Centre d'Information sur l'Energie et l'Environnement
energie environnement en Bretagne : ciele, centre d'information de rennes.
N° : 49 - Mars 1999.
Bulletin d'information du CIELE
Directeur de publication : André ROUX. Rédacteur en chef : Jean GETIN



AGENDA



Agriculture durable :
Le réseau Cohérence propose une rencontre le
mardi 9 mars à 20 heures à Scarabée (57 boulevard Voltaire à Rennes) sur
le thème "agir localement pour un développement durable, c'est possible"
et au premier grand rassemble-ment régional "soutenons l'agriculture
durable" le dimanche 21 mars à 15 heures à Pontivy.
Assemblée générale (1) : Assemblée générale de la MCE : le lundi 15
mars à 18 heures à la maison du champ de Mars.
Eau : Colloque "De l'économie de l'eau aux économies d'eau" le 18 mars
au Triangle à Rennes
Assemblée générale (2): Assemblée générale du CLER le 19 mars à
Paris.
Natura 2000 : Journée d'information sur le réseau Natura 2000
organisée par les étudiants de MST aménagement et mise en valeur des
régions le samedi 20 mars 1999 - campus de Beaulieu - amphi Louis
Antoine
Conseil d’administration : Conseil d'Administration du CIELE : le 1er
avril à 21 heures au Ciele



VU DU CIELE


Citéphile :
Le 2ème Carrefour national citéphile, auquel a assisté Jean GETIN, pour le Ciele, s’est tenu du 2 au 5 décembre 1998 à Arras. Il était fort bien préparé par Vivacités, le réseau régional et orchestré
de _self de maître par Écosystème.

Au programme :
- des ateliers d’immersion pour découvrir un aspect de la ville d’Arras,lors de la première journée
- des ateliers scientifiques avec l’intervention d’experts surl’éducation à l’environnement urbain
- des ateliers d’échanges avec la présentation de pratiques de terrainsur tous les thèmes intéressant l’environnement urbain
- des ateliers de recherche pour réfléchir, à nouveau, aux concepts del’EEU et envisager de nouveaux axes de travail.
De ces 4 jours, je retiens que nos discussions ont porté essentiellement sur la réalité de la participation du citoyen aux décisions prises dans sa cité et sur les actions à mettre en œuvre pour le rendre plus acteur
de sa ville.
Quelques sujets abordés :
- la question du cumul des mandats électifs qui entrave la participation du citoyen (Michel Brûlais, consultant),
- la difficulté à définir quelquefois « l’intérêt général »,
- le conservatisme et en même temps la compétence de l’habitant,
- la « maîtrise d’usage » (Jean Paul Blais, sociologue au ministère de l’équipement).
Ce dernier a illustré l’intervention des 3 types d’acteurs avec le schéma suivant, où il apparaît qu’un duo a l’habitude de travail-ler ensemble, alors que la 3ème pointe du triangle en est exclue ; il y a revendication de cette maîtrise d’usage :
- l’histoire de l’éducation à l’environnement (présentation par Henri Labbe).
- la contradiction qu’il peut y avoir entre la démocratie représentative (les élus)et la démocratie participative (dont les associa-tions) : Mr Villalonga nous a ainsi indiqué que le budget « développement de la vie associative » du ministère de l’environnement avait été augmenté malgré une certaine opposition des députés.
- des propositions émises : faire des partenaires associatifs des « experts », former les citoyens à la responsabilité en encoura-geant l’initiative, faire que l’éducation à l’environnement, au développement durable devienne une politique à part entière.




ÉCHOS LOGIE :

L'Home, sweet home!
- Votre vieille maison bretonne en granite est polluée par un gaz sournois!
- Quoi, on m’aurait menti?
- En lisant l’Essenciele vous apprendrez ce qu’il faut faire pour chasser l’intrus et comme cela va vous coûter des Euros, économisez donc
sur l’eau en recueillant l’eau de pluie…
- polluée aux pesticides.
- vous avez vraiment mauvais esprit!

Radon : Le radon est un gaz radioactif naturel qui provient de la désintégration de l’uranium et dans une moindre mesure du thorium présents dans la croûte terrestre. Il présente 3 isotopes dont deux ont des périodes de décroissance très courte (quel-ques secondes) alors que le troisième qui est le plus abondant a une période de 3,8 jours. Ce gaz migre du sol jusqu’à l’atmosphère où il peut s’accumuler si on se trouve en un lieu confiné. Il représente le 1/3 des expositions aux sources artifi-cielles ou naturelles de rayonnements ionisants. Dans un bâtiment, le radon peut provenir du sol ou des matériaux de construction. Sa concentration dans l’habitat dépend de la nature et du type de soubassement, de la situation en étage ou rez-de-chaussée, des voies de transfert entre les étages, de la ventilation. L’eau d’un robinet peut être riche en radon (puits dans un terrain granitique) et le libérer lors du dégazage. La pénétration du radon dans l’habitation se fait par les fissures dans la dalle de fondation, les passages de canalisation ou la terre battue des caves. Le phénomène sera accentué par tous les phénomènes qui créent une dif-férence de pression entre le sol et l’intérieur (ventilation mécanique ou naturelle, fonctionnement des chaudières et chauffe-eau,…)

Ces 20 dernières années des campagnes de mesures ont permis de dresser un bilan de l’exposition au radon en France. A cause de la nature de leur sol, le Massif Central, le Massif Armoricain et la Corse sont les régions les plus exposées. Pour les types d’habitat, c’est dans les maisons individuelles que les concentrations sont les plus fortes et particulièrement celles construites avant 1945. Les pièces habitées se trouvant à même le sol sont plus touchées et le risque est plus grand si les murs sont en gra-nite ou en pierre. D’après les enquêtes, 60 000 habitations individuelles dépasseraient une activité volumique de 1000 Bq/m3 et 1 300 000 une activité de 200 Bq/m3.

Quels sont les risques sanitaires pour les habitants ? Des enquêtes effectuées sur des mineurs que leur métier expose au radon ont montré une plus grande vulnérabilité au cancer du poumon. En ce qui concerne les populations, les études donnent des ré-sultats assez dispersés selon les expositions et les pays. On peut estimer que pour une durée de vie de 70 ans le risque de cancer du poumon pour l’habitant d’un logement dont l’activité volumique est de 200 Bq/m3 est multiplié par 1,35 ; ce sera 2,75 si l’activité est de 1000 Bq/m3.

L’interaction avec le tabac entraîne des conséquences bien supérieures à l’addition de chacun des risques.Que faire ? La communauté européenne recommande de concevoir les nouvelles habitations avec une activité inférieure à 200 Bq/m3 et de traiter les existantes qui dépassent 400 Bq/m3. On peut utiliser des techniques de réduction passives :
- étanchéification des dalles (ou mise en place de dalles pour les sols nus). Le coût est très variable pour une tenue dans le temps d’une dizaine d’années.
- ventilation naturelle, principalement ouverture des fenêtres au rez-de-chaussée. L’efficacité est variable ainsi que le surcoût en chauffage.
Méthodes actives :
- ventilation par air pulsé qui mettra l’intérieur de l’habitation en surpression par rapport au sol. Il y aura un coût d’installation et surtout un coût de fonctionnement.
- dépressurisation du sol qui inverse le sens d’écoulement de l’air entre l’habitation et le sol. Il y a un coût d’installation. Le coût d’entretien et de fonctionnement est faible. (Annales du Bâtiment et des Travaux Publics –Sept 98 – Cahier de l’environnement du Moniteur – 30/10/98)

Eau de pluie : L’augmentation du prix de l’eau, la surcharge apportée par d’importantes précipitations aux stations d’épuration peuvent inciter à recueillir l’eau de pluie pour les usages non alimentaires. Cette solution répandue dans certains pays européens l’est beaucoup moins chez nous. Une étude du CSTB permet de savoir ce qu’en pensent les maîtres d’ouvrage et gestionnaires publics et privés, les producteurs et distributeurs et les organismes d’information et de réglementation.

L’eau de pluie est polluée dans l’atmosphère par des corps d’origine industrielle ou agricole. Une seconde pollution apparaît au niveau du rinçage des toits (hydrocarbures, poussières, plomb, mercure, zinc à Paris). Mais beaucoup d’usages (arrosage des es-paces verts, lavage des sols et des voitures, WC) ne nécessitent pas une eau de bonne qualité.Certains interlocuteurs cependant craignent que certaines eaux corrosives ou agressives nuisent à la durabilité de la robinetterie ou de la faïence.

Dans le secteur de la maison individuelle en diffus, l’installation de système de récupération de l’eau peut apparaître favorable. Il y a de la place disponible pour placer la citerne de récupération, de grandes surfaces de récupération (toitures) rapportées aux besoins. Tous les usages possibles cités précédemment sont concernés ce qui permet de rentabiliser l’investissement. La prise de décision est directe et est facilitée par le fait que l’occupant paye l’eau potable au prorata de sa consommation (ce qui n’est pas toujours le cas dans l’habitat collectif), et que le cadre réglementaire est moins contraignant. Du coté des inconvénients, les risques sanitaires sont signalés : bricoleurs qui effectuent des piquages du réseau d’eau pluviale pour des utilisations non conformes, lacunes dans la _selftenance. Il ne faudrait pas que cela entraîne un surcoût trop important à l’achat de la maison d’autant plus que les acquéreurs ont tendance à sous-valoriser les débours d’infrastructure et de certains équipements et sur-valoriser les aménagements intérieurs ou les plantations. De quel coté serait placé la récupération d’eau pluviale ?

Dans les lotissements des économies d’échelle pourraient être envisagées. Le système de stockage pourrait être collectif. Cela pourrait amener des économies dans les budgets communaux : éviter le renforcement du réseau d’adduction d’eau potable et du réseau d’assainissement. Les difficultés seraient liées la aussi au renchérissement du coût de la construction.

L’habitat collectif et notamment les bâtiments à propriétaire unique apparaissent comme un secteur privilégié. Les économies d’échelle sont possibles. Les gestionnaires sont capables de raisonner économiquement en terme global, c’est-à-dire prendre en compte les dépenses d’investissement et de fonctionnement. Ils peuvent assurer une _selftenance efficace et prévenir les risques sanitaires. L’hôtellerie, les hôpitaux, les casernements sont des secteurs potentiellement très favorables. Mais la surface de collecte serait-elle suffisante par rapport aux besoins ? Du point de vue réglementaire, rien n’oblige à utiliser l’eau du réseau public pour les WC. Il faut cependant demander une dé-rogation aux autorités sanitaires pour mettre en place un réseau d’eau pluviale. (Cahiers du CSTB - Janv- Fév 98)

Adhérez ou réadhérez au CIELE!
130 F : adhésion + abonnement EssenCiele (100 F : adhésion simple)
Chômeurs, étudiants, carte jeune : adhésion + abonnement 50 F
Associations.: 200 F et plus si affinités
Collectivités locales : 500 F mini
Abonnement non-adhérent : 50 F. (11 n°)

 


CENTRE DE DOC


A noter : numéro de téléphone du centre de documentation :
ligne directe : 02 99 30 12 13




 

energie environnement en Bretagne : ciele, centre d'information de rennes.
le Ciele I centre de documentation I essenciele I énergies renouvelables
visite guidée I carnet d'adresses I forum I nous contacter