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N°:146 -Fev
2008 - 14ème année.
Bulletin d'information du CIELE
Directeur de publication :
André ROUX.
Rédacteur en chef : Jean GETIN
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AGENDA
Eau :
"Deux ans après la loi sur l'eau, la gestion durable
de l'eau est-elle une réalité ? "le jeudi
14 février 2008 Maison de la Chimie 28, rue Saint-Dominique
- 75007 Paris
Information et inscription : inscription@altedia.fr
Paysages :
L'IRPA (institut régional du patrimoine de Bretagne)
propose dans son programme 2008, un certain nombre de formations
aux patrimoines et au paysage dans une perspective de développement
durable des Territoires. Ouvertes à tous, ces formations
peuvent rentrer dans le cadre de la formation continue pour
les salariés et au titre de la formation pour les élus
locaux.
Plus d'information : www.irpa-bretagne.org
Conférence sur la maison bioclimatique
passive - habitat sain basse énergie :
Animée par Louis Hatte, ingénieur conseil le mardi
19 février 2008 au cinéma "Le Club"
à Fougères à 18h30 à Fougères.
Pesticides et OGM :
Conférences-débats tout public :
Le jeudi 7 février 2008 à 20h30 : LES POLLUANTS
CHIMIQUES ET LES OGM DANS L'ALIMENTATION : Les effets sur la
santé, les raisons des débats con-tradictoires
à leurs sujets avec Gilles-Eric SERALINI, Professeur
de biologie moléculaire à l'Université
de Caen, Président du Conseil Scientifique du Comité
de Recherche et d'Information Indépendantes sur le Génie
Génétique (CRIIGEN), Expert à la Commission
Européenne sur le dossier moratoire commercial OGM, Auteur
de "Génétiquement Incorrect", "Ces
OGM qui changent le monde" et "Après nous le
déluge ? " avec JM Pelt.
Le jeudi 14 février 2008 à 20h30 : " Les
pesticides sont partout, jusque dans la rosée du matin
"
avec François Veillerette, Président du Mouvement
pour les Droits et le Respect des Générations
Futures (MDRGF), Administrateur du réseau européen
associatif anti-pesticides : Pesticide Action Network (PAN Europe),
Membre de l'International POPs Elimination Network (IPEN), Fondateur
du collectif Actions Citoyennes pour des Alternatives aux Pesticides
(ACAP), Auteur des ouvrages : "Pesticides, le piège
se referme" (2002) et "Pesticides, révélations
sur un scandale français" (2007, avec F Nicolino).
Ces conférences ont lieu au Ciné Manivel Quai
Jean Bart à REDON (Quartier du Port) Entrée :
3 € (Réservation auprès du Ciné Manivel
aux heures de projection ou par courrier dans les 8 jours précédents).
Après la conférence, dégustation de produits
offerts par la BIOCOOP " Le Héron Bleu " REDON
VU
DU CIELE
Publicité gratuite :
Livre " Dégâts et défis " de Loïc
Dutay et Cyrille Chaigneau.
Dans un livre de 120 pages, les auteurs tentent de brosser un
tableau de la situation actuelle des enjeux écologiques
et sociaux et de proposer les ingrédients nécessaires
à la construction d'un nouveau modèle de développement.
Pour le commander, envoyer votre chèque libellé
à ADES de 24 € + 3 € frais d'envoi à
Loïc Dutay la bosse 35550 SAINT-JUST
Réaction :
Un adhérent du CIELE nous fait part de ses remarques
suite à une annonce parue dans le dernier numéro
:
"Dans l'Essenciele n°145 de janvier 2008, je lis
avec intérêt une petite annonce relative à
la vente d'une maison, laquelle vante ses qualités écologiques.
Je trouve regrettable que l'annonce ne précise pas que
Breteil, commune sur laquelle est située la maison, se
situe sur la ligne ferroviaire Paris-Brest (ou plus modestement
Rennes-La Brohinière) et que la halte de Breteil est
desservie chaque jour par 9 trains vers Rennes (17mn) et 8 trains
retour, à des horaires parfaitement adaptés au
domicile travail et qu'il est donc très facile d'aller
travailler à Rennes en vélo+train. (Desserte encore
meilleure à Montfort, à 4km). Peut-être
pourrait-ce être précisé dans le prochain
numéro.
De façon plus générale, je ne comprends
pas comment tant de gens s'émerveillent devant tel ou
tel matériau écologique (à raison), tout
en n'imaginant pas une seule seconde que s'installer à
20 ou 30 km ou plus de son lieu de travail en y allant tous
les jours en voiture anéantit probablement plusieurs
fois les gains écologiques de la construction. Il me
semble qu'il est préférable d'habiter un logement
ordinaire (des pulls et des chaussettes en chauffant à
15°, c'est très écolo, sain, et économique;
vu la faiblesse de l'hiver, mon chauffage est actuellement éteint)
et se passer de voiture plutôt que d'avoir une maison
tip top écolo mais passer son temps dans sa voiture."
ECHOS
LOGIE - De l'assiette à la planète
Ca Chauffe !
Emissions de CO2, incidence sur le climat, un peu de chaleur
au cur de l'hiver
.
Emissions de CO2 :
C'est le mercredi 23 janvier, que la Commission européenne
a rendu publiques les mesures permettant de respecter l'objectif
pris par l'Union européenne pour réduire ses émissions
de CO2. Dans le cadre des discussions sur le futur mécanisme
qui prendra le relais du protocole de Kyoto, la Commission européenne
s'est engagée à réduire de 20 % ses émissions
de gaz à effet de serre par rapport à 1990, et
cela d'ici à 2020. Il avait même été
question de passer à 30 % de réduction dans le
cadre d'un nouvel accord mondial mais cet objectif est pour
l'instant abandonné.
Concernant la répartition des réductions des émissions
de GES par pays, la France s'est vue attribuer un objectif de
diminution de 17 % : nous sommes loin de l'objectif de Facteur
4 défini par la loi française "POPE"
(Loi de Pro-gramme fixant les Orientations de la Politique Énergétique)
du 13 juillet 2005 !
Concernant les énergies renouvelables, des objectifs
de consommation ont été fixés à
chaque pays. La France, comme presque tous les pays européens,
avait multiplié les échanges avec la Commis-sion
pour tenter d'obtenir un objectif de consommation d'origine
renouvelable le plus bas possible. Autant dire que, face aux
pressions nationales, la Commission a eu du mal à répartir
les objectifs à atteindre.
Pour la France, l'objectif à atteindre est de 23 %, ce
qui constitue un objectif très ambitieux préalablement
réclamé par de nombreuses associations. Les Etats
membres pourront choisir librement de répartir leurs
efforts entre élec-tricité, chaleur et biocarburants
pour atteindre leur objectif.
(source CLER&NET)
Bali :
Les 180 pays présents à Bali se sont mis d'accord
sur une feuille de route, un "mandat", devant conduire
d'ici les deux prochaines années à l'adoption
d'un nouvel accord international de lutte contre le changement
climatique.
Les pays en développement devront prendre, dès
2012, des actions nationales appropriées de réduction
de leurs émissions. En contrepartie, les pays industrialisés
devront les aider par des financements et des transferts de
technologies effectifs et une date butoir est fixée fin
2009 pour les négociations.
Un processus est donc acté, mais sans contenu. En effet,
tous les chiffres qui devaient figurer dans la feuille de route
n'ont pas résisté à la pression de certains
pays, tels que les Etats-Unis et le Canada.
Il en va ainsi de la fourchette de réduction des émissions
des pays industrialisés pour 2020, de 25 à 40
% par rapport à 1990, issue du 4e rapport du GIEC, ou
encore de la nécessité d'atteindre un pic des
émissions mondiales d'ici les 10 à 15 prochaines
années.
Les pays ont donc échoué à se mettre d'accord
sur cette vision partagée, préférant encore
une fois remettre à plus tard, les décisions qui
s'imposaient aujourd'hui.
Les pays en développement - Chine et Inde notamment -
ont tapé du poing sur la table dès le début
de la conférence, exaspérés que le sujet
du transfert des technologies ne s'enlise dans des débats
méthodologiques.
Les pays industrialisés fournisseurs de technologies
n'ont pas résistés longtemps à cette fronde
de la Chine et de l'Inde présentant l'accès aux
technologies et l'augmentation des financements comme des conditions
sine qua none de leur participation aux efforts mondiaux en
matière de réductions d'émissions de gaz
à effet de serre.
La feuille de route de Bali met les pays industrialisés
face à leurs engagements avec des indicateurs de performance
pour mesurer et contrôler l'efficacité des mesures
mises en uvre par ces pays sur le transfert de technologies.
Malgré ces avancées, les attentes des pays en
développement restent entières
sur des questions telles que le financement de ces technologies
et l'appui à
leur utilisation, les droits de propriété intellectuelle
et les outils tels que les licences obligatoires utilisées
à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) pour les
produits pharmaceutiques.
La déforestation, qui représente 18 à 25%
des émissions mondiales de gaz à effet de serre
(GES), est un enjeu important à intégrer dans
le régime global de négociation après 2012,
comme l'ont demandé, il y a deux ans, la Papouasie-Nouvelle-Guinée
et le Costa Rica. La décision finale va permettre de
développer des projets pilotes qui serviront de base
aux projets officiels après 2012. Ils seront financés
par des contributions volontaires. La Norvège a annoncé
qu'elle mobiliserait 500 millions de dol-lars par an sur 5 ans
pour lutter contre la déforestation.
Mais, pour lutter efficacement contre la déforestation,
les pays industrialisés devront s'interroger sur la cohérence
de leurs politiques agricoles (agrocarburants), afin de ne pas
détruire d'une main ce qu'ils construisent de l'autre
!
(Source : Infos de serre n°56 - Janvier 2008)
Crédit d'impôt :
Depuis le 1er janvier 2008, quelques modifications ont été
apportées aux équipements éligibles au
crédit d'impôt : le rendement énergétique
minimum des chaudières à biomasse passe de 65
à 70 % pour les équipements à chargement
manuel. Pour les équipements à chargement automatique
de moins de 300 kW, ce rendement doit désormais être
de 75 % minimum. A noter également : le coefficient de
performance minimal pour les différents types de pompes
à chaleur passe de 3 à 3,3.
En savoir plus sur
le site de la DGEMP.
Aide :
La commune de St Domineuc (35 - 1400 hab) attribue désormais
une prime forfaitaire pour les particuliers mettant en uvre
un CESI ou SSC. Cette subvention est de 300 € que ce soit
un CESI ou SSC - conditions : maison principale, installateur
agréé Qualisol et matériel bénéficiant
du crédit d'impôts.
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