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N° : 51 - Mai 1999.
Bulletin d'information du CIELE
Directeur de publication : André ROUX. Rédacteur en chef : Jean GETIN
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AGENDA
Énergies renouvelables à l'horizon 2010 :
Un colloque sur ce thème et
sur invitation est organisé par le
syndicat des énergies renou-velables, le mardi 18 mai, à partir de 9 h,
à l'hôtel Sofitel à Paris.
Différentes tables rondes, avec de très nombreux intervenants,
aborderont les sujets suivants : Enjeux
énergétiques et environnemen-taux des prochaines décennies ;
Expériences, attentes et réponses dans
le do_selfe des énergies renouvelables ; Politiques et enjeux européens.
Syndicat des énergies renouvelables, 16 rue St Paul 92200 NEUILLY sur
SEINE 01 41 49 55 01.
Vallée d'Aspe :
Une manifestation aura lieu le 23/05/99, à partir de 14
h, à BEDOUS, à l'appel d'un
collectif d'associations dont France Nature Environnement, Greenpeace,
WWF, etc. Elle prendra la
forme d'une chaîne hu_selfe le long des rives du Gave d'Aspe pour exiger
du gouvernement l'arrêt
définitif des travaux routiers. Le tunnel est creusé, mais sa vocation
peut être modifiée si nous faisons
échouer la réalisation de l'axe européen E7.
Renseignements : GREENPEACE Vallée d'Aspe 01 53 43 85 89.
Caravane :
Une caravane de 500 Hindous du syndicat paysan KRRS et
quelques représentants
d'autres pays (Brésil…) se déplaceront en Europe de fin mai à fin juin
avec pour objectif de
sensibiliser les citoyens européens aux dégâts de la mondialisation.
Elle sera en France du 24 mai au
4 juin 1999 et s'arrêtera du coté de Guichen, le vendredi 28 mai.
Si vous voulez participer à l'accueil, l'hébergement, etc. de cette
caravane, prenez contact avec
Yannick OGOR 02 99 51 43 72 ou Ni-colas SUPIOT 02 99 34 50 85.
Eau :
A l'intention de ceux que l'éducation à l'environnement sur le
thème de l'eau intéresse, le REEB
(via sa commission Gestes au quotidien) met en place une formation de
deux jours. Elle permettra aux
participants de vivre la mise en place d'un projet et l'analyse des
différentes phases pédagogiques.
Elle aura lieu les 5 et 6 juillet au Centre d'Initiation à la Rivière de
Belle Isle en Terre.
Renseignements au Ciele.
Assemblée générale :
L'assemblée générale du Ciele aura lieu le 29 mai
1999 dans nos locaux.
Nous en profiterons pour inaugurer officiellement notre site Internet.
Une exposition sur les déchets dans le District de Rennes :
Conçue fin
1998 par les services du
District, l’exposition qui s’intitule « Triés, recyclés, incinérés,
valorisés... où vont nos déchets ? » est
composée de 4 panneaux et de plusieurs présentoirs à déchets. Elle
aborde dans un premier temps
l’histoire des déchets du moyen âge à nos jours de manière humoristique
et imagée, puis la situation
locale concernant la valorisation, l’élimination et les filières de
recyclage. Un panneau « Qui fait quoi
? » fait le point sur les réparti-tions des compétences entre les
différentes collectivités (traitements,
collectes).
Après avoir été présentée dans 14 communes du District depuis janvier
1999, elle sera visible
prochainement à :
Orgères du 14 mai au 28 mai 1999
Montgermont du 17 mai au 31 mai 1999
Pont-Péan du 28 mai au 11 juin 1999
Chartres de Bretagne du 31 Mai au 12 Juin 1999
Vezin le Coquet du 11 juin au 25 juin 1999
St Grégoire du 14 au 28 juin 1999
Pour tous renseignements complémentaires, contacter le District au
02.99.35.21.85 -Marie
Neuschwander.
Par ailleurs, conscient de la place importante occupée par la
valorisation énergétique dans le
traitement des déchets (74 % sont inci-nérés) et afin d’améliorer ce qui
existe, le SICTOMBR (
Syndicat Intercommunal de Collecte et de Traitements des Ordures
Ménagè-res du Bassin Rennais )
a engagé une étude pour la mise en place de collectes sélectives qui
devrait aboutir en l’an 2000.
Affaire à suivre...
VU DU CIELE
Capteur solaire :
François GENDRE a construit un prototype de
capteur-stockeur. Il fait le suivi de la
consommation électrique du chauffe-eau électrique et de la consommation
d'eau chaude. Vous en
saurez plus en consultant le site Internet qui lui est consacré :http://perso.club-internet.fr/basile1/capsol/chauffe-eau_solaire.htm
Visite du site Séché (mea culpa) :
Dans le compte-rendu de la visite du
site paru dans le dernier
EssenCiele, nous nous sommes un peu mélangé les pinceaux entre SICTOMBR
et district de Rennes.
La visite était bien organisée par le district de Rennes.
ÉCHOS LOGIE :
En mai, fais ce qu'il te plaît!
Et ce mois-ci, il nous plaît de vous parler de la gestion des déchets
ménagers, avec d'intéressantes
propositions faites par le Conseil Economique et Social
Notre deuxième sujet d'intérêt est une proposition de route roulante qui
traverserait la France de la
Lorraine à la Catalogne.
Déchets et recyclage : Le Conseil économique et social s'est penché sur
l'application de la loi de
1992 sur la valorisation des déchets. Il ne devait plus y avoir en
décharge que les déchets ultimes, or,
si le nombre de décharges a bien diminué entre 1993 et 1996, les
quan-tités reçues sont restées
stationnaires.
Pour la gestion des emballages ménagers, la moitié de la population vit
dans des communes ayant
passé un contrat avec éco-emballages, mais seulement ¼ de la population
est effectivement desservi.
Seules les collectes sélectives de verre et d'acier obtiennent de bons
résultats.
Le système mis en place présente des incohérences. Les contributions
versées par les industriels sont
calculées sur le volume des em-ballages alors que les coûts de collecte
et de tri dépendent des
difficultés de recyclage spécifiques à chaque matériau.
Aucune aide n'est prévue pour la gestion séparative des déchets ménagers
spéciaux ni pour les filières
de valorisation biologique alors que les matières fermentescibles (y
compris papiers-cartons)
représentent 54% des ordures ménagères.
En 40 ans les coûts de gestion se sont envolés (augmentation des
quantités de déchets et des prix de
traitement). On est passé de 16F/an/hab à plus de 350F.
Le CES constate la quasi-absence de comptabilité analytique au sein des
communes et l'absence de
lien direct entre le coût du service rendu et le montant de la taxe
d'élimination des ordures ménagères.
Il n'y a que 198 CLIS (Commissions Locales d'Information et de
Surveillance) qui fonctionnent. Elles
concernent 241 installations alors qu'il y a 1085 établissements classés
concernés.
Le CES fait des propositions :
- prévention et recyclage : des clauses pourraient être introduites dans
les cahiers des charges des
marchés publics pour favoriser l'em-ploi de produits recyclés.
Des audits déchets dans les entreprises, administrations, etc.,
devraient permettre une meilleure
organisation du tri et de la gestion des déchets.
Il devrait également y avoir obligation de reprise des produits
manufacturés par les distributeurs.
Tout le monde doit payer les services de collecte , notamment les
organismes publics et les
établissements scolaires.
- maîtrise des coûts : Les contrats et documents financiers et
comptables relatifs au service public
d'élimination des déchets devraient être rendus public. Les maires
devraient présenter un rapport
annuel sur ce sujet. Des observatoires régionaux des coûts devraient
être créés.
Le financement de la gestion des déchets pourrait se faire à partir de
trois origines : une part
internalisée qui couvrirait les coûts de collecte, de transport, de
valorisation et de traitement des
produits concernés, une redevance pour appliquer le principe
pollueur-payeur et le budget général
pour permettre aux municipalités de faire jouer les principes de
solidarité. (TSM [Techniques
Sciences Méthodes]– Mars 99).
Oui à l'autoroute… mais ferroviaire :
L'autoroute ferroviaire consiste
à transporter les camions et
leurs conducteurs sur des plates-formes ferroviaires. Elle ne nécessite
pas la manutention de
conteneurs ou caisses mobiles comme dans les autres systèmes de
transport combiné rail-route.
C'est principalement les Suisses qui ont expérimenté ce type de
transport sous le nom de route
roulante. Hélas, pour respecter le gaba-rit des voies existantes, ils
doivent utiliser des plates-formes
avec des roues de petit diamètre. Celles-ci s'usent beaucoup plus vite
et les coûts d'exploitation sont
élevés.
La SNCF a envisagé cette solution en adoptant un gabarit très généreux
qui nécessite la
reconstruction des lignes actuelles ou la cons-truction de nouvelles
lignes à 50 millions de F/km. Le
projet s'est donc trouvé réduit à des bouts d'autoroutes ferroviaires,
de 200 km maxi, permettant de
contourner des villes ou de franchir des obstacles naturels. Cette
conception est dangereuse. Outre
les inévitables problèmes d'entonnoir à l'entrée et à la sortie; il a
l'inconvénient de résoudre les
difficultés de la route tout en lui laissant l'essentiel du trafic à
longue distance.
Une solution vient d'être proposée par un transporteur allemand
Roos-Spedition dont les camions
circulent entre l'Allemagne et l'Es-pagne. Malgré l'encombrement des
autoroutes, les arrêts
indispensables, et avec des vitesses moyennes inférieures à 50 km/h, la
route est cependant le moyen
de transport le plus rapide et se développe malgré la pénibilité du
travail des chauffeurs.
La société Roos a proposé à la SNCF un système du type suisse avec des
roues plus grandes et des
bogies spéciaux pour pouvoir s'ins-crire dans le gabarit actuel. La
route roulante circulerait de nuit
entre Toul et Rivesaltes sur 900 km en transportant 34 camions et leurs
chauffeurs. Dans un premier
temps (6 mois à un an) il y aurait deux rames aller-retour (70 camions
par sens), pour arriver en-suite
à huit des aller-retour par jour.
C'est un projet réaliste, basé sur le perfectionnement du système
existant, émanant d'un transporteur
routier disposé à investir 350 mil-lions de F. dans du matériel
ferroviaire. Rappelons que 500
camions sur 900 km par jour c'est l'équivalent de 10 km de bouchon
auto-routier et cela représente
4% du trafic total actuel de fret de la SNCF. (FNAUT Infos [Fédération
Nationale des Associations
des Usa-gers des Transports]– Février 99)
Retour de la cigogne :
Une cigogne, de retour de sa migration africaine, a déposé un petit
François au foyer de Catherine,
notre charmante secrétaire.
Tous nos vœux de bonheur à François, ainsi qu'à Catherine, Joël et
Matthias
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