|
 |
|
N° : 94
- Avril 2003 - 10ème année.
Bulletin d'information du CIELE
Directeur de publication :
André ROUX.
Rédacteur en chef : Jean GETIN
|
|
AGENDA
Vie du Ciele
L'Assemblée générale du Ciele aura lieu
samedi 12 avril à 10 heures au Ciele, 96 canal St Martin.
Elle sera suivie d'un pique-nique pour ceux qui le souhaitent.
Éducation à l'environnement
Le Collectif breton pour l'éducation à l'environnement
organise le mercredi 9 avril une journée de travail et
d'échanges pour démarrer l'élaboration
d'un plan régional d'actions pour le développement
de l'éducation à l'environnement.
Lieu : Lycée agricole du Gros Chêne à Pontivy.
Journée ouverte à tous après inscription
auprès du Reeb
Tél. : 02 96 48 97 99
Économie sociale et solidaire
Elle constitue l'une des manières d'entreprendre : des
coopératives, des mutuelles, des associations créent
des richesses, produisent des biens et des services. Elles apportent
aussi du lien social, de la citoyenneté, cherchent à
développer des modes de gestion démocratiques.
Et pourtant cette économie, essentielle pour le développement
du territoire est mal connue et pas toujours reconnue."
C'est pourquoi, le Collège coopératif de Bretagne,
le Codespar, l'université de Rennes 2 et l'Archipel organisent
à Rennes du 9 au 13 avril les journées de l'Économie
sociale et solidaire dans le Pays de Rennes.
Au programme pendant ces 5 jours : des conférences, des
ateliers et le salon Vivre et consommer autrement.
Renseignements : Collège coopératif de Bretagne
Tél. : 02 99 14 14 41
Ville
L'Audiar (agence d'urbanisme de l'agglomération de Rennes)
fête ses 30 ans vendredi 18 avril 2003 sur le thème
"la ville : nouveaux défis, nouvelle frontière".
Trois ateliers sont programmés : vers plus de développement
durable dans les opérations d'urbanisme, un habitat pour
tous confronté au jeu du marché, territoires et
économie de demain. Lieu du colloque : Le Triangle à
Rennes.
Inscriptions auprès de l'Audiar
Tél. : 02 99 01 86 41
Le vrai débat sur l'énergie
Il aura lieu à la Halle Martenot à Rennes, le
mercredi 9 avril à partir de 17 h. Au programme : forum,
expositions, vidéos
Chantier écologique
Du 22 au 29 avril, Céline et Pauline, deux étudiantes
adhérentes du Ciele recherchent des bénévoles
pour aider à construire une installation de lagunage
à la ferme pédagogique de Trénube à
Talensac (le Ciele a déjà eu l'occasion d'organiser
une visite sur ce site qui est d'équipé d'un plancher
solaire direct).
Le séjour sera rythmé par le chantier et d'autres
temps de loisirs sur le thème de l'environnement. Des
débats, des échanges vous seront proposés.
Hébergement sous tentes (fournies).
Renseignements et inscriptions au 06-86-98-12-77.
Dépêchez vous, seules 10 places sont disponibles
!
VU
DU CIELE
Terre Vivante en train
Suite au voyage organisé au centre Terre Vivante, à
MENS dans l'Isère, au printemps dernier, le Ciele s'était
étonné que l'accès en train ne soit pas
mentionné. X. Braud, adhérent du Ciele qui s'intéresse
particulièrement au transport ferroviaire, nous fait
savoir que Terre Vivante fera apparaître dans sa prochaine
plaquette l'accès SNCF par la ligne longtemps menacée
Grenoble-Veynes. L'accès au centre pouvant ensuite se
faire en vélo (tous les TER prennent gratuitement les
vélos). Le centre Terre Vivante s'engage également
dans une démarche avec la communauté de communes
afin d'obtenir, au moins le dimanche, un aller-retour en autocar
de la gare au centre Terre Vivante.
Une nouvelle collègue ?
Le Journal Officiel du 28/02/03 annonce que l'association FARRE
est agréée par le ministère de l'écologie
et du développement durable. Pour ceux qui l'auraient
oublié, rappelons que le FARRE (Forum de l'Agriculture
Raisonnée Respectueuse de l'Environnement) est soutenu
par la FNSEA, les producteurs de pesticides et les chambres
d'agriculture et vise dans le cadre de l'agriculture conventionnelle
à utiliser un peu moins d'engrais et de pesticides. (cf.
EssenCiele n°83 d'avril 2002). Nous observerons avec intérêt
les actions en matière de défense de l'environnement
de cette nouvelle association agréée.
ECHOS
LOGIE -
Le droit de respirer !
Des études montrent de plus en plus l'impact à
court terme, mais aussi à long terme, de la pollution
atmosphérique, même faible, sur la santé.
Ce qui incite à être vigilant, même pour
la Bretagne où le bon sens populaire aurait tendance
à dire que les vents chassent les pollutions.
Première accusée de cet état de l'air,
la circulation automobile ; donc, prenons les transports en
commun et le train si toutefois on ne nous coupe pas la ligne.
Le bon air en Bretagne !
Air Breizh, association constituée en 1986 et qui regroupe
les services compétents de l'État, des collectivités
locales, des industriels et des personnes qualifiées,
organismes et associations de protection de l'environnement
(dont le Ciele) est chargée de mesurer et étudier
l'évolution de la qualité de l'air en Bretagne
(Ille et Vilaine, Morbihan, Finistère, Côtes d'Armor).
Elle publie tous les trimestres "Le journal de l'air"
qui rend compte de son travail. Le n°23 traite de l'état
de l'air au cours de l'été dernier. Globalement,
la situation de la pollution de l'air, a été stable
ou en amélioration, aidée par les mauvaises conditions
météorologiques de juillet et août.
Les pollutions induites par les transports routiers sont les
oxydes d'azote NOx, le monoxyde de carbone CO et les poussières
Ps émises principalement par les diesels. Ces pollutions
présentent des pics en début et en fin de journée
au moment où la circulation automobile est la plus intense.
Pour les pollutions aux NOx, Rennes arrive en tête avec
un pic à 110 g/m3 le 25/09 à 18h TU. Les concentrations
moyennes trimestrielles sur la région se situent entre
12 et 16 g/m3.
En ce qui concerne le monoxyde de carbone, Rennes a présenté
un pic de 4482 g/m3 au centre ville, le 21/07 à 18h TU
et Brest a atteint 5206 g/m3; le 26/09 à 7h TU. (Les
chiffres ne sont donnés que pour ces deux villes). L'OMS
fixe un seuil maximal de 30 000 g/m3; pendant une heure.
Les pics de pollution par les poussières ont été
constatés le 3/09 à 9h TU à Rennes (89
g/m3), et à Brest (74 g/m3).
La pollution industrielle est principalement causée par
les installations de combustion (chaufferies
). Elle est
constituée de dioxyde de soufre SO2.
Cette pollution est faible : moyenne de 1 g/m3 à Brest
et Lorient, 2 g/m3 à Rennes avec un maximum de 85 g/m3
le 22/09 à 23h TU à Chartres de Bretagne.
La pollution photochimique est représentée par
l'ozone qui se forme par réaction chimique entre les
gaz polluants d'origine automobile et industrielle. Phénomène
amplifié par le rayonnement ultra violet du soleil. Les
objectifs de qualité fixés à 110 g/m3 sur
8 heures pour cette pollution ont été dépassés
1 jour à Brest, 3 jours à Brennilis et à
Saint Malo, 4 jours à Quimper et Lorient, 7 jours à
Vannes, 8 jours à Rennes, 9 jours à Saint Brieuc
et 11 jours à Guipry.
Dans le même numéro du Bulletin de l'air, P. Glorennec,
enseignant chercheur à l'ENSP de Rennes retrace l'évolution
des idées sur les rapports entre la pollution atmosphérique
et la santé. Il distingue l'Ère du "Tout
va bien!" (1960-1990) où la diminution du niveau
des rejets industriels incitait à l'optimisme. L'ère
du "Tout ne va pas bien?" (1990-2000). Les méthodes
épidémiologiques rendent possible l'étude
des risques faibles. Elles montrent que le risque à court
terme augmente pour des niveaux modérés de pollution
conformes à la réglementation. A Rennes, sur un
an, la pollution atmosphérique est à l'origine
d'entre 9 et 37 décès anticipés et entre
11 et 43 hospitalisations.
Nous sommes maintenant dans l'ère du "Rien ne va
plus?" Des travaux portant sur la mortalité à
long terme et sur les crises d'asthme, la bronchite chronique
ont été effectués. En France, la pollution
d'origine automobile est estimée être responsable
chaque année de 10 000 à 25 000 décès,
6 000 à 30 000 hospitalisations, 110 000 à 450
000 bronchites et 60 000 à 190 000 crises d'asthme chez
l'enfant. Cette étude prend en compte un niveau moyen
de poussières fines de 23,5 g/m3 ce qui est proche de
celui mesuré en Bretagne. L'auteur conclue en insistant
sur l'importance de l'information sur les conséquences
de la pollution pour lutter contre les idées reçues.
(Bulletin de l'air - n°23)
La nouvelle étude ERPURS (évaluation des risques
de la pollution urbaine sur la santé) confirme les résultats
précédents : en Île-de-France, la pollution
atmosphérique s'accompagne d'une augmentation de la mortalité.
Le passage d'un niveau de pollution de base (il n'y a que 18
jours par an où il n'est pas dépassé) à
un niveau médian (dépassé la moitié
des jours de l'année) coïncide avec une hausse de
7,9% des hospitalisations pour asthme des moins de 15 ans, de
5,1% des hospitalisations pour maladies respiratoires des enfants
et de 4,7% de la mortalité pour causes respiratoires.
On retrouve les mêmes liens pour les autres classes d'age.
L'étude ne s'intéresse qu'aux effets à
court terme et ne s'attache pas aux effets à long terme
qui sont au moins aussi importants.
(La Gazette - 10 mars 2003 et site www.ors-idf.org
)
Le train garde la ligne
La circulation automobile pollue. Utilisons le train, si on
nous en laisse la possibilité ! En effet, Réseau
Ferré de France (RFF) déclasse et vend 400 km
de ligne par an (sur 4000 km de lignes actuellement inexploitées).
Un coup d'arrêt vient d'être mis à cette
politique par la FNAUT (Fédération nationale des
associations d'usager des transports). Elle a saisi les tribunaux
qui lui ont donné raison.
La fermeture de Serqueux-Dieppe et Dieppe-Fécamp, ligne
intéressante pour le trafic voyageur, a été
annulée parce que RFF ne réalise jamais d'étude
d'impact économique et social destinée à
vérifier notamment l'absence de perspective de renouveau
ferroviaire. Cette étude est nécessaire avant
toute fermeture de ligne.
La ligne La Courtine-Ussel, intéressante pour le transport
du bois, a vu également sa fermeture annulée par
le tribunal de Limoges parce que c'est une assemblée
élue qui doit émettre un avis, impliquant un débat
démocratique et contradictoire et non pas un fonctionnaire
en charge des projets routiers et donc intéressé
au rachat de la voie ferrée.
Dorénavant, les fermetures et les déclassements
ne devront pas se faire à la sauvette pour réaliser
un projet routier d'intérêt local.
(FNAUT - communiqué de presse du 3/02/03
- www.fnaut.asso.fr )
Adhérez ou réadhérez
au CIELE !
Adhésion + abonnement Essenciele : 20 € (adhésion
simple : 16 €)
Chômeurs, étudiants, carte jeune : adhésion
+ abonnement : 8 €
Associations: 32 € et plus...
Collectivités locales : 80 € et plus...
Abonnement non-adhérent : 5 € (11 n°)
|