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N° : 62
- Mai 2000 - 7ème année.
Bulletin d'information du CIELE
Directeur de publication :
André ROUX.
Rédacteur en chef : Jean GETIN
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AGENDA
Manifestation en vallée d'Aspe,
le 7 mai pour empêcher la poursuite des travaux routiers inutiles,
ruineux et destructeur.
Tel. : 05 59 36 17 07
Email : somport@aol.com
Site : http://www.somport.org
Conférences sur " le biogaz des fosses
à lisier ", le 12 mai 2000 à Tarbes
Enjeux énergétiques, environnementaux, économiques, juridiques
et sociaux.
Expériences étrangères de production de biogaz et de valorisation
énergétique.
Email : eden@eden-enr.org
AG du Ciele le 13 mai 2000 à Belle-Isle-en-Terre
(près de Guingamp).
Au programme : AG ordinaire, puis visite d'une chaufferie bois
et du Centre d'initiation à la rivière.
Paillage des haies bocagères
Une journée interrégionale d'informations et d'échanges aura
lieu le jeudi 25 mai à la Chambre des Métiers d'Ille et Vilaine
à Rennes.
Tel. : 02 99 65 32 00
Colloque " développement de la filière
agriculture biologique ", le vendredi 26 mai de 9h00
à 17h30 au CFPPA de Rennes-Le Rheu.
Tel. : 02 99 60 87 77
Jardinage, lien social et développement
durable
Journée régionale d'échanges à Quimper le 26 mai, organisée
par le groupe éducation à l'environnement urbain en Bretagne.
Renseignements au Ciele auprès de Jean.
Colloque sur l'énergie et le développement
durable : la place des énergies renouvelables le
lundi 29 mai de 9 à 18 heures Palais de l'Unesco 7 place Fontenoy
75007 PARIS Contact : syndicat des énergies renouvelables
Tel. : 01 41 49 55 01
ÉCHOS
LOGIE :
Les 23 et 24 mars 2000 ont eu lieu à Lorient les journées
techniques nationales sur les économies d'eau.
Le Ciele y était représenté par Yannick
HAUTBOIS.
Les différents aspects des économies d'eau ont été abordés dans
le cadre d'ateliers. Nous vous présentons ici les actions réalisées
dans la ville de Lorient, dans les Communautés de communes de
Belle Isle en Terre et Beg ar c'hra, ainsi qu'un point technique
sur la récupération des eaux de pluie.
Un dossier complet est consultable au centre de documentation.
Actions de la ville de Lorient.
Les consommations d'eau des bâtiments municipaux de la ville
de Lorient sont passées de 332 000 m3/an en 1979 à 106 000 m3/an
en 1999. Dans le même temps leur surface totale augmentait de
50 %. L'objectif de la ville est d'atteindre les 80 000 m3/an.
Pour réduire ces consommations, le personnel technique de la
ville a chassé les fuites (le rendement de la distribution d'eau
est aujourd'hui de 90 %), et a réalisé des actions spécifiques
dans les établissements scolaires, les salles de sport et les
piscines.
Le public a été sensibilisé grâce à :
- des animations dans les écoles (effectuées par E. R. B.),
- l'organisation d'un spectacle pour les enfants " Oh lala l'eau
! ",
- la diffusion d'un dépliant sur les économies d'eau (45 000
exemplaires),
- la vente de bacs de récupération d'eau de pluie (1000 achetés
par la ville, aujourd'hui 900 vendus),
- des réunions de professionnels : architectes, plombiers, bureau
d'études, installateurs, grossistes…
- la mise en place d'une convention avec les offices HLM, pour
la pose de chasses d'eau économes,
- l'utilisation de l'inf'EAU bus. Ce véhicule permet d'aller
à la rencontre du public au cœur des quartiers (3500 personnes/an).
Il apporte des informations simples et concrètes.
Les services techniques de Lorient ont réalisé une carte des
pressions d'eau de la ville. Celle-ci facilite la préconisation
de réducteurs de pression.
Remarques :
+ Il est plus facile de sensibiliser les personnes en allant
sur le terrain, dans les quartiers, qu'en organisant des expositions
dans les bâtiments publics (bi-bliothèques…). L'inf'EAU bus
est en cela un outil pratique et apprécié (même remarque à Quimper).
+ Pour que l'information d'une exposition soit pertinente, il
faut qu'elle s'accompagne de la distribution de plaquettes.
+ La communication sur les économies d'eau doit s'inscrire dans
la durée. Il est nécessaire de réaliser des " piqûres de rappel
".
Sensibiliser en milieu rural sur la
nécessité des économies d'eau.
Catherine MORET, animatrice de l'association de la Vallée du
Léguer est intervenue dans les Communautés de communes de Belle
Isle en Terre et de Beg ar c'hra.
Cette action résulte de la volonté des élus d'aménager, de protéger
et de mettre en valeur la rivière " le Léguer ".
Les Communautés de communes de Belle Isle en Terre et de Beg
ar c'hra comprennent 13 981 habitants répartis sur quinze villages
de 81 à 2140 habitants. L'espace géographique concerné est de
40 000 hectares.
Chaque entité, soucieuse de _selftenir une certaine qualité de
vie, entretien et développe ses infrastructures (écoles, foyers
de logements, salles des fêtes…). La consommation totale des
usages collectifs (hors bâtiments de gestion privée) dépasse
les 20 000 m3/an, soit un coût annuel de prêt de 300 000 F.
Les élus souhaitent montrer à leurs concitoyens qu'il est possible
de diminuer la consommation d'eau en agissant sur différents
niveaux :
- son comportement,
- l'évolution du matériel,
- la chasse aux fuites.
Ils veulent aussi démontrer qu'il s'agit d'un enjeu important
pour l'avenir, pour lequel il est nécessaire d'engager des moyens
hu_selfs et financiers.
Les actions engagées sont :
- un diagnostic général de la consommation des bâtiments publics,
- le choix d'un bâtiment test par commune,
- la sensibilisation / formation des employés communaux,
- une réflexion / sélection du matériel de plomberie adapté,
- un programme pédagogique,
- la création à partir du pro-gramme pédagogique d'une campagne
de sensibilisation grand public,
- un travail sur les pressions avec les syndicats des eaux.
Les clés de la réussite du projet sont :
- la création d'une commission de suivi du dossier avec un relais
élu responsable au niveau de sa commune,
- l'implication forte des employés communaux,
- le lien entre les actions scolai-res, communales et grand
public,
- la mise en place d'un suivi - _selftenance des équipements,
- le travail à l'échelle communale : contacts directs élus /
employés / habitants,
- un projet sans démesure financière.
Ce projet a été réalisé, animation et travaux compris pour un
montant global de 410 000 F.
Le bilan de l'opération est en cours.
Récupération des eaux de pluie.
Un atelier était consacré à la récupération des eaux de pluie.
Sandrine JAMON, et Jean Michel FOUQUET, chargés de mission au
Conseil Régional Nord Pas de Calais, ainsi que Sandrine SEGAUD,
ingénieure d'ENERPOL Ingénierie sont intervenus pour présenter
des réalisations exemplaires (le plus souvent dans le cadre
de bâtiments à Hautes Qualités En-vironnementales).
Pierre Jean CABILLIC, Ingénieur en chef du Génie Sanitaire à
la DDASS du Morbihan et membre du Conseil Supérieur d'Hygiène
Public de France a présenté les risques sanitaires liés à l'utilisation
des eaux pluviales dans l'habitat.
Le risque sanitaire majeur est lié à la contamination microbiologique
qui résulte essentiellement du lessivage de surfaces souillées
par des déjections animales et du stockage dans des citernes
dans l'attente de réutilisation.
La qualité physico-chimique quant à elle dépend de plusieurs
facteurs : l'environnement, la qualité de l'air, le climat et
la nature de la toiture. La pollution est principalement particulaire.
La présence de métaux (cuivre, zinc, plomb) voire de pesticides
est souvent rapportée.
La maîtrise des risques sanitaires exige que la réutilisation
des eaux pluviales soit réservée à certains usages, que la conception
des installations de collecte et de distribution soit adaptées
et que certaines règles de gestion et de _selftenance soient
respectées.
Les usages préconisés sont l'alimentation en eau des chasses
d'eau, le lavage du linge (le rinçage se faisant à l'eau potable),
et l'arrosage des espaces verts.
Il est rappelé que l'existence d'une interconnexion avec le
réseau intérieur d'eau potable constitue la principale source
de risque non seulement pour l'utilisateur, mais aussi pour
le réseau public de distribution exposé à des introductions
d'eaux pluviales non potables.
L'analyse des textes montre que l'utilisation des eaux pluviales
dans l'habitat ne peut pas être envisagée sans une évolution
de la réglementation sanitaire.
En décembre 1999, le Conseil Supérieur d'Hygiène Public de FRANCE
a estimé, qu'il ne pourra se prononcer sur l'utilisation des
eaux pluviales dans l'habitat que lorsque des précisions auront
été fournies sur le niveau de contamination et les règles constructives.
Afin de faire évoluer la situation, le CSTB est chargé :
- d'établir une banque de don-nées des installations existantes,
- de rédiger un document de conseils à destination des maîtres
d'ouvrages,
- d'élaborer un guide technique,
- de réaliser une évaluation performencielle des produits.
Aujourd'hui ce type de dossier est étudié au cas par cas et
nécessite un accord de la DDASS.
Monsieur GENTIL - Agence de l'Eau - a proposé d'imposer l'installation
d'appareils économes en eau lors de la réhabilitation de logement
HLM (conditions nécessaires pour les financements publics).
A Quimper est remis à chaque particulier faisant une demande
de permis de construire un document intitulé " Vous construisez,
pensez à économiser l'eau ". Il serait intéressant de généraliser
cette action (et pourquoi pas de l'étendre aux économies d'énergies).
CENTRE
DE DOC
Mer et littoral en Bretagne :
Document réalisé par les élus verts au conseil régional de Bretagne.
Ce document est un "regard" sur la situation actuelle en Bretagne
à partir de rencontres, de chiffres, de constatations mais aussi
à partir de travaux menés par des militants verts.
Il a la prétention de présenter un éclairage écologiste, de
donner des idées, de faire des propositions concrètes dans des
do_selfes comme la pollution marine, la pêche, le transport maritime,
le tourisme.
Pour se le procurer : 02 99 27 55 56
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