Centre d'Information sur l'Energie et l'Environnement
energie environnement en Bretagne : ciele, centre d'information de rennes.

N° : 75 - Eté 2001 - 8ème année.
Bulletin d'information du CIELE
Directeur de publication :
André ROUX.

Rédacteur en chef : Jean GETIN



AGENDA

Salon Ille et Bio
L
e Salon Ille et bio fête ses 10 ans avec le thème "habitat sain et énergies renouvelables" les 13 et 14 octobre prochain à Guichen. Le Ciele sera présent avec son exposition et le nouveau guide sur les énergies renouvelables. Dès à présent, réservez ce WE et pensez à vous inscrire pour assurer une permanence pendant le salon.

Rassemblement national "Stop au nucléaire" : Contre l'enfouissement des déchets radioactifs. Un car partira du Finistère et un autre de Mayenne pour se rendre à Bure pour le week-end du 21-22 juillet.
Contacter Pierre Berhault (Coedra) : 02 99 94 11 77
Du 23 au 29 juillet, un camp aura lieu à Bure avec des rencontres, des débats, des temps festifs et un concert.

Avel Pen Ar Bed
L'association a changé d'adresse : 1, rue de la Fontaine St Pierre - 29470 Plougastel Daoulas.
Le téléphone et le fax n'ont pas changé.

Pas de chasse chez moi !
Vous êtes propriétaire d'un terrain dans une commune soumise aux ACCA (Asso-ciation Communale de Chasse Agréée) ; vous avez jusqu'au 26 juillet 2001 pour faire opposition à la chasse, sur votre terrain, au nom de convictions personnelles. Passée cette date, il faudra attendre 5 ans pour pouvoir à nouveau en faire la demande. La LPO distribue gratuitement une brochure "Protéger la nature et interdire la chasse chez soi - Mode d'emploi" qui vous explique comment faire.
LPO - Corderie Royale - BP263 - 17305 Rochefort Cedex
Tél. :05 46 82 12 34
Fax : 05 46 83 95 86
Site Internet : http://www.lpo-birdlife.asso.fr



René DUMONT
L'écologiste au pull-over rouge nous a quittés. Ses prises de position et ses livres sur le Tiers-Monde l'avaient fait surnommer "l'agronome de la faim". Il a décrit et condamné la croissance infernale de la pauvreté, le bouleversement des fonctions de la terre et l'absurdité des systèmes humains qui aggravent le phénomène. Il fut le premier candidat de l'écologie politique en 1974 et a toujours lutté contre "la bagnole qui tue le Tiers-Monde avec ses gaz d'échappement qui fabriquent l'effet de serre."



VU DU CIELE

Vie du Ciele
L'Assemblée générale du Ciele a élu le conseil d'administration suivant : Didier Lamy, président (Pleslin Trigavou), André Roux, vice-président (Rennes), Jacques Miriel, trésorier (Noyal Chatillon), Josiane Sauvage, trésorière adjointe (Breteil), Gwenn Broudic, secrétaire (Rennes), Gwénaelle Launay, secrétaire adjointe (Rennes), Dominique Bernard (Chantepie), Jean Louis Merrien (Chantepie), Gérard Etienne (St Malo), Joseph Beaulieu (La Bazouge du Désert), Gilles Régnier (St Erblon), Benoit Nicolas (Laval), Viviane Girault (Chartes de Bretagne) et Sylvie Dubost (Breteil).

Compostage
Biomasse Normandie a mis sur Internet sa banque de données "Les matériels de compostage des déchets verts ; inventaire d'équipements - Prestation de services". C'est un référentiel technique facilement accessible aux collectivités, bureaux d'études et entreprises ayant à faire des choix dans ce domaine.
Site Internet : http://www.biomasse-normandie.org

 

ECHOS LOGIE - Du soleil et du vent !

Du soleil, c'est ce qu'on espère pendant les vacances. Mais il ne faudrait pas que la recherche du soleil et du farniente se traduise par des dégradations de l'environnement et des conditions de vie rendues plus difficiles pour d'autres. Le vent, c'est ce qu'on souhaite à toutes les éoliennes existantes et à venir.

Les dégâts du tourisme

C'est sous ce titre que le magazine "Alternatives Économiques" présente un dossier dans son n° de juillet-août. Le tourisme est une des premières activités économiques mondiales et, même si les échanges se font encore majoritairement dans le sens Nord-Nord, le Sud voit une croissance importante de cette activité. La baisse du prix des transports aériens et le faible coût de la main-d'œuvre locale contribuent à ce déve-loppement. Les retombées financières sont maigres pour les pays concernés : une grande partie du flux est capté par les prestataires intermédiaires et les grandes chaînes hôtelières internationales. Par contre les modes de consommation des touristes détournent les ressources disponibles au détriment des habitants. La consommation annuelle d'électricité d'un seul hôtel du Caire équivaut à celle de 3600 foyers égyptiens. Les métiers et savoir-faire locaux sont abandonnés pour les métiers du tourisme. A Pétra en Jordanie, des bédouins ont abandonné l'élevage pour vendre des souvenirs. A Djerba, en Tunisie, les constructions d'hôtel ont fait reculer terres agricoles et jardins, si bien que l'île produit maintenant moins de 10% de ses besoins alimentaires. A cela s'ajoutent souvent le travail des enfants et la prostitution.

Le magazine s'intéresse à l'impact écologique du tourisme. Même pour un pays développé comme l'Espagne, la consommation d'eau d'un touriste étranger s'élève à 880 litres par jour contre 250 litres en moyenne pour un Espagnol. On peut imaginer l'écart existant au Sénégal ou au Cap-Vert…Un parcours de golf dans un pays tropical engloutit 1,5 tonne de pesticides et d'engrais par an et utilise autant d'eau que 60 000 habitants d'une zone rurale. L'érosion du littoral est devenue critique dans certains pays : les ¾ des dunes de la côte méditerranéenne ont disparu à cause de l'urbanisation touristique. Un seul bateau de croisière rejette 7000 tonnes de déchets solides par an. La pression démographique amenée par le tourisme peut être destructrice. Des milliers de personnes qui emportent une plante, un bout de corail ou qui piétinent ou dégradent des sites archéologiques détruisent l'environnement et les sites. Aux Iles Galápagos où les visites et l'accès aux sites sont limités, les espoirs suscités par le tourisme ont fait affluer des immigrants du continent. L'écosystème a été bouleversé par l'importation d'animaux étrangers au milieu naturel, l'implantation d'élevage et une exploitation ha-lieutique accrue. Au Népal, en dépit de la réglementation, les déchets jonchent les pistes de trekking. Chaque trekker consomme en moyenne 6 kg de bois de chauffage par jour, chaque lodge d'étape abat un hectare de forêt par an alors que le Népal manque de bois et que l'érosion provoque glissement de terrains et inondations.

Certains pays réagissent : le Costa Rica a décidé d'augmenter le prix de visite des zones tropicales protégées et de réguler la taille des groupes. D'autres pays ferment leurs parcs naturels plusieurs semaines chaque année. Des expériences commencent à voir le jour visant à financer la préservation de zones protégées et à aider les populations locales. Mais il n'y a pas encore de définition claire de l'écotourisme. Certaines activités étiquetées écotourisme ont au contraire accéléré la dégradation de la diversité biologique et culturelle.. Certaines ONG rappellent que l'écotourisme doit permettre un partage des bénéfices avec les peuples indigènes visités et qu'il doit être fondé sur un consentement préalable informé.

Quelques sites à consulter :
http://www.ecotourism.org
http://www.c-e-r-t.org
http://www.keepnepal.org
http://www2.pirt.org/pirt
http://www.teleport.com/~earthwyz


Une nouvelle chance pour le vent

Avec 17 000 MW installés dans le monde, dont 12 000 en Europe, l'éolien est une source d'énergie électrique non négligeable. Les États-Unis ont été les premiers à s'y intéresser. Les exemptions fiscales et la vente de l'électricité à des prix bonifiés ont permis la construction de "fermes éoliennes". Mais la baisse du prix du pétrole au début des années 90 a ralenti le processus et aux États-Unis, l'éolien ne représente que 16% du parc mondial.
Les investissements reprennent cependant depuis 3 ans. En Europe, c'est le Danemark qui a développé le plus ce type d'énergie ; il représente 12% du parc mondial avec 2 300 MW de puissance installée alors que son PIB (produit intérieur brut) n'est que 0,6% de celui de la planète. Un prix d'achat attrayant de l'électricité a favorisé l'investissement, notamment de coopératives du monde rural désireuses de maximiser les revenus des terres agricoles.

Les Allemands, avec 5 400 MW et 34% du parc mondial, sont en tête pour cette forme d'énergie. Ils avaient opté pour des prix d'achat garantis de l'ordre de 0,55 F/kWh. Il en coûtait ainsi 35 F/an et par ménage pour que l'énergie éolienne passe de 1% à 5% de la production totale d'électricité en 2007. La libéralisation du marché de l'électricité a nécessité l'instauration d'une péréquation entre tous les distributeurs pour financer les subventions aux énergies renouvelables ; ces pratiques fort peu libérales ont cependant reçu l'aval des instances européennes. Les juges européens ont reconnu la préséance des objectifs de lutte contre l'effet de serre sur les règles du marché intérieur.

Les Espagnols, partis plus tard, produisent déjà 2 200 MW, soit 14% du parc mondial. La France, avec 69 MW installés n'a pas obtenu des résultats probants. Pourtant, si les sites les plus ventés étaient équipés, on pourrait produire 60 millions de MWh/an sans compter les installations offshore dont le potentiel est estimé à 90 millions de MWh (à comparer avec les 388 millions de MWh produits par le parc nucléaire). Cet échec est du au fait que la France (comme l'Irlande et le Royaume-Uni) a utilisé une procédure d'appel d'offres qui permet d'attribuer les espaces les plus ventés au producteur qui promet de vendre l'électricité la moins cher, au lieu de garantir un prix d'achat au pro-ducteur. EDF a ainsi obtenu des prix autour de 0,35 F/kWh, bien inférieurs à ceux pratiqués en Europe du Nord. Mais sur les 55 projets retenus totalisant une puissance installée de 360 MW, seuls 13 ont été réalisés (56 MW). Pour emporter les marchés, les industriels ont tiré les prix de l'électricité vers le bas et ils n'arrivent pas à trouver les financements pour boucler leur budget. C'est pourquoi le secrétaire d'État à l'Industrie a décidé, le mois dernier, de fixer un prix de rachat de 0,55F/kWh, révisable dans 5 ans. Le prix de revient du kWh éolien est passé de 2 F en 1980 à 0,44 F actuellement et devrait se situer à 0,21 F en 2030. Le surcoût payé aux producteurs apparaîtra dans les factures EDF sous la forme d'un fonds de compensation.
(Alternatives Économiques - n° 194 - juillet-août 2001)
Site sur les énergies renouvelables : http://www.observ-er.org

 

Devoir de vacances ! (décision de la dernière AG)
Chaque adhérent du Ciele est invité à parrainer un(e) nouvel(le) adhérant(e).




Adhérez ou réadhérez au CIELE !

130 F : adhésion + abonnement Essenciele (100 F : adhésion simple)

Chômeurs, étudiants, carte jeune : adhésion + abonnement 50 F

Associations: 200 F et plus si affinités

Collectivités locales : 500 F mini

Abonnement non-adhérent : 50 F. (11 n°)



energie environnement en Bretagne : ciele, centre d'information de rennes.
le Ciele I centre de documentation I essenciele I énergies renouvelables
visite guidée I carnet d'adresses I forum I nous contacter