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N° : 110
- Nov 2004 - 11ème année.
Bulletin d'information du CIELE
Directeur de publication :
André ROUX.
Rédacteur en chef : Jean GETIN
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AGENDA
Agricultures durables
IMPACT (Initiatives Pour une Agriculture Citoyenne et Territoriale)
organise les Assises Régionales des Agricultures Durables
" Quel développement agricole pour la Bretagne ?
", toute la journée du 19 novembre 2004, au lycée
agricole de Caulnes (22).
Frais de participation (repas + actes) : 20 €
Renseignement : Réseau Agriculture Durable
97 avenue André Bonnin - BP 17141 - 35571 CHANTEPIE Cedex
Tél. : 02 99 77 39 18
E.mail : agriculture-durable@wanadoo.fr
Agriculture durable (bis)
Le Réseau de fermes bretonnes en agriculture durable
veut promouvoir une agriculture socialement équitable,
préserver l'environnement, assurer la viabilité
économique. Ce réseau comprend 25 fermes en Bretagne
(7 en Ille-et-Vilaine) qui peuvent être visitées
par des groupes.
Tél. : 02 23 30 15 75
E.mail : contact@civam-bretagne.org
Énergies propres
Dans le cadre des rencontres " Image & Science ",
le département Sciences pour l'ingénieur du CNRS
et Le Monde Diplomatique présentent une série
de tables rondes sur le thème " Quel avenir pour
les énergies propres ? " à 18 h, au Grand
Auditorium du Muséum d'Histoire Naturelle à PARIS.
Les rencontres consacrées au réajustement des
politiques énergétiques et à la biomasse
ont déjà eu lieu.
Il reste :
17/11 : les énergies solaires
24/11 : le vecteur hydrogène
1/12 : nucléaire du futur.
Informations : www.image-science.cnrs.fr
Nucléaire
L'Association Aujourd'hui Citoyen organise une conférence,
Salle ND de Grâce à GUENROUET, le vendredi 19/11
à 20h30 ; film sur les dommages engendrés par
Tchernobyl et intervention sur la révision du Code Alimentaire
(cf. Echoslogie ci-dessous)
Sortir du Nucléaire et Enfants de Tchernobyl organise
une conférence au Cinéma Manivel à REDON,
le jeudi 25/11 à 20h30 avec Paul Lannoye, membre du CERI
(Commission européenne sur les risques des radiations).
Renseignements : Paul Roulland - 02 40 87 60 47
Éolien
Le 4ème colloque national Éolien organisé
par l'Ademe aura lieu à Caen, les 9, 10 et 11 décembre
2004. Thèmes abordés : moyens mis en place par
les pouvoirs publics pour favoriser le développement
éolien en France ; organisation sur le plan national
de l'implantation des nouveaux sites ; levée des obstacles
et des freins susceptibles d'empêcher l'adhésion
des populations ; perspectives de l'éolien en mer ; place
occupée par la filière éolienne au niveau
économique et industriel et les moyens d'accentuer son
élan.
ECHOS
LOGIE -
Bon appétit !
Vous reprendrez bien un petit peu d'OGM ? Ils sont très
frais et peut-être même bientôt un peu radioactifs.
Si, devant la menace que fait peser la levée du moratoire
européen sur les OGM, des régions semblent s'organiser
et bannir les OGM de leur sol, on attend la même opposition
face à la " nucléarisation " annoncée
de notre nourriture.
Bretagne sans OGM
France - Nature -Environnement, le réseau Cohérence,
se sont félicités de la décision du Conseil
Régional de Bretagne décidant à une large
majorité que la Bretagne soit une région sans
OGM.
La Région Bretagne a décidé entre autre
de :
- soutenir les maires prenant des arrêtés contre
les cultures d'OGM sur leur commune.
- garantir un approvisionnement sans OGM pour les cantines des
lycées
- soutenir les filières agricoles plus autonomes en protéines
végétales pour réduire la dépendance
et préserver l'existence et la spécificité
des semences fermières
- coordonner les actions avec les autres régions de France
ou d'Europe engagées dans la même démarche.
- promouvoir des filières de production animale de qualité
à partir d'alimentation non OGM.
La mise en place d'un partenariat avec l'État brésilien
du Parana, producteur et exportateur de soja non OGM est également
envisagée.
La FNE en profite pour dénoncer le fait qu'en France
la traçabilité et l'étiquetage ne concerne
toujours pas les produits (viande, lait, ufs,
) d'animaux
nourris avec du soja OGM.
Elle souhaite que la décision du Conseil Régional
de Bretagne soit confortée par les partenaires des filières
économiques agroalimentaires, par les consommateurs qui
doivent exiger de connaître la nature de l'alimentation
des élevages pour les produits qu'ils achètent,
et les autorités réglementaires qui devraient
autoriser un affichage " sans OGM " pour les produits
issus des filières où la traçabilité
est effective.
En Europe aussi le refus des OGM se développe (OUEST-France
- 13-14 novembre 2004) ; 13 régions d'Italie,
dont le Piémont, la Toscane, l'Ombrie, le Latium et le
Trentin, 27 provinces et plus de 1400 communes se sont proclamées
" libres d'OGM ". L'État vient d'adopter un
décret réglementant la coexistence entre cultures
OGM et agriculture traditionnelle dans le but de protéger
cette dernière.
Le Parlement allemand a aussi voté une loi en ce sens
(Alternatives Internationales - octobre 2004).
Les Amis de la Terre Europe et l'Assemblée des régions
d'Europe ont lancé une campagne pour des zones sans OGM.
Ils réclament qu'après la levée du moratoire
européen sur les cultures OGM, des distances de sécurité
soient respectées entre cultures OGM et cultures conventionnelles.
Ils demandent que le principe pollueur payeur soit appliqué
en cas de contamination des cultures traditionnelles et que
les régions aient le droit de refuser les OGM. (www.foeeurope.org
- site des amis de la Terre Europe en anglais)
Quant aux dangers que font courir les OGM à l'environnement,
ils sont mis de plus en plus en évidence par des études.
Que Choisir (n° 420 - Novembre 2004)
en relate une qui nous vient des États-Unis : elle concerne
un gazon transgènique destiné aux terrains de
golf ; il doit pouvoir être arrosé d'herbicides
sans en souffrir afin que le green ne soit pas souillé
par des herbes folles inconvenantes ! (Et dire que les OGM étaient
destinés à vaincre la faim dans le Tiers-monde
!). Les chercheurs ont constaté que le pollen de ce gazon
avait parcouru 21 km pour aller féconder des herbes sauvages
de la même famille sur une surface de 310 km² ; herbes
sauvages dont il est maintenant difficile de se débarrasser
puisqu'elles résistent aux herbicides !
Assiette radioactive
Depuis 1945, (bombardements d'Hiroshima et Nagasaki) il existe
une pollution radioactive de l'air, des eaux et des sols. Elle
a été provoquée par l'explosion dans l'atmosphère
de plus de 500 bombes qui ont permis aux USA, à l'URSS,
au Royaume-Uni, à la France et à la Chine de mettre
au point leur armement. S'y sont ajoutées les pollutions
dues à Tchernobyl, aux installations nucléaires
civiles et militaires, aux mines d'uranium
Heureusement,
les polluants étant retenus par le sol, les plantes restent
relativement épargnées. S'ils apparaissent dans
les plantes, ils sont considérés comme une pollution,
la norme étant l'absence de contamination ; il faudra
en chercher l'origine, évaluer les risques et demander
des comptes aux responsables. En situation de crise et pour
une durée limitée, des limites de contamination
" acceptables " ont été fixées
nationalement et internationalement.
Cela risque de changer en 2005. La norme ne sera plus l'absence
de pollution mais une contamination déclarée acceptable
par les autorités si deux projets internationaux sont
adoptés.
- Projet de la Commission du Codex Alimentarius : Il s'agit
d'une structure qui dépend de l'OMS (Organisation Mondiale
de la Santé) et de la FAO (Organisation des Nations Unies
pour l'Agriculture et l'Alimentation). A la demande de l'AIEA
(Agence Internationale de Promotion du Nucléaire Civil),
elle s'apprête à adopter une norme autorisant l'importation
et l'exportation de denrées alimentaires contaminées,
sans limitation de temps et sans qu'il soit nécessaire
de justifier d'une situation de crise. Le taux de pollution
devrait être inférieur à 1 Bq/kg pour le
plutonium et pourrait aller jusqu'à 10 000 Bq/kg pour
le tritium.
- Projet de la CIPR (Commission Internationale de Protection
Radiologique). En dessous d'un seuil d'exclusion, la contamination
radioactive des déchets, matériaux, sols, objets
ou aliments ne sera plus prise en compte. Du lait à 90
Bq/l d'iode 131 pourra être commercialisé sans
restriction pour l'alimentation des enfants.
Les organisations à l'initiative de ces projets affirment
que les risques sont négligeables, ce qui est faux :
les niveaux de risque induits par ces projets sont de 100 à
plus de 10 000 fois supérieurs au niveau de risque dit
négligeable.
( Informations et possibilité de signer une pétition
s'opposant à ces projets sur le site de la CRIIRAD :
www.criirad.com )
Dans le vent
Un peu de vent pour terminer sur une note d'espoir. Le ministre
de l'Environnement a inauguré en Picardie, le 30 septembre
dernier, une ferme éolienne de 4 aérogénérateurs
d'une puissance totale de 11 MW. Particulièrement silencieux,
ils vont fournir l'équivalent de la consommation en électricité
de 15 000 habitants.
Le ministre a annoncé la création d'un Comité
national éolien qui devrait permettre de résoudre
entre autres un certain nombre de blocages administratifs :
un dossier doit actuellement passer devant 25 administrations
différentes. Un réseau de chargés de mission
" énergies " est mis en place dans les DIREN
afin de favoriser le développement des projets au plan
local. Actuellement, la puissance des sites éoliens est
plafonnée à 12 MW, sinon ils ne bénéficient
pas du tarif de rachat de l'électricité par EDF.
Le ministre souhaiterait modifier ce plafond. En Allemagne,
il n'existe pas de seuil pour le rachat et en Espagne, il est
fixé à 50 MW.
(www.actu-environnement.com
)
Pour terminer par une note d'humour, cette information trouvée
sur le site de l'ademe : parmi le matériel pédagogique,
une maquette d'éolienne 3 pales qui fonctionne à
l'aide d'une prise de courant. N'appelle-t-on pas ça
un ventilateur ?
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