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N° : 106
- Juin 2004 - 11ème année.
Bulletin d'information du CIELE
Directeur de publication :
André ROUX.
Rédacteur en chef : Jean GETIN
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AGENDA
Visite de maison
Samedi matin 12 juin, le Ciele organise une visite d'une maison
équipée d'un chauffe-eau solaire et d'une chaudière
bois à alimentation automatique à Retiers (Ille
et Vilaine).
Inscription auprès de Fortunata au 02 99 54 42 98.
A quoi servent les SAGE ?
Il s'agit des Schémas d'Aménagement et de Gestion
des Eaux ! Quel bilan peut-on faire des premiers schémas
élaborés en Bretagne ? Quelle est la place des
associations dans leur élaboration ?
Une fois adoptés, quelle est la portée juridique
de ces SAGE ? Comment les utiliser pour faire avancer la protection
de l'eau et des milieux naturels aquatiques?
Des éléments de réponse à toutes
ces questions et à beaucoup d'autres... seront apportés
le samedi 19 juin à la salle des fêtes de PONTIVY,
route de Guingamp. La participation à cette journée
est gratuite, il suffit de s'inscrire avant le 15 juin.
Tél. : 02 96 21 38 77
E.mail : delegue-regional@eau-et-rivieres.asso.fr.
Histoire de PIES
La Hutte aux P.I.E.S (Promotion des Initiatives Eco-citoyennes
et Solidaires) est née. Cette nouvelle association de
citoyens cornouaillais propose de mettre en oeuvre des actions
de sensibilisation, formation, éducation... dans les
domaines de l'environnement, de l'économie, de la démocratie
participative et solidaire. Le 16 juin prochain aura lieu l'inauguration
de l'association avec le lancement de la semaine du développement
durable.
Pour tout contact : Philippe Yven - 02 98 71 28 82
Pour l'inauguration de la hutte aux PIES nous recherchons un
bénévole pour présenter les actions du
Ciele.
Un chantier dans le vent !
C'est un chantier de jeunes adultes dans les Alpes-Maritimes
du 9 au 22 août : il s'agira d'installer une éolienne
domestique sur le site de Roquevignon (Grasse), à une
vingtaine de km de la mer Méditerranée...
Il reste encore quelques places pour ceux qui sont intéressés
ou qui connaissent des jeunes qui ont envie de passer des vacances
utiles.
Ce chantier est organisé grâce au soutien financier
de la délégation régionale PACA de l'ADEME,
au titre de l'accord cadre Etat-Région-ADEME.
Contact : Jérôme MALLARD Secteur énergie.
E.mail : Jerome.mallard@planete-sciences.org
ou :
energie.mediterranee@planete-sciences.org
Adresse : Planète Sciences Méditerranée
- 9, rue Gazan - 06130 GRASSE
Tél. : 04 92 60 78 78
Fax : 04 93 36 56 79
Formations
" L'eau et l'imaginaire dans l'éducation à
l'environnement " les 28, 29 et 30 juin à BELLE-ISLE
en TERRE en partenariat avec Écho d'images ; " Un
jardin nature, support de projets multiples ", les 29 et
30 juin à BELLE-ISLE en TERRE.
Contact :
Centre Régional d'Initiation à la Rivière
- 22810 BELLE-ISLE-EN-TERRE
Tél. : 02 96 43 08 39
E.mail : erb.crir@wanadoo.fr
ECHOS
LOGIE -
Tuvalu ou tout vélo ?
Frimer en 4x4 ou suer en vélo, il faut choisir : si
vous hésitez encore, lisez ce qui suit.
L'as-tu eu le prix TUVALU ?
Le premier prix TUVALU du dérèglement climatique
vient d'être attribué. Pourquoi TUVALU ? C'est
le nom d'une île ; située à quelques centaines
de kilomètres à l'Est de l'Australie, elle devrait
souffrir dans les prochaines années de la montée
des eaux due au dérèglement climatique. Et quel
est l'heureux ( ?) bénéficiaire de ce prix décerné
au constructeur automobile dont le véhicule rejette le
plus de CO2 dans l'atmosphère? MERCEDES BENZ pour son
4x4 G500 Cabriolet émettant 400 grammes de CO2 par kilomètre
parcouru. Le jury était composé de représentants
d'Agir pour l'Environnement, du Réseau Action Climat
et de France Nature Environnement.
Le 4x4 gagnant émet quatre fois plus de gaz à
effet de serre que les modèles les plus économes
du classement, soit plus de 80 tonnes par véhicule en
fin de vie. Sans tenir compte de l'utilisation de la climatisation
qui augmente la consommation énergétique de 30%,
portant ainsi les rejets de chaque véhicule à
plus de 100 tonnes de CO2, soit 50 fois le poids du véhicule
lui-même, précise les associations écologiques.
Le " gagnant " consomme près de 22 litres d'essence
aux 100 kilomètres en zone urbaine (20 litres selon les
données constructeurs), soit avec la climatisation plus
de 28 litres/100km. D'après l'ADEME les modèles
les plus économes sont les Toyota Prius et Smart pour
les véhicules essence, Lupo, Smart et Citroën C2
et C3 pour les diesel.
Parmi les 18 véhicules les plus émetteurs de CO2,
rejetant entre 355 et 400 g/km de CO2 dans l'atmosphère,
quatorze sont des 4x4 : des véhicules totalement inadaptés
à la conduite en ville mais qui suscitent un engouement
croissant dans les zones urbaines des pays riches.
Consulter pour l'étude : http://www.actu-environnement.com/ae/news/545.php4
A quand le prix tout vélo ?
En France, il y a environ 20 millions de cyclistes occasionnels
qui enfourchent leur bicyclette pour le plaisir, souvent sans
destination précise et loin de leur domicile. Ce qui
explique que les vélos de ville ne représentent
que 6% des 2,4 millions de vélos vendus en 2002. Cependant
le VTT est en repli face au VTC plus polyvalent.
Pour les déplacements, le vélo est légèrement
plus utilisé en zone rurale et périurbaine qu'en
banlieue ou en centre ville. 86% des plus de 15 ans utilisent
leur vélo moins de 2 fois par mois. 65% des déplacements
à vélo sont effectués par des hommes. La
baisse enregistrée dans l'usage quotidien est surtout
constatée pour les femmes.
Pour les déplacements en semaine, 52% des cyclistes ont
entre 6 et 24 ans et 22% ont plus de 50 ans. Ce sont donc surtout
des inactifs qui l'utilisent : élèves, étudiants,
retraités
C'est souvent un public captif puisque
seulement 36% des utilisateurs ont un permis de conduire.
Le vélo est compétitif : l'achat, l'entretien
et l'alimentation supplémentaire du cycliste coûtent
0,10 € au km soit 4 fois moins que l'auto et 2 fois moins
que les transports collectifs.
Par contre sa vitesse porte-à-porte, pour les déplacements
de semaine reste faible : 9,7 km/h ; 2 fois moins que la voiture
et les transports collectifs. Pourtant, en centre ville et aux
heures de pointe, la voiture est moins rapide que le vélo
pour des parcours de moins de 5 km. Or, plus de la moitié
des déplacements en voiture font moins de 3 km. Le vélo
peut aussi être un moyen pour accéder aux transports
publics.
Le vélo profite de l'obligation des villes de plus de
100 000 habitants d'avoir un Plan de Déplacement Urbain
(PDU). Il améliore la qualité de l'air s'il remplace
les petits trajets moteur froid qui sont très polluants.
Il améliore l'ambiance sonore des villes. Consommant
peu d'énergie, il diminue l'émission de gaz à
effet de serre (en tenant compte de sa fabrication). Encore
faut-il qu'il soit utilisé : un vélo français,
au cours de sa vie, parcourt 5 fois moins de distance qu'aux
Pays-Bas.
Autres avantages : le vélo est peu consommateur d'espace
pour circuler et stationner. Il limite donc les besoins de financement
en voirie et parkings.
Il améliore également la santé, le lien
social
Pourtant, son utilisation est limitée. Les raisons avancées
par les réfractaires sont les trop longues distances
à parcourir (22%) et la forme physique (21%). Ce sont
plutôt les plus de 50 ans qui invoquent le manque de forme
et les moins de 50 ans les trop longues distances. La peur de
se faire renverser (11%) et le besoin d'emmener des passagers
(8%) sont également cités.
Le vélo est moins bien réparti dans les ménages
que les voitures : 50% n'ont pas de vélo alors que seulement
25% n'ont pas de voiture. Parmi les freins à son développement
: l'offre de stationnement peu adaptée aux risques de
vol et aux besoins, le réseau cyclable insuffisant et
discontinu.
Les risques d'accident, décès ou blessures graves
sont accrus par l'importance et la vitesse de la circulation
automobile. Le risque lors d'un déplacement en vélo
est 2 fois plus élevé qu'en voiture mais 15 fois
plus faible qu'en cyclomoteur.
Pourtant le vélo bénéficie d'une très
bonne image dans l'opinion : il est perçu comme le mode
de déplacement le plus respectueux de l'environnement
(62%), loin devant la voiture électrique (27%) les bus
(24%). S'ils avaient le choix, 13% des Français déclarent
qu'ils utiliseraient le vélo pour leurs déplacements
quotidiens. Les mesures visant à faciliter la circulation
des vélos ou développer les pistes cyclables recueillent
plus de 90% d'opinions favorables.
A Grenoble, à la question " Pensez vous qu'il faudrait
faire beaucoup plus pour les deux roues, même si on est
obligé pour cela de gêner les automobilistes ?
" les habitants ont répondu favorablement à
54% en 1985 et à 65% en 1992.
Globalement, 71% des citoyens sont prêts à privilégier
le vélo par rapport à l'automobile. Ils le voient
comme un moyen de transport appelé à se développer
(55% d'entre eux) devant le bus (47%), le tramway et le métro
(38%), la marche (31%),la voiture (27%), le scooter, la moto
(22%) et le roller (18%).
Pourtant le passage à l'acte ne se fait pas et même
la mobilité à vélo baisse. Quand on interroge
les Français sur les moyens de transport qu'ils utilisent,
c'est la voiture qui arrive en tête (84%), devant la marche
(45%), les transports publics (24%) et le vélo (14%).
En fait, ils peuvent utiliser tour à tour plusieurs modes
de déplacement. Ceux qui utilisent exclusivement la voiture
ne sont que 38%.
Pour inverser la tendance, il faut une volonté politique
et une pédagogie affirmée dans la durée.
Limiter l'accès des voitures au centre ville n'est pas
forcément la solution : à Strasbourg, le trafic
a été reporté à la périphérie
et alors que la part des déplacements à vélo
augmentait au centre ville elle diminuait globalement dans l'agglomération.
Il faut instituer un autre partage de la voirie.
Et chez nos voisins, que se passe-t-il ? En Belgique, le vélo
représente 13% des déplacements en Flandre et
seulement 2% en Wallonie. Les pays nordiques ont enrayé
le déclin de l'utilisation du vélo à la
fin des années 70 en lançant des politiques contrariant
le développement de l'automobile. En 1995, le vélo
représentait 28% des déplacements a Amsterdam
et 26% à Copenhague. Les collégiens belges n'étaient
que 25% à aller à l'école en vélo
en 1991 mais 31% en 1999. A Trondheim, ville vallonnée
de Norvège, on a même construit un remonte pente
pour cyclistes. Mais il n'y a pas que les pays nordiques : à
Ferrare, en Italie 30% des déplacements se font en vélo.
Et à Davis en Californie, dans un pays où plus
de la moitié de la population ne sait pas faire du vélo,
un important réseau cyclable séparé de
la circulation automobile a fait naître une véritable
culture " vélo ".
(Les données de l'environnement - Institut
français de l'environnement - septembre 2003)
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