|
 |
|
N° : 93
- mars 2003 - 10ème année.
Bulletin d'information du CIELE
Directeur de publication :
André ROUX.
Rédacteur en chef : Jean GETIN
|
|
AGENDA
Vie du Ciele
L'Assemblée générale du Ciele aura lieu
samedi 12 avril à 10 heures au Ciele, 96 canal St Martin.
Elle sera suivie d'un apéritif et d'un repas pour ceux
qui le souhaitent.
Les 20 ans de la Mce
Du mercredi 19 mars au jeudi 27 mars, la Maison de la consommation
et de l'environnement fête ses 20 ans. Une exposition
retraçant 20 ans d'actions associatives sera présentée
au péristyle sud de l'Hôtel de Ville de Rennes.
Des bénévoles et des salariés du Ciele
tiendront des permanences, n'hésitez pas à les
rencontrer !
Le jeudi 20 mars à 18 heures, une réception est
organisée à la mairie.
L'assemblée générale de la Mce aura lieu
vendredi 28 mars à partir de 18 heures à l'EPI
des Longchamps à Rennes.
Récupérateur d'eau de
pluie
Pourquoi gaspiller l'eau potable pour arroser son jardin, alors
que l'eau de pluie est gratuite et idéale pour les plantes
? Soucieuse de cette question, la Ville de Rennes, dans le cadre
de la Charte environnement, organise une vente de citernes de
récupération d'eau de pluie.
Des semaines d'information - réservation sont organisées
dans trois équipements de quartier : du 17 au 21 mars
à l'Équipement de la Poterie (ex-centre social),
du 24 au 28 mars à la Maison de quartier de Villejean
et du 14 au 18 avril au Centre René Prévert.
Le kit de récupération (citerne de 500 litres
+ collecteur) est mis en vente au prix unitaire de 23 €.
Cette vente s'adresse aux rennais.
Pour plus d'informations, contactez le Ciele : 02 99 54 42 98.
Débat sur l'énergie
Un collectif d'associations, auquel participe le Ciele, prépare
une soirée à la Halle Martenot le mercredi 9 avril
à partir de 18 h.
Au programme : un forum avec de nombreuses associations bretonnes
et deux débats : effet de serre et nucléaire,
les alternatives au nucléaire.
Pour en savoir plus : Catherine au Ciele 02 99 54 42 98
Salon de Fougères
Le Ciele sera présent au salon des Loisirs, du Jardin
et de l'Habitat de Fougères du 11 au 14 avril 2003. N'hésitez
pas à passer nous voir.
Développement durable
Le réseau Cohérence organise un rassemblement
citoyen pour un véritable développement durable
"Un autre monde est possible : construisons le ici et maintenant"
le 14 juin 2003 à Redon.
Cohérence - 2, rue Clairambault - 56100 Lorient
Tél. : 02 97 84 98 18 - Fax : 02 97 84 70 27
e.mail : association.coherence@libertysurf.fr
VU
DU CIELE
Éducation à l'énergie
Le Ciele vient de réaliser un dossier documentaire sur
l'éducation à l'énergie. Ce travail s'inscrit
dans le cadre de la convention de l'Espace Info Énergie
(thématique éducation à l'énergie)
et est financé par l'Ademe, le Conseil Régional
et la Ville de Rennes.
Ce dossier propose un recensement d'une centaine d'outils pédagogiques
(ouvrages, revues, vidéocassettes, cédéroms,
mallettes pédagogiques
) essentiels au montage d'un
projet d'éducation à l'énergie. Ce référencement
n'est pas exhaustif, il présente les documents qui sont
disponibles au centre de documentation et/ou auprès des
animateurs de l'association.
Le dossier peut être demandé gratuitement par courrier
électronique, en précisant ses coordonnées
(nom, prénom, adresse, organisme ou établissement),
à l'adresse suivante : g.pinchede@ciele.org.
Une version papier est également disponible contre 3,50
€ en timbres, en écrivant à : CIELE - Centre
de documentation - 48 boulevard Magenta - 35000 RENNES.
Bois
Une nouvelle chaufferie-bois à alimentation automatique
est installée à Mellé (nord de Fougères),
au GAEC " La Guénerais ". Cette installation
chauffe la maison d'habitation, l'eau de la salle de traite
et l'atelier de fabrication des fromages. Environ 60 m3 de plaquettes
de bois seront consommées annuellement en remplacement
de 1500 litres de fuel. Les plaquettes broyées sur place
valorisent le bois d'émondage issu de l'entretien des
haies et des talus de la ferme.
Contact : M. Marcel Dubois 02 99 98 03 01
ECHOS
LOGIE -
Les déchets voyagent !
Au grand jour ou en secret, en bateau, en chemin de fer
et surtout par la route, les déchets voyagent jusqu'à
leur point d'élimination.
Les déchets sur la bonne voie
?
Les déchets risquent de polluer deux fois : quand on
tente de s'en débarrasser et quand on les transporte
vers leur lieu d'élimination (sans compter, bien souvent,
le moment de sa production !). Le deuxième point est
important quand on sait que seulement 3% des déchets
transitent par le rail ou la voie d'eau.
Pourtant, le transport combiné rail route est possible
pour les déchets. Le syctom de l'agglomération
parisienne l'a mis en place à Saint-Ouen, dans des conditions
pourtant difficiles. Les mâchefers de l'usine d'incinération
sont transportés en camion vers les voies de chemin de
fer qui passent à quelques dizaines de mètres
(usine en activité depuis 1990 mais non conçue
pour le rail), puis chargés dans des wagons. Ils partent
ensuite pour un voyage d'une trentaine de kilomètres
en empruntant en partie une ligne de RER et en partie une voie
ferrée jusqu'alors désaffectée. Puis les
déchets reprennent des camions jusqu'à l'aire
de réception. Cela représente le transport de
720 t de déchets par jour ouvrable (170 000 t/an) et
60 gros porteurs en moins chaque jour sur les routes. Des conditions
de mise en place peu idéales qui conduisent à
un coût de transport à la tonne d'environ 10,7
€ (hors taxes et subventions), soit le double que celui
du transport par la route. Coût à relativiser :
il représente moins de 5% de la dépense totale
de traitement des déchets.
A l'usine d'Ivry, les mâchefers voyagent sur l'eau. Des
camions les transportent jusqu'aux péniches, tandis qu'à
l'arrivée le déchargement se fait directement
sur le site de traitement implanté au bord de la voie
d'eau. Là, le coût de transport est équivalent
à la route et depuis l'entrée en fonctionnement
en 1995, cela représente 50 000 poids lourds qu'on n'a
pas vu sur les routes.
Le coût moyen de transport pour 1 000t.km est de 22,9
à 53,4 € pour le transport routier sur longue distance,
de 22,9 à 45,7 € pour le rail et de 7,6 à
38,1 € pour la voie d'eau. Les coûts externes (pollution,
bruit, accidents
) sont estimés (en €/1000t.km)
à 88 pour la route, 19 pour le rail et 17 pour la voie
d'eau.
Ecorail, la filiale de la SNCF spécialisée dans
le transport des déchets et VNF (Voies Navigables de
France) tentent de faire prendre en compte l'aspect transport
dans les Plans d'élimination des déchets, avec
des échos positifs dans une dizaine de départements.
L'Ademe signale que l'aspect transport n'est pris en compte
dans les plans qu'en fin de parcours et comme simple variable
d'ajustement rendant l'optimisation logistique impossible dans
un schéma figé.
On pense souvent que les moyens de transport alternatifs sont
réservés aux longs trajets pour des matériaux
pondéreux. Or, il n'en est rien. Tout est une question
de volonté politique.
De plus, l'adoption de modes de transport alternatifs facilite,
en général, l'acceptation des projets de traitement
de déchets par la population. Mais ce n'est pas toujours
le cas ; le syndrome de Nimby (not in my backyard : pas à
coté de chez moi) a fait échouer un projet en
Haute Vienne. Les 14 000 t de déchets collectés
annuellement sur le canton de Saint Junien devaient être
transportées directement au centre de transfert situé
à la gare. De là, des wagons les amenaient à
Limoges où des camions les reprenaient pour les porter
jusqu'à l'usine d'incinération. Les riverains
de la gare de Saint Junien se sont inquiétés des
possibles nuisances du site. Une pétition a fait reculer
les élus locaux. De même à Fouquereuil dans
le Pas-de-Calais, la gare qui avait vu son activité péricliter
après la crise charbonnière avait retrouvé
une activité grâce à l'importation journalière
de 250 t de déchets de la communauté urbaine de
Dunkerque ; ici, c'est le regain d'activité de la gare
qui a gêné le voisinage. Après deux ans
de fonctionnement, les déchets ont repris le chemin de
la route.
Les collectes sélectives, les filières de traitement
différentes selon le type de déchets ont multiplié
les déplacements et augmenté les distances. En
Franche-Comté, le bilan transport s'est alourdi de 63
% en 7 ans alors que le tonnage ne progressait que de 18 %.
Ceci nécessite la création de centre de transfert
afin d'atteindre la quantité critique pour organiser
le transport ultérieur. Pour réduire les coûts
d'exploitation, ces centres sont souvent couplés à
une déchetterie, ou à une unité de compostage.
Beaucoup des nouveaux projets de centres de transfert intègrent
dès le départ le transport par voie ferrée
ou voie d'eau et sont donc implantés en conséquence.
Le transport ferroviaire soulage des routes très encombrées
et permet dans bien des cas de maintenir en activité
une ligne qui pourrait voir, à terme, circuler un tram-train.
(La Gazette - 25 novembre 2002)
Des déchets très spéciaux
Que deviennent vos ordinateurs, téléviseurs, téléphones
portables en fin de vie ? Ils contiennent des déchets
hautement toxiques, arsenic, plomb, chrome, cadmium, zinc, nickel
En Europe, une loi sur le recyclage est en négociation.
Les États-Unis ont choisi d'exporter discrètement
entre 50 et 80 % de leur production vers l'Asie (notamment la
Chine). Ces équipements usés finissent dans des
décharges où la main d'uvre locale extrait
au mépris de sa santé quelques éléments
recyclables. Laissés à l'abandon, les produits
chimiques qu'ils contiennent empoisonnent l'environnement. Et
le problème ne va aller qu'en augmentant : d'ici deux
ans aux États-Unis, 315 millions de micro-ordinateurs
seront considérés comme obsolètes, 100
millions de téléphones sans fil seront mis au
rebut chaque année. Certains constructeurs commencent
à faire des efforts : Hewlett Packard a mis en place
un programme de recyclage mais le propriétaire doit rapporter
lui-même le matériel et payé de 20 à
40 $. Les autres constructeurs n'ont pas suivi. Aussi, l'État
de Californie envisage de prélever une taxe de 10 $ sur
le matériel neuf pour financer le recyclage. Il faudrait
aussi que les constructeurs fabriquent des équipements
comportant moins de produits nocifs, plus faciles à désassembler
et avec des pièces réutilisables.
(La Recherche - février 2003)
Adhérez ou réadhérez
au CIELE !
Adhésion + abonnement Essenciele : 20 € (adhésion
simple : 16 €)
Chômeurs, étudiants, carte jeune : adhésion
+ abonnement : 8 €
Associations: 32 € et plus...
Collectivités locales : 80 € et plus...
Abonnement non-adhérent : 5 € (11 n°)
|