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N°:147 -Mars
2008 - 14ème année.
Bulletin d'information du CIELE
Directeur de publication :
André ROUX.
Rédacteur en chef : Jean GETIN
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AGENDA
Vie du Ciele
:
CA du Ciele : le mardi 25 mars à 20H30 au Ciele
Notez le : l'assemblée générale du Ciele
aura lieu le vendredi 13 juin à 18 heures au Ciele Canal
Saint-Martin à Rennes.
AG :
Assemblée générale de l'association Vivre
à Argentré le mercredi 5 mars à 20H30 salle
Ouessant à Argentré du Plessiss locaux.
La quinzaine du Bio :
11ème édition du 3 au 16 mars 2008 - Cette année
le thème est le dérèglement climatique
- exposition, soirée-débat, projection.
Contact et information :
MJC La Paillette 02 99 59 88 88
Maison Saint-Cyr 02 99 59 48 80
Formation :
La Ville de Rennes, dans le cadre du forum local sur la réhabilitation
thermique des logements qu'elle anime, et le CREPA Bretagne,
association de formation continue des architectes et de leurs
collaborateurs en Bretagne, organisent une formation sur la
conception de bâtiments à très faible consommation
d'énergie les 11, 12 et 13 (matin) mars à la faculté
des métiers sur le campus de Ker Lann animée par
Olivier Sidler. Cette formation vise à donner aux maîtres
d'ouvrage et équipes de maîtrise d'uvre les
moyens de concevoir et réhabiliter les bâtiments
aux normes "Bâtiments Basse Consommation" qui
sont amenés à devenir la référence
à partir de 2012. Olivier Sidler, référence
française en matière de bâtiment basse consommation,
est ingénieur en énergétique, directeur
du bureau d'études Enertech, vice-président de
l'association Négawatt et auteur d'un rapport sur la
problématique de la rénovation énergétique.
Inscriptions : Crepa Bretagne
Tél. : 02 99 65 74 19
www.crepa-formation.org
Salon :
Ecobat - le salon de l'éco-construction les 14 et 16
mars à Paris expo - porte de Versailles.
Plus d'infos : www.salon-ecobat.com
Conférence :
" Concevoir une alimentation durable pour la préservation
de la santé et de l'environnement " au cinéma
Manivel à Redon le jeudi 20 mars à 20H30 par Christian
REMESY Directeur de recherche à l'Inra.
Stage :
Bolivia Inti-Sud soleil propose des stages sur la cuisson solaire
- le prochain aura lieu les 29 et 30 mars en Mayenne.
Contact et renseignement : 02 51 86 04 04
www.boliviainti-sudsoleil.org
A noter : le grenelle de la cuisson solaire et écologique
aura lieu les 8 et 9 mai à Le Pouliguen.
Sportif militant :
Qui veut courir contre le nucléaire ? Le 30 mars aura
lieu le relais de course à pied Saint-Lô-Granville.
Il pourrait être intéressant de faire une ou plusieurs
équipes avec les t-shirts jaunes anti THT. L'idéal
pour avoir une chance d'être sur le podium c'est de faire
une équipe mixte (5 femmes et 4 hommes) elles sont rares
! Les relais sont au nombre de 18 pour une distance de 4 à
7 km chacun, soit 2 relais par personne en équipe de
9. Pour ceux qui sont prêts à relever le défi
(certificat médical obligatoire). Contactez Christophe
: tessysurvolte@laposte.net
Ambassadeur du compostage
:
Formation aux techniques du compostage et du paillage afin de
valoriser les déchets verts au jardin. Les ambassadeurs
du compostage, seront ensuite des personnes ressources pour
leurs voisins, leurs amis, les habitants de leur commune ou
pour leurs voisins pour les immeubles équipés
de composteurs collectifs.
- Module 1 :
- théorie : les bases du compostage et du paillage
: présentation du diaporama " compostage et
paillage, comment valoriser les déchets verts au
jardin "
- mise en pratique : installation du composteur, broyage,
remplissage (tas et silo) sur la plateforme de démonstration
de l'Ecocentre de la Taupinais.
- Le module 1 se déroule le samedi matin à
l'Ecocentre de la Taupinais et dure 2h30 (9h30 - 12 heures)
- Module 2 :
- pratique : contrôle du compost, extraction et
utilisation
- Le module 2 se déroule le samedi matin sur un
espace de compostage en pied d'immeuble à Rennes
et dure 1h30 (11h-12h30).
- Prochains stages :
- Module 1 : 22 mars, 26 avril ou 31 mai.
- Module 2 : 5 avril, 17 mai ou 14 juin.
ECHOS
LOGIE - Énergie municipale
Voitures et ordures sont les préoccupations
des maires. Certains (en Autriche
) atteignent l'autonomie
en énergie. Quant au vent : il continue de souffler pour
tout le monde, reste plus qu'à le capter.
Une ville autonome en énergie
:
Il s'agit de la ville de Güssing (environ 4 400 habitants),
en Autriche. "Il y a une quinzaine d'années, la
région était la plus pauvre d'Autriche, et la
population, confrontée à des difficultés
économiques, était obligée de partir chercher
du travail ailleurs. Nous avons donc cherché un moyen
à notre portée pour sortir de cette situation"
explique Reinhard Koch, directeur du Centre européen
des énergies renouvelables basé à Güssing.
Les élus locaux ont lancé un plan énergétique
mettant à profit les grandes quantités de matières
organiques disponibles dans la région pour produire de
l'énergie et relancer l'économie locale notamment
autour de la biomasse.
Des centrales de production de biogaz pour la production de
chaleur et d'électricité à partir de maïs,
de trèfle et d'herbe, de biodiesel pour la production
de ce carburant à base d'huile de colza, de gazéification
du bois pour la cogénération de chaleur et d'électricité,
et des installations solaires thermiques (eau chaude et chauffage),
et photovoltaïque (électricité) ont ainsi
été mises en place.
La capacité de la centrale électrique de gazéification
du bois, qui alimente des réseaux électrique et
de chauffage urbain, est de 2 MW pour l'électricité
et de 4,5 MW pour le thermique : les 2 MW suffisent à
couvrir les besoins électriques de Güssing et les
4,5 MW couvrent les besoins de la ville en eau chaude et une
partie du chauffage. "Nous produisons chaque année
70 millions de kWh pour le chauffage, 28 millions de kWh pour
l'électricité et 8 000 tonnes de biodiesel "
indique M. Koch. L'éolien n'a pas été développé
faute de sites suffisamment ventés.
(Source : Cler & Net sur www.cler.org )
L'éolien a le vent en poupe
:
Les résultats de l'enquête 2007 de la Direction
générale de l'énergie et des matières
premières (DGEMP) sur l'instruction des demandes de permis
de construire sont parus récemment.
Sur une durée d'un an, 292 permis de construire ont été
délivrés, ce qui représente une puissance
de 1480 MW. Ces projets autorisés s'ajoutent aux 2787
MW accordés depuis 2004.
Le nombre de demandes de permis de construire s'élève
à 900 représentant 5171 MW (il y a 2 ans on dénombrait
566 demandes pour une puissance de 3198 MW).
Il y a eu 182 permis refusés représentant une
puissance de 750 MW. Les refus reposent à une très
large majorité sur des préoccupations paysagères
et de protection des espèces animales et végétales.
En tenant compte du délai de notifica-tion de son dépôt,
la durée moyenne d'instruction d'une demande de permis
de construire (13 mois) est constante d'une enquête à
l'autre. Allant de 4 à 23 mois selon les départements,
elle est fortement corrélée à la puissance
totale à instruire par les préfectures. L'insuffisance
des études d'impact, notamment sur ses volets avifaunistiques,
acoustiques et paysagers, demeure la principale raison pour
expliquer le délai de 3 mois pour notifier le dépôt
d'une demande complète.
Les zones de développement de l'éolien ZDE sont
proposées par les communes et approuvées par les
préfets. Elles se définissent selon le potentiel
éolien, les possibilités de raccordement au réseau
électrique et la protection des paysages, des monuments
historiques et des sites remarquables et protégés.
Rappelons que depuis le 14 juillet 2007, seules les installations
qui sont situées dans une ZDE peuvent bénéficier
de l'obligation d'achat. 18 ZDE étaient créées
au 28 février 2007 : elles accueilleront des parcs représentant
une puissance cumulée maximale de 602 MW. Dans le même
temps, 63 propositions de ZDE représentant une puissance
maximale de 4142 MW étaient en cours d'instruction et
86 projets en cours d'études étaient connus des
services instructeurs.
A la même date, seules 5 propositions de ZDE, correspondant
à une puissance maximale de 132 MW, étaient refusées.
Les refus de ZDE sont principalement motivés par la petitesse
des zones proposées jugée nuisible à la
cohérence territoriale.
(Source : Cler & Net )
Résultats de l'enquête sur :
www.industrie.gouv.fr/energie/renou/eolien-enquete04.htm
Voitures & ordures :
A l'occasion des élections municipales, Alternatives
Economiques n°266 février 2008, s'est penché
sur quelques dossiers chauds pour les maires.
D'abord les transports : un consensus semble établi pour
favoriser une mobilité durable. Les efforts commencent
à porter leurs fruits : d'après l'enquête
du Centre d'Etude sur les Réseaux, les Transports, l'Urbanisme
et les constructions (CERTU), pour la première fois depuis
des décennies, la part de la voiture dans les déplacements
recule dans les grandes agglomérations étudiées.
Les villes ne sont pas toutes dans la même situation.
Dans les grandes villes, Paris, Lyon moins de la moitié
des déplacements s'effectuent en voiture. Il n'en est
pas de même dans les villes petites et moyennes où
des commerces sont implantés en périphérie
: plus de 55% des déplacements s'effectuent en voiture
à Rouen, Rennes, Reims ou Lille. Il faut aussi que l'urbanisation
soit en articulation avec les transports collectifs : Toulouse
a un bon métro mais a laissé la ville s'étendre
et la voiture y règne en maître alors que Rennes
a structuré son développement autour des réseaux
de transport.
Les villes ont également compris qu'elles ne devaient
pas miser sur un seul mode de déplacement : le vélo
fait maintenant l'objet de politiques spécifiques. Mais
le retard est encore important par rapport à d'autres
villes européennes : à Strasbourg, qui pédale
en tête en France, le vélo est utilisé dans
12% des déplacements (hors marche à pied) contre
30% à Amsterdam ou Copenhague.
Le développement des transports publics coûte cher
et absorbe une part croissante des budgets municipaux, fait
aggravé par le désengagement de l'état
depuis 2004.
Autre dossier chaud : la gestion des déchets. Les communes
et leurs groupements assurent plus des 4/5 des dépen-ses
publiques dans ce domaine et y consacrent 7% de leur budget.
Le vo-lume des collectes a progressé de 7% entre 2001
et 2006 et le coût a augmenté de 36%. Ceci est
dû à la mise en place des collectes sélectives
et aux réglementations qui imposent des normes plus strictes.
Et pourtant, beaucoup reste encore à faire.
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