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N° : 77
- Octobre 2001 - 8ème année.
Bulletin d'information du CIELE
Directeur de publication :
André ROUX.
Rédacteur en chef : Jean GETIN
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AGENDA
Nouveauté !
Le guide pratique sur les énergies renouvelables en Bretagne
vient de paraître. Réalisé par le Ciele, il présente les principes
de fonctionnement des énergies renouvelables, les techniques
mises en œuvre, les applications dans l'habitat individuel et
il fournit des adresses de professionnels compétents.
Contact : Ciele - 02 99 54 42 98
Énergie et mondialisation
4èmes rencontres parlementaires sur l'énergie sur le thème "énergie
et mondialisation : nouvelles offres et nouvelles orientations"
organisées par Michel Destot, député de l'Isère, le jeudi 11
octobre, à l'assemblée nationale.
Deux tables rondes : internationalisation des marchés, vers
une nouvelle organisation et énergies du futur, vers de nouvelles
offres.
Énergies renouvelables
Les élèves ingénieurs de l'École nationale supérieure de Chimie
de Rennes organisent leurs 13èmes Rencontres chimiques de l'Ouest
les 10 et 11 octobre 2001, sur le thème "Energies renouvelables
: quels enjeux pour les entreprises et les collectivités locales?".
Pour en savoir plus : www.ensc-rennes.fr
ou RCO@ensc-rennes.fr
Salon Ille et Bio de Guichen
(13 et 14 octobre)
Dans le cadre de la campagne nationale du Ministère de l'environnement,
"Merci dit la planète", le Salon vient d'être labellisé pour
deux projets : la vente d'ampoules à faible consommation à petit
prix et le jardin de Guichen qui offre une démonstration de
culture biologique avec 10 paillages différents permettant d'économiser
l'eau.
Nucléaire
Journée nationale "Sortons de l'âge du nucléaire" le samedi
20 octobre. Un rassemblement est organisé à Nantes, à 14 heures,
place de Bretagne. Un déplacement en car à partir de Rennes
est prévu. Départ à 12H, parking de la piscine de Bréquigny.
L'heure de retour en fin de manifestation reste à préciser.
Les inscriptions se font auprès du centre de documentation du
Ciele, à la maison de la consommation et de l'environne-ment
48 bd Magenta.
Tarifs : 70 F et 40 F (jeunes, chômeurs) ainsi qu'un tarif de
soutien de 100 F.
Les chèques de réservation sont à libeller au nom du COEDRA.
Journée environnement et patrimoine
Elle se déroulera à Iffendic le 21 octobre, chez Jean
Yves Morel .
Thème : protection de la biodiversité et restauration des bâtiments,
avec différents spécialistes de ces questions. Journée organisée
au profit de l'ADHO CHR Pontchaillou de Rennes.
Contact : J.Y Morel - 02 99 54 93 52
Eau
Eau et Rivières de Bretagne organise un festival "Regards croisés
sur l'eau" au Centre régional d'initiation à la rivière de Belle
Ille en Terre du 11 au 14 octobre 2001.
Au programme : un forum, des projections de films, des conférences,
des sorties naturalistes, des spectacles de rue, des expositions
et des visites de l'aquarium d'eau douce.
Renseignements : ERB - 02 96 43 08 39
CDH
Jean François Piquot et le comité de défense de l'environnement
des 4 cantons nous font savoir que la procédure entamée par
la Chambre d'Agriculture d'Ille et Vilaine devant le Tribunal
de Grande instance de Rennes à l'encontre de l'ouvrage "24 mois
de fonctionnement du CDH" sera examinée à l'audience du lundi
5 novembre 2001 à la Cité judiciaire. La présence de tous est
vivement souhaitée. Un pot de l'amitié citoyenne et associative
conclura la séance.
Campagne de l'Ademe, "préservez votre
argent, préservez votre planète"
Du 3 au 13 octobre, en partenariat avec les centres Edouard
Leclerc, une offre promotionnelle sur les ampoules basse consommation
et les appareils électro-ménagers économes est proposée dans
496 magasins français.
Foire internationale
Une foire internationale et un congrès sur le thème
"Bois énergie" aura lieu à Augsburg
(Allemagne) du 25 au 28 octobre 2001.
Pour plus d'informations : redaktion@energie-server.de
ECHOS
LOGIE -
Pourriture noble
En cette époque de vendanges, la pourriture noble évoque
cette altération des raisins qui donne des vins de grande qualité..
Ce n'est pas cette pourriture là qui va être le thème de cet
EssenCiele, mais celle qui fait fermenter vos poubelles remplies
de déchets de cuisine ou les déchets verts au fond de votre
jardin. Cette pourriture aussi peut-être noble en produisant
des matières valorisables de qualité : compost, méthane…
Tri à la source des bio-déchets
Les collectes sélectives se développent : la collecte du verre
est proposée à 9 Français sur 10, celle des encombrants à 7
sur 10, les papiers à 6 et les plastiques à 4 Français sur 10.
La collecte sélective au porte à porte est proposée à 40% de
la population. La quantité collectée en mélange est en moyenne
de 392 kg/an/habitant (496 en zone tou-ristique). La mise en
décharge reste le mode de traitement principal des déchets collectés
en mélange (48% des tonnages). L'incinération avec récupération
d'énergie concerne 1/3 des quantités traitées tandis que 10%
sont encore incinérés sans récupération d'énergie.
Cependant, les objectifs de valorisation prévus par la circulaire
Voynet de 1998 sont loin d'être atteints, notamment pour les
déchets organiques. Ce secteur devrait se développer à cause
des incitations politiques aussi bien nationales qu'européennes,
du fait aussi que la méthanisation, tout en fournissant un amendement
organique de qualité, est neutre en terme d'effet de serre,
et aussi parce que les sols agricoles ont besoin de matière
organique.
Avant de mettre en place une collecte des fermentescibles, une
étude préalable du gisement est nécessaire : il faut connaître
la quantité de déchets de cuisine et de jardin contenue dans
les ordures ménagères et sa fluctuation saisonnière et par type
d'habitat. Il faut également identifier les autres formes d'élimination
utilisées (déchetterie, compostage individuel, alimentation
animale, incinération…).
Si cette collecte sélective est d'emblée bien accueillie par
les usagers, sa réussite dépend surtout de la qualité de la
communication qui l'accompagne.
En Lorraine, la communauté de communes du Bassin de Pompey a
mis en place, depuis juillet 1999, une collecte sélective au
porte à porte des bio-déchets, en parallèle de la collecte traditionnelle
des ordures ménagères. Cette collecte concerne maintenant 38
000 habitants et a été mise en place grâce à l'aide de l'Ademe.
Chaque foyer est doté d'un bac roulant avec une grille en partie
basse (collecte des jus) et une aération en partie haute. Le
dispositif est complété par un bio-seau qui sert à la précollecte
des déchets de cuisine. Il est prévu également de fournir des
sacs biodégradables afin de prévenir les émissions olfactives
et les salissures liées à cette pré-collecte. Des ambassadeurs
du tri ont visité chaque foyer avant la distribution des contenants
afin de préciser la nature et le type de déchets concernés.
Une seconde visite a ensuite permis d'affiner ou de corriger
les gestes de tri des usagers. Le compostage est ensuite réalisé
sur une plate-forme d'une capacité de 6000 tonnes fournissant
2000 t de compost par an. Le premier compost obtenu a été distribué
gratuitement à des particuliers. Les services techniques des
communes se sont également engagés à reprendre un tonnage de
compost correspondant au tiers de leurs apports en déchets verts.
Sur les six premiers mois d'activité, seulement 0,5% des bacs
ont été refusés pour cause de mauvais tri. 70% des déchets collectés
sont des déchets de jardin. Une campagne de communication centrée
sur les déchets de cuisine a été engagée pour modifier les gestes
de tri des ménages.
(Environnement et Technique - mars 2001 -
n° 204)
Circulaire ministérielle
Le Ministère de l'aménagement du territoire et de l'environnement
et celui de l'agriculture et de la pêche, ont publié, le 28
juin 2001, une circulaire relative à la gestion des déchets
organiques. Elle rappelle les principes qui doivent fonder une
valorisation biologique des déchets organiques.
Les amendements et fertilisants organiques conçus à partir des
composts des collectivités doivent être irréprochables, tant
sur le plan de leur innocuité que de leur efficacité. Un tri
à la source des déchets organiques et notamment ceux des ménages
permet d'atteindre cette exigence.
Cette valorisation biologique doit être intégrée dans un système
durable de gestion des déchets adapté à chaque territoire. Pour
être durable, cette valorisation doit être organisée sur les
plans technique, économique, social et environnemental. Il ne
faut pas mobiliser des productions de déchets inappropriées
; par exemple, les déchets orga-niques des zones rurales et
péri-urbaines font souvent l'objet d'un compostage domestique.
Il ne faut pas, dans ce cas, développer des systèmes de collecte
et de traitement, mais plutôt développer le compostage individuel
ou les solutions de compostage de proximité.
Des expériences étrangères montrent qu'on peut ainsi réduire
de 10% les quantités globales d'ordures ménagères collectées.
Par contre, en zone urbaine, il existe des sources de production
de matières organiques de qualité relativement simples à mobiliser
(commerces, entreprises alimentaires, restauration…)
La valorisation biologique doit être accompagnée dès le début
par des actions de sensibilisation, d'information et de concertation
au niveau local. La rédaction de cahiers des charges de qualité
du compost, qui sera rendu indispensable par la révision des
normes sur ces produits doit être entreprise. La valorisation
biologique doit être le plus autonome possible et privilégier
la proximité. Elle doit répondre à une demande réelle des marchés
pour le compost qu'elle produit. La circulaire incite à multiplier
les opérations exemplaires pour pouvoir tester l'intégration
optimale de la valorisation biologique dans un système local
de gestion des déchets.
Les installations actuelles de tri-compostage sur ordures brutes
ou sur fractions résiduelles feront l'objet d'un plan de reconversion
ou de réhabilitation. Les projets de méthanisation sont également
soutenus, notamment pour les refus, boues ou composts de qualité
non garantie. Le plan gouvernemental de relance de la maîtrise
de l'énergie va les promouvoir à travers la valorisation énergétique
du biogaz. Il faut également définir des programmes de démonstration
pour l'utilisation régionale des composts. L'utilisation de
ces produits doit être optimisée dans les pratiques de fertilisation,
d'amélioration des sols dégradés et d'aménagements paysagers.
Le plan de promotion de la valorisation biologique est engagé
pour une période de 6 ans avec un bilan intermédiaire à mi-parcours.
Il devrait permettre le traitement de 15 à 25% des déchets ménagers,
suivant les zones. L'Ademe est chargé du soutien techni-que
et financier des projets concernant la valorisation biologique.
(Le texte complet de la circulaire
du 28 juin 2001 et des annexes peut être consulté sur le site
www.environnement.gouv.fr
)
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