Centre d'Information sur l'Energie et l'Environnement
energie environnement en Bretagne : ciele, centre d'information de rennes.
N° : 52 - Juin 1999.
Bulletin d'information du CIELE
Directeur de publication : André ROUX. Rédacteur en chef : Jean GETIN



AGENDA

Défense de l'eau : Le collectif Eau Côte d'Émeraude organise une manifestation le samedi 19 juin à 15 heures sur la place du Marché à Dol de Bretagne. Pour la défense de l'eau, pour une gestion et une eau claires et transparentes, pour une politique qui défende et promeuve un développement durable.

CNL-CLCV 1 allée Gérard Leduc 35400 St MALO tél. 02 99 56 54 51

Habitat solaire Habitat d'aujourd'hui : Ce concours qui vise à promouvoir l'architecture bioclimatique et solaire aura lieu cette année. Les dossiers sont à retirer au Ciele ou à

Observ'ER Concours Habitat Solaire Habitat d'Aujourd'hui Olivier ESVAN 146 rue de l'Université 75007 Paris tél. 01 44 18 00 80

Environnement et santé : Le groupe "Santé et Environnement" du comité consultatif de la ville de Rennes pour la santé dans la ville organise une conférence débat, le jeudi 24 juin de
17h30 à 19h30 à l'Espace International, 7 quai Chateaubriand à Rennes. J L POTELON, enseignant à l'École de la Santé Publique parlera de la relation santé-environnement et P
GLORENNEC, ingénieur sanitaire et épidémiologiste, traitera des intérêts et limites de l'épidémiologie dans le do_selfe de l'environnement.

Éducation à l'environnement : Vous trouverez tous les renseignements sur l'environnement en Bretagne dans l'annuaire 99 des acteurs de l'éducation à l'environnement en Bretagne ; plus
de 300 organismes (associations, organismes privés, collectivités territoriales...) y sont présentés. Il donne une véritable carte d'identité de toutes les structures d'éducation à
l'environnement de la région.

REEB École St Roch, rue du Muguet 22300 LANNION tél. 02 96 48 97 99


VU DU CIELE

AMORCE : Dans le cadre du projet d'adhésion du District Urbain de l'Agglomération Rennaise à l'association Amorce (Association des Maîtres d'Ouvrage des Réseaux de Chaleur et d'installations de traitements des déchets urbains liés à l'Énergie), une réunion sur la thématique "La collecte et le traitement des déchets " à eu lieu le jeudi 29 avril 1999 à Rennes. Yannick HAUTBOIS y assistait pou le Ciele.

L'AMORCE regroupe 125 collectivités territoriales et 100 professionnels responsables de la collecte et du traitement des déchets. Grâce à l'expérience acquise par ses adhérents, l'AMORCE émet des avis et des propositions à destination des collectivités et des décideurs.

Après un accueil de M. FRASLIN (vice-président du district chargé de la commission "Traitement et Élimination des Déchets") et de M. LESPAGNOL (Adjoint au maire de Rennes en charge de la Maîtrise de l'Énergie), Monsieur Camille DURAND (Président d'AMORCE) a abordé les thèmes suivants :

La présentation générale de l'activité d'AMORCE,

La politique fiscale (T.V.A.) sur les déchets,

La problématique du rachat de l'électricité et de la valorisation énergétique liée à l'augmentation du coût de traitement des déchets par incinération,

Les perspectives sur le respect de l'échéancier 2002 par les collectivités locales.

Un document intitulé "Propositions d'AMORCE pour atteindre l'objectif 2002", support de cette réunion est disponible au centre de documentation du Ciele.


ÉCHOS LOGIE :


Après la vache folle, le poulet à la dioxine! Les cochons ne se sentiraient pas très bien non plus. Le maïs OGM anti-pyrale agit aussi sur la reproduction de gentils papillons qui n'avaient rien à voir avec tout ça. Dolly la brebis clonée vieillit plus vite que prévu, ses cellules rattrapant le temps perdu pour retrouver l'âge de sa mère.

Alternatives Economiques de mai 1999 propose un dossier "Comment produire sans détruire?". La question nous a paru d'actualité.

Une croissance soutenable? :. "Vivre, c'est polluer" rappelle l'économiste Alain LIPIETZ. Nous ne pouvons vivre sans brûler de l'énergie et dégrader des matières premières. Il est cependant nécessaire de réduire cette consommation effrénée qui a provoqué la multiplication des tempêtes, l'avancée des déserts, le réchauffement de l'atmosphère, les pluies acides... Lors des premières prises de conscience de ces dégâts, dans les années 70, le réflexe a été "on arrête tout et on réfléchit". Mais, même si nous nous arrêtions de croître, nous aurions de graves difficultés, car, par exemple, ce ne sont pas les voitures de de_self, mais celles d'aujourd'hui qui polluent l'air.

La solution qui consisterait à obliger les habitants des pays riches à renoncer à l'essentiel de leur confort et interdire aux pays pauvres d'y accéder à peu de chances d'être mise en place démocratiquement. Il faut donc continuer à croître en diminuant les inégalités et en allégeant notre pression sur l'environnement. On peut diminuer de manière importante la consommation des ressources naturelles : maisons économes, urbanisme engendrant moins de besoins de transports... Divers dispositifs peuvent inciter à choisir cette voie.

La forme la plus contraignante est l'interdiction. Interdiction d'utiliser l'amiante, le mercure dans les thermomètres, les CFC...Il faut que la communauté scientifique soit quasi unanime pour que de telles dispositions soient adoptées, que plusieurs Etats les adoptent pour que le jeu de la concurrence ne soit pas faussé. Et il faut aussi les moyens et la volonté de les faire respecter.

Les normes qui relèvent également de la responsabilité des Etats sont plus souples. Elles fixent le niveau maximal que peuvent atteindre des atteintes à l'environnement (normes d'émission, qualité de l'eau...) Si ce niveau est peu contraignant, il est sans effet ; s'il l'est trop, il peut nécessiter des investissements excessifs et être contre productif.

Les labels ne sont pas impératifs et peuvent avoir un caractère purement privé. Ils indiquent la conformité du produit ou du service à des normes particulières (Label AB pour les produits de l'agriculture biologique, classes de consommation électrique des appareils électroménagers...) Ils peuvent être incitatifs dans des pays où la sensibilité des consommateurs aux questions environnementales est importante. Par contre, on peut se poser la question de la pertinence des normes de base et du sérieux et de l'indépendance des organismes certificateurs.

Les écotaxes ont pour but de faire payer le pollueur à hauteur des coûts ou des inconvénients qu'il occasionne à la collectivité. Par exemple, actuellement, les collectivités supportent le coût du traitement de l'eau pour éliminer les nitrates amenés par les rejets des porcheries industrielles. L'écotaxe permettrait de responsabiliser le pollueur et dégagerait des ressources pour la collectivité. Une surtaxation des carburants automobiles pourrait permettre de financer un TGV grâce auquel les reports de trafic de l'autoroute vers le train économiseraient autant d'essence que si la consommation des voitures sur ce trajet était divisée par deux. Là aussi, cette taxation peut avoir un effet pénalisant sur la compétitivité internationale de certaines entreprises.

Les permis négociables visent à restreindre le doit de polluer un bien commun. Aux USA, pour réduire la quantité de SO2 rejetée dans l'atmosphère, des permis sont vendus aux enchères. Ils autorisent leurs détenteurs à rejeter une tonne de SO2 par an et le nombre de permis vendu est réduit de 10 millions chaque année. Ce sont donc les centrales électriques les plus polluantes qui achètent ces permis. Cela les incite à faire des investissements qui, s'ils sont efficaces, leur permettront de revendre des permis. Ce mécanisme demande un grand nombre d'opérateurs et des coûts de transaction réduits, ce qui le rend inadapté à nombre de pollutions.

Les prix mentent ! C'est ce que pense Ernst Ulrich von Weizsäcker, président de l'Institut de Wuppertal pour le climat, l'environnement et l'énergie. Les prix du pétrole sur le marché de Rotterdam indique à quel point il est peu onéreux d'extraire l'or noir sur des gisements encore très abondants et reflète les besoins de cash du gouvernement nigérian. Il ne traduit pas du tout le manque de ressources latent sur le long terme. On ne paie aucun prix pour la destruction d'espèces animales et végétales, pour les dommages causés à l'atmosphère, ...Une fiscalité écologique permettrait de corriger ces effets. Elle réduirait les charges pesant sur le travail pour les remplacer par des taxes sur les ressources naturelles. Il faudrait augmenter les prix de l'énergie de 3 à 5% par an sur 30 ans. L'efficacité énergétique augmenterait.

Villes plus hu_selfes : Les villes s'étalent et les déplacements des habitants augmentent. La distance domicile-travail a doublé depuis 25 ans. Et les consommations de carburant suivent. L'étalement des villes est un gâchis de ressources car il faut plus d'infrastructures (égouts, routes, réseaux d'eau, gaz électricité, téléphone...) Une ville respectant l'environnement aura des habitations rapprochées (immeubles et maisons mitoyennes) avec des rues moins larges pour réduire la vitesse et le bruit des voitures. Elle sera constituée d'ensembles en grande partie piétonniers intégrant logements, lieux de travail, commerces et espaces verts et où transports en commun et pistes cyclables regagnent du terrain. En plus de faire des économies d'énergie et de réduire les pollutions, on améliore l'agrément des lieux, on favorise la sociabilité et on réduit la délinquance.

Bâtiments économes en énergie : On peut rendre les bâtiments plus économes en énergie en utilisant dans la construction du bois qui est un bon isolant, de la terre et des briques qui peuvent accumuler la chaleur. On peut aussi les orienter convenablement pour récupérer l'énergie solaire. Les appareils électriques pour la climatisation peuvent être remplacés par des techniques naturelles. Ces bâtiments nécessitent cependant un investissement plus important au départ qui sera récupéré au bout de quelques années. Mais comme généralement les propriétaires ne sont pas les occupants, ils n'ont pas d'intérêt personnel à réduire les consommations. Conclusion : les habitations et les immeubles de bureau absorbent la moitié de notre consommation finale d'énergie ; ils sont responsables du ? de nos émissions de CO2 (autant que les transports) à cause du chauffage (70% de la consommation d'énergie de l'habitat) et de l'air conditionné (60% de la consommation d'énergie des bureaux en été).

Appareils sobres en électricité : En 20 ans, la consommation moyenne des réfrigérateurs a été divisée par deux et il existe encore des marges de progression importantes. La consommation des appareils électroménagers peut varier du simple au triple à taille, volume et services rendus identiques. On continue à acheter massivement des appareils peu performants, moins chers à l'achat, bien qu'ils soient moins rentables sur le long terme.

Les ampoules basse consommation permettent de diviser par quatre la consommation des lampes. Bien que plus chères à l'achat elles sont rentables pour le consommateur. La généralisation de ces ampoules permettrait d'économiser 2 centrales nucléaires en France.


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