollution à
un niveau inférieur aux valeurs limites. Il devrait être
en place depuis juin 1998 pour les agglomérations de
plus de 250 000 habitants ou 18 mois après le premier
pic. Il n'en existait aucun fin août 2002.
Sdage (Schéma directeur d'aménagement
et de gestion des eaux) : mis en place par le préfet
coordonnateur de bassin, il fixe pour chaque bassin des orientations
à la gestion équilibrée de la ressource
en eau. Ils sont tous en place.
Prédis (Plan régional
d'élimination des déchets industriels)
: mis en place par le Conseil régional, il réalise
un inventaire des déchets industriels spéciaux,
recense les installations existantes et évalue celles
à créer. 23 sur les 26 prévus sont en place.
PGDCBTP (Plan de Gestion des Déchets
de Chantier du Bâtiment et des Travaux Publics)
: mis en place par le préfet de département ou
le conseil général, il réalise l'inventaire
des déchets de chantier et du bâtiment et des travaux
publics et identifie les installations existantes et à
construire. Aucun (sur 100) n'était bouclé fin
août 2002 mais il était prévu que les ¾
le soit à la fin 2002.
PDEDM (Plan Départemental
d'Élimination des Déchets Ménagers)
: mis en place par le préfet de département, il
réalise l'inventaire des déchets, indique les
mesures à prendre pour respecter les objectifs nationaux
de valorisation des déchets. 90 ont été
approuvés, 2 sont en cours d'élaboration et 8
ont été annulés par la juridiction administrative.
Remarquons que l'échéance pour la mise en place
était fixée en février 1996.
PDU (Plan de Déplacements
Urbains) : mis en place par l'autorité responsable
des transports publics, il oriente le développement et
l'organisation des systèmes de déplacements vers
la réduction du trafic automobile. 51 sur les 72 prévus
sont en place.
(Environnement Magazine - n° 1611 - Octobre
2002)
Les Predis sont-ils visionnaires ?
Les Predis (Plans régionaux d'élimination des
déchets industriels spéciaux) ont presque tous
été bouclés dans les temps ; seules la
Corse, la Guyane et la Guadeloupe n'en ont pas encore. Celui
de l'Aquitaine a été annulé pour des raisons
administratives.
Les Predis ont permis à l'administration de s'assurer
que tous les déchets produits sont éliminés
correctement, d'un point de vue écologique et économique.
Les flux sont maintenant connus et contrôlés.
Aujourd'hui, ce sont les Drire avec leurs tableaux de bord des
principaux producteurs qui ont pris le relais.
En clarifiant la situation, les plans ont permis la mise en
chantier de dossiers réglementaires notamment sur les
piles et accumulateurs et les résidus de procédés
thermiques. La mise en place d'une filière phytosanitaire
était également demandée.
Il est cependant difficile de mesurer la contribution des Predis
dans la mesure où aucun document n'a fait le point sur
les réflexions issues de la phase de préparation
et qu'il n'y a pas de suivi de l'administration pour voir si
les recommandations se sont concrétisées.
Normalement une commission de suivi doit se réunir tous
les ans mais sa mission n'est pas définie.
Cependant, d'après l'Ademe, en plus de l'estimation des
flux et des moyens de traitement, les plans ont préconisé
des actions concrètes, le recours aux technologies propres
et aux études déchets. Certains ont proposé
le développement de recherches sur les produits de substitution
et les procédés de traitement. Ils ont proposé
également des actions d'accompagnement, d'information
et de sensibilisation. Ils ont stimulé la valorisation
par la publication de guides régionaux et la mise en
place de bourses de déchets. Mais faute de bilan, on
ne connaît pas les résultats.
Le premier Predis, celui de Rhône-Alpes, devrait être
révisé en 2004. Cela pourrait permettre d'apprécier
la pertinence des options choisis ou la nécessité
d'une planification nationale de certains flux. L'Ademe souhaiterait
qu'une démarche plus prospective soit adoptée.
Autre changement découlant de la loi Démocratie
de proximité, l'animation des Predis va être confiée
prioritairement aux régions et non plus aux préfets
comme c'était le cas au moment de leur création.
(Environnement Magazine - n° 1611 - Octobre
2002)
Que sont mes déchets devenus
?
L'observatoire des déchets et de la planification de
l'Ademe vient de publier "Résultats de l'inventaire
des installations de traitement des déchets ménagers
et assimilés - Données 2000".
45 millions de tonnes de déchets, dont 24 millions de
tonnes de déchets ménagers, ont été
traitées en 2000. Le recyclage ou la valorisation concerne
19 millions de tonnes.
On comptait 265 centres de tri employant 3780 trieurs. Ils ont
traité près de 5 millions de tonnes dont 1/3 issu
des déchets ménagers. Le tri des encombrants est
celui qui s'est le plus développé (292 000 t,
soit plus de 3,5 fois le tonnage de 1999).
313 plates-formes ont traité 3,8 millions de tonnes de
déchets verts et produit 1,5 million de tonnes de compost.
Les usines d'incinération ont produit plus de 9,6 millions
de MWh. Les déchets incinérés sans récupération
d'énergie représentent encore 1,4 millions de
tonnes. Début 2003, il y avait 123 usines d'incinération
qui respectent toutes l'arrêté de 1991.
En ce qui concerne les centres de stockage, même si beaucoup
ont été fermés, seuls 165 sur les 398 existants
respectent les normes.
La production de déchets continue d'augmenter de 2% par
an. Comme la valorisation se développe, les quantités
traitées par les installations augmentent deux fois plus
vite. 19% des déchets sont envoyés vers des filières
de valorisation matière ou organique et 23% vers la valorisation
énergétique.
Des efforts restent donc encore à faire.
(Atoodéchets - 14/04/03)
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