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N° : 61-
Avril 2000.
Bulletin d'information du CIELE
Directeur de publication :
André ROUX.
Rédacteur en chef : Jean GETIN
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AGENDA
Charte d'environnement de Rennes
Forum habitants-élus - personnes qualifiées, le 1er
avril à 9h30, à la Maison du Champ de Mars.
Il fait suite à 3 réunions de travail organisées par la Ville
de Rennes, l'Office Social et Culturel rennais et la Maison
de la Consommation et de l'Environnement (dont le Ciele), au
cours desquelles les habitants ont pu faire des propositions
autour de 4 thèmes : eau, bruit, cadre de vie, déchets.
La journée du 1er avril permettra d'affiner l'ensemble des propositions
et de déterminer celles qui feront l'objet d'études plus précises.
La NEF, société coopérative
financière reçoit de l'épargne du public et accorde des prêts
dans les secteurs de l'agriculture biologique, la protection
de l'environnement,…
Elle présentera son action le jeudi 6 avril à 20h30, au restaurant
Scarabée BIOCOOP, 57 bd Voltaire à Rennes.
AG du Ciele le 13 mai 2000 à Belle-Isle-en-Terre
(près de Guingamp).
Au programme : AG ordinaire, puis visite d'une chaufferie bois
et du Centre d'initiation à la rivière.
Assemblée Générale du CLER
(Comité de Liaison pour les Énergies Renouvelables) le 14 avril,
à Angers (Maison de l'Environnement).
Assemblée Générale du REEB
(Réseau Éducation Environnement Bretagne) les 15 et 16 avril,
à Guipry, chez des adhérents d'Accueil Paysan.
Déchets nucléaires : manifestation
régionale le samedi 15 avril à Quintin
Jour de la terre
Comme tous les ans depuis 10 ans, le 22 avril sera le jour de
la terre. Des actions devraient avoir lieu un peu partout en
France.
Du génie pour l'énergie
C'est le titre d'une exposition actuellement visible jusqu'au
1er mai à Angers. Elle aborde par des expérimentations très
accessibles les aspects historiques, l'évolution économique
et sociale, l'impact des modes de production et de consommation
de nos besoins énergétiques. On peut voir le visuel sur le site
http://www.ville-angers.fr
Pour avoir plus d'informations sur cette expo et connaître
les conditions de location, vous pouvez vous connecter sur le
site de l'AGEDEN et consulter le chapitre expositions : http://ageden.citeweb.net/info.htm
Vallée d'Aspe : 10 ans de
luttes aussi pour préserver cette vallée pyrénéenne. Une manifestation
aura lieu le dimanche 7 mai à Bedous.
Tél. : 05 59 36 17 07
Info et contacts sur : somport@aol.com
et http://somport.org
Agrobiologie
Pour son 10 ème anniversaire, la formation " technicien
en agriculture biologique " du centre de formation professionnelle
et de promotion agricoles du Rheu, organise un colloque, le
vendredi 26 mai, sur le thème " le développement de la filière
biologique : logique militante, logique industrielle, quelles
complémentarités? "
Tél. : 02 99 60 87 77
Info : cfppa.le-rheu@educagri.fr
ÉCHOS
LOGIE :
Circulez!
Oui, mais comment? Nos villes sont de plus en plus embouteillées...
On peut agir réglementairement sur les manières de circuler,
c'est ce que le projet de loi Gayssot va tenter de faire.
On peut montrer que la voiture n'est pas indispensable, c'est
ce qu'essaye de faire la journée sans voitures.
On peut inventer d'autres méthodes d'utilisation des véhicules,
c'est le car sharing, par exemple.
Des villes vivables?
Nous avons reçu un document de J. SIVARDIERE, président de la
FNAUT, Fédération Nationale des Associations d'Usagers des Transports
(dont le Ciele fait partie). Il analyse le projet de loi GAYSSOT
sur l'urbanisme, l'habitat et le transport.
Dans chaque agglomération, un "schéma de cohérence globale"
sera mis en place. Il devrait favoriser la mixité des fonctions
urbaines, la mixité sociale de l'habitat, la limitation de la
circulation automobile, la protection des espaces naturels et
agricoles…
Les PDU (Plan de Développement Urbain) seront rendus compatibles
avec ces schémas. Ils devront participer à l'amélioration de
la sécurité routière et se préoccuper des piétons, cyclistes
et cyclomotoristes qui sont les plus vulnérables.
Ils devront organiser la livraison des marchandises afin de
réduire l'impact sur l'environnement et favoriser le _selftien
d'activités commerciales et de production dans le tissu urbain.
L'obligation d'aménagement d'aires de stationnement lors de
la construction de logements ou de bureaux sera réduite lorsqu'une
desserte par transport collectif sera assurée. Ils s'imposeront
aux communes en matière de stationnement.
Le projet de loi prévoit la possibilité de créer des syndicats
mixtes afin d'harmoniser la gestion des transports urbains,
départementaux et ferroviaires régionaux.
Le versement transport des entreprises, actuellement limité
au périmètre des transports urbains, pourra être étendu.
Dans les villes de plus de 100 000 habitants l'autorité organisatrice
des transports aura compétence sur le stationnement sur voirie
et dans les parkings publics. Elle mettra en place des outils
permettant d'influencer les pratiques de mobilité.
Le projet de loi propose de généraliser la régionalisation des
transports ferroviaires régionaux déjà expérimentée dans certaines
régions.
Le président de la FNAUT s'il reconnaît qu'aucune des mesures
proposées n'est critiquable relève cependant un certain nombre
de lacunes :
- Les grandes voiries d'agglomération ne sont pas évoquées.
Ce sont pourtant elles qui encouragent la circulation automobile
et favorisent l'urbanisation diffuse.
- Le stationnement privé est ignoré.
- La loi ne prévoit pas la construction de garages à vélos aisément
accessibles.
- Les amendes infligées aux automobilistes devraient être dépénalisées.
Pour un meilleur impact pédagogique, l'autorité organisatrice
des transports devrait en fixer le montant, assurer le recouvrement
et l'affecter aux transports.
- La loi devrait encadrer les politiques tarifaires des transports
urbains afin de mieux garantir le droit au transport.
- Elle devrait imposer un pourcentage minimum de véhicules propres
dans les flottes captives urbaines publiques ou privées.
- Des dispositifs du type péages sur les voies rapides urbaines,
péages de zone ou redevance annuelle d'accès au réseau urbain,
taxe additionnelle sur les produits pétroliers devraient être
envisagés.
- La fiscalité de l'automobile et du logement n'a pas été révisée.
- Il n'est pas prévu de disposition pour que les usagers puissent
faire entendre leur voix. (Le texte complet
est disponible au Ciele)
Du bon air sans voitures
L'association Air Breizh qui contrôle la qualité de l'air a
fait un bilan de la dernière journée "En ville sans ma voiture"
le 22 septembre dernier, en Bretagne.
Trois villes étaient concernées : Morlaix, Quimper et Lorient.
A Quimper, une station supplémentaire de mesure des oxydes d'azote
(NO2) avait été installée. A Morlaix, c'était un camion laboratoire
qui est resté en place pendant une se_selfe. Il faut signaler
que les conditions atmosphériques ont été plutôt favorables
à la dispersion des polluants, le 22 septembre.
A Morlaix, un large périmètre était fermé à la circulation.
Des zones de stationnement étaient à disposition aux entrées
de la ville. Les niveaux moyens de pollution en NO2 ont été
divisés, selon les heures, par 2, voire 4, par rapport à ceux
constatés la veille. La réouverture de la ville s'est traduite
par une augmentation des concentrations de 13 mg/m3 à 20 heures,
à 41 mg/m3 à 21 heures. Si on compare les mesures avec celles
de Rennes qui ne faisait pas la journée sans voiture, on constate
que les autres jours les deux villes ont des niveaux de pollution
comparables avec des pics du matin et du soir un peu plus importants
à Rennes.
A Quimper, un large périmètre était réservé aux piétons, aux
2 roues, aux transports en commun et aux véhicules électriques
et GPL. Tout comme à Morlaix, on a constaté des niveaux moyens
de pollution au NO2 divisés par 4, voire 5, par rapport à la
journée précédente (21/09).
Sur le plan national, un sondage a montré que cette journée
sans voitures était bien acceptée par les Français : 83% des
habitants trouvent que c'est une bonne idée et 2/3 souhaiteraient
que l'opération existe dans toutes les villes. 83% la veulent
chaque année et 44% l'accepteraient une fois par se_selfe. L'impact
négatif est faible : 9% des actifs (hormis les commerçants)
la jugent mauvaise, 16% des artisans pensent que c'est un handicap
majeur et 4% des personnes pensent que c'est un gadget. Ces
résultats sont confortés par ceux de l'Italie où l'opération
se déroulait également.
(Document Air Breizh : www.airbreizh.asso.fr
)
Partager sa voiture?
Le parc automobile est en augmentation constante. La France
compte 31 millions de véhicules soit un pour deux habitants.
La cote d'alerte est dépassée. Les constructeurs essayent de
proposer autre chose : voiture électrique, à 3 litres aux cent
km ou microvoitures urbaines. Mais cela ne réduit pas le nombre
de véhicules. Une idée fait son chemin : l'autopartage ou car
sharing en anglais.
Renoncer à posséder sa voiture et la partager avec d'autres
permet de limiter le nombre de véhicules en circulation et surtout
en stationnement. Idée au départ d'étudiants qui avaient décidé
d'acheter une voiture en commun, Drive est _selftenant une société
par actions qui compte 7600 adhérents et 300 voitures à Berlin,
Hambourg, Rostock et Cottbus. 75 villes allemandes abritent
de telles sociétés totalisant 1000 voitures pour 30 000 utilisateurs.
En Suisse, Mobility propose une carte combinée route-rail. Ses
adhérents peuvent réserver une voiture sur tout le territoire
helvétique et voyager à moitié prix sur le réseau ferré pendant
deux ans. Créée en 1996, Mobility a un taux de croissance de
50% par an. Elle emploie 100 personnes et met 1200 voitures
à la disposition de 27 000 clients.
En France, les débuts sont modestes : Caisse commune, créée
à Paris en 1999, n'a encore que 10 adhérents pour 4 véhicules.
L'Ademe et le ministère des transports ont apporté leur soutien.
Renault fournit des voitures à prix réduit et met à disposition
le standard de son service d'assistance pour que les adhérents
puissent réserver leur véhicule. Une autre expérience a débuté
à Toulouse.
Cette idée présente un certain nombre d'inconvénients. Les besoins
des adhérents sont concentrés sur les mêmes plages horaires
et les mêmes périodes de l'année. Il faut donc un parc important
pour couvrir les besoins. Les véhicules doivent être à proximité
des utilisateurs, il faut donc un réseau dense. Les sociétés
de location ont donc commencé à se mettre sur le créneau. Les
constructeurs automobiles aussi sont intéressés. Audi s'est
associé à Drive, citée plus haut, pour lancer la formule "CashCar".
La voiture est achetée en leasing chez Drive et on peut la mettre
en location dans le réseau Drive quand on ne l'utilise pas.
Les bénéfices sont partagés. Volkswagen expérimente le système
"Incars - Wohnen" dans deux immeubles de Wolfsburg. La location
des appartements et l'autopartage sont liés.
A terme, les concessionnaires automobiles pourront être des
stations d'autopartage.
En règle générale, l'autopartage est intéressant pour ceux qui
ne roulent pas plus de 15 000 km par an. En dessous de 7000
km le budget voiture est diminué de 30% environ. (Alternatives
Économiques - n°179 - mars 2000)
Les sites suivants permettent d'en savoir plus : www.pinc.com/home/carshare/Links.html
(en anglais)
www.incars.de (en allemand)
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