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N° : 89
- Novembre 2002 - 9ème année.
Bulletin d'information du CIELE
Directeur de publication :
André ROUX.
Rédacteur en chef : Jean GETIN
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AGENDA
Cohérence
Le 17 novembre, Cohérence, réseau d'associations
bretonnes qui agissent pour " promouvoir les modes de production,
de transformation, de distribution et de consommation relevant
des principes du développement durable " organise
son 1er congrès.
Le thème : quel fonctionnement pour quelles perspectives
?.
Lieu : Guichen en Ille et Vilaine.
Tél. : 02 97 84 98 18
Éolien et agriculture
C'est le thème d'une réunion le vendredi 22 novembre
à 20h30 à la salle des Fêtes de Nouvoitou.
Deux interventions au programme de cette rencontre :
- le rôle de l'Ademe (Stéphan Chevassu de la délégation
régionale)
- les investissements coopératifs (Avel pen ar bed).
Soirée organisée par Aile, le Béruchot
et le Ciele.
Pour en savoir plus : Catherine au Ciele.
Éclairez-vous à petit
prix !
Le réseau info énergie de Bretagne mène
une opération de vente de lampes basse consommation (marque
Philips) à prix réduits (- 20 %) du 18 au 30 novembre
2002. Sont concernées les communes du Pays de Brest,
du Pays de Morlaix, du Pays du Centre ouest Bretagne et de l'agglomération
de Rennes Métropole. La liste des magasins qui participent
à l'opération est disponible au 0 820 820 466
ou dans les Espaces info énergie (Clé à
Rennes, Energence à Brest, Alecob à Carhaix et
Héol à Morlaix).
Dans l'agglomération de Rennes, tous les hypermarchés
et les Super U participent à l'opération.
Eaux bretonnes
Eau et rivières organise un colloque régional
le 7 décembre 2002 à Guingamp sur le thème
:
Azote, phosphore : supprimer les excédents, quelles solutions
pour la Bretagne ?
Au programme de la journée :
la qualité des eaux bretonnes : problèmes actuels
et émergents,
le Plan d'Action régional pour la reconquête de
l'eau,
les techniques de traitement des déjections animales,
leurs limites,
l'analyse économique des solutions de résorption
des excédents,
les perspectives d'évolution de la réglementation
européenne relative aux déjections animales,
la réduction des effectifs animaux, solution de résorption,
l'évolution des politiques agricoles.
Inscriptions auprès d'Eau et Rivières à
Guingamp avant le 20 novembre 2002.
Coût : adhérents Eau & Rivières : 15
€, non adhérents : 20 €
PME-PMI et environnement
La ville d'Angers organise une journée technique sur
les PME-PMI et l'environnement le mardi 10 décembre.
Au programme : la réglementation, l'éco-conception,
la gestion collective des déchets industriels, les plans
de déplacement dans les entreprises, le management environnemental.
Renseignements et inscriptions : Maison de l'environnement d'Angers
Tél. : 02 41 22 32 30
ECHOS
LOGIE -
Dis-moi comment tu te déplaces et je te dirai comment
tu pollues!
Les villes ont tendance à s'étendre augmentant
ainsi les déplacements qui se font le plus souvent en
voiture. Tous ces trajets sont inférieurs à quelques
kilomètres et sont donc très polluants car les
moteurs ne fonctionnent pas à leurs conditions optimales.
Que faire? Densifier les villes? Développer des systèmes
de transport alternatifs à la voiture?
Quelle ville et quels transports pour
demain ?
L'aménagement du territoire a une influence sur les émissions
des gaz à effet de serre générés
notamment par les transports. Les dernières assises nationales
de l'énergie, à Dunkerque, se sont penchées
sur le problème.
Chacun reconnaît que le tout automobile n'est pas la
solution viable mais, dans le même temps, on continue
à investir plus fortement pour la voiture que pour des
solutions alternatives. C'est la contradiction que relève
J.P. Orfeuil, professeur à Paris XII. Les 5,3 millions
d'euros investis en infrastructure sur le réseau routier
local permettent aux familles d'habiter toujours plus loin de
leur lieu de travail et donc de consommer plus d'énergie
pour leurs déplacements.
Il signale qu'en raison de la diésélisation le
prix des carburants a baissé de 25% en 20 ans. Pour lui,
les transports collectifs ne sont pas l'alternative absolue
à l'automobile. Les espaces disponibles à 30 minutes
des villes peuvent permettre la poursuite de l'étalement.
A l'idée de ville compacte, il préfère
opposer l'idée de ville cohérente : une ville
où la résidence est à 15 minutes en voiture
de l'emploi, avec des services de transport adaptés.
Freiburg en Allemagne a mis en place une politique volontariste
pour réduire la place de l'automobile et limiter les
rejets de gaz à effet de serre. J. Hartwig signale que
le tramway va dans tous les quartiers et permet de se déplacer
plus vite qu'en bus ou en voiture. Avant même que les
maisons soient construites dans une nouvelle zone, la ligne
de tramway est aménagée. Pratiquement aucune habitation
n'est située à plus de 500 m d'un arrêt
de transport en commun. Le nombre des passages est augmenté
en hiver pour limiter l'attente.
La bicyclette n'est pas oubliée avec 440 km de pistes
cyclables et plus de 9000 places de parkings pour vélos.
Pour limiter la circulation automobile le prix du stationnement
est élevé, la vitesse est limitée à
30 km/h dans la majeure partie de la ville et même à
7 km/h dans certaines rues.
L'auto partage s'est également développé
et 1400 personnes se partagent 60 voitures.
D. Pillant du département environnement du CERTU a regretté
que l'environnement ne soit pas le moteur des plans de déplacement
urbain (PDU). Il conseille d'organiser une lecture spécifique
énergie des PDU et de définir des indicateurs
permettant une évaluation énergétique.
Les élus de Romans, ville de moins de 100 000 habitants,
ont défini des objectifs : réduire les consommations
d'énergie et favoriser la démocratie participative.
Ils ont mis en place un PDU et une Agence Locale de la Mobilité
avec un objectif de limiter l'augmentation des rejets de CO2
à 6,5% sur 10 ans et de réduire la part de l'automobile,
de reporter les voitures particulières sur les transports
en commun et de maîtriser le développement urbain.
M. Wiel, directeur de l'Agence d'Urbanisme de Brest constate
que plus la vitesse des déplacements augmente, plus les
trajets s'allongent car la durée de la mobilité
reste constante. Pour transformer la ville et limiter son étalement,
il faut commencer par limiter la vitesse de déplacement
en commençant par l'automobile.
P. Dupuis du ministère des Finances, regrette que l'on
ait subventionné la mobilité. Il faut révéler
son coût et reconstruire la ville autour des transports
collectifs.
J.C Degand de la SNCF présente l'exemple de tram-train
de Karlsruhe en Allemagne qui, conjugué avec l'augmentation
du coût du stationnement, a permis d'atteindre un ratio
nombre de voyageurs en transports collectifs par an et par habitant
de 300 alors que les villes françaises de province sont
en moyenne à 87.
La voiture individuelle représente 94% de l'espace occupé
de la voirie et 50% des trajets effectués font moins
de 3 km. G. Laferrere du CERTU remarque que pour offrir une
alternative diversifiée et attrayante aux déplacements
automobiles, il faut développer ensemble vélo
marche à pied et transports collectifs. Elle propose
de libérer les cheminements piétonniers de leurs
obstacles, de mettre en place des zones 30, de trouver une place
pour le roller ou la trottinette
B. Renou de la Fédération des Usagers de la bicyclette
veut promouvoir l'usage du vélo comme moyen de transport
sur les courtes distances. Il regrette que Strasbourg soit la
seule ville française à avoir une politique cyclable.
M. Ferrari présente l'exemple de la commune italienne
de Ferrara où 30,9% des déplacements se font à
vélo. Un boulevard périphérique cyclable
a été aménagé, les touristes peuvent
emprunter des vélos, un projet prévoit un système
de vélos publics combinés avec les transports
publics.
(Actes des Assises Nationales de l'Énergie
- Dunkerque)
Dis-moi où tu habites et je
te ferais un bon prêt !
C'est un peu ce que disent les banques à Chicago. En
effet, celles qui adhèrent au programme d'"hypothèque
préférentielle basée sur l'efficacité
géographique" intègrent dans le calcul du
prêt hypothécaire les économies en frais
de transport estimées si l'emplacement de la nouvelle
résidence permet de réduire les déplacements
en automobile.
Des chercheurs du Natural Resources Defense Council ont montré
dans une étude portant sur plus de 3000 quartiers de
grandes villes américaines, qu'un meilleur aménagement
urbain permet de réduire l'utilisation de l'automobile.
Un lotissement urbain bien conçu, c'est-à-dire
densément peuplé, accessible aux transports en
commun et bien aménagé pour les cyclistes et les
piétons permet de moins utiliser sa voiture, voire de
s'en passer, et en plus on respire un air moins pollué
et on a plus d'espaces verts.
(www.centrehelios.org
- 25 juin 2002)
Voiture à hydrogène
NECAR-5 (" New El"tric Car, Fifth Generation "),
un véhicule alimenté à l'hydrogène
produit par la Daimier Chrysler, a franchi mercredi dernier
la ligne d'arrivée de son périple à travers
les États-Unis. Parti de San Francisco 16 jours plus
tôt, le véhicule a roulé sur plus de 5 000
km à une vitesse moyenne de 60 km/h, pour conclure son
voyage à Washington, devant le Capitole.
La pile produit de l'électricité à partir
d'hydrogène, extrait du méthanol pour propulser
le prototype. Le méthanol a été livré
à l'avance sur le trajet, pour permettre le ravitaillement
tous les 500 km. Le NEGAR-5 au méthanol ne dégage
dans l'atmosphère qu'une fraction des émissions
d'un véhicule à essence.
Les véhicules à hydrogène ne seront vraisemblablement
sur le marché avant encore dix ans, pour plusieurs raisons
que l'expérience du NECAR-5 permet d'apprécier.
Malgré un coût de 1 million de $US, le véhicule
est tombé en rade dès le premier jour suite à
l'infiltration d'eau dans un composant électrique. L'équipe
de soutien, qui suivait le NEGAR-5 dans deux véhicules
sports utilitaires et une fourgonnette, a par ailleurs dû
remplacer deux courroies, quatre filtres de carburant et le
réservoir d'eau de refroidissement.
(Source :
www.centrehelios.org 11 juin 2002)
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