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N° : 100
- Nov/Déc 2003
10ème année.
Bulletin d'information du CIELE
Directeur de publication :
André ROUX.
Rédacteur en chef : Jean GETIN
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N°100
RETROSPECTIVE
- Numéro du centenaire
Eh oui ! Voici déjà le numéro
100. Depuis la parution du n°0 en septembre 1994, l'EssenCiele
a poursuivi son petit bonhomme de chemin et fait aujourd'hui
un centenaire assez alerte.
Nostalgie ! C'est l'occasion de se retourner un peu sur le passé
et de se rappeler les sujets traités dans la rubrique
régulière Echos-logie.
Vous ne serez pas étonnés si c'est l'énergie
qui arrive en tête ; c'est quand même notre fond
de commerce. Les problèmes d'énergie ont été
abordés dans un numéro sur deux en moyenne avec
en tête ex aequo le nucléaire et les énergies
renouvelables (pour dire tout le mal qu'on pense de l'un et
tout le bien qu'on pense des autres !).
Nucléaire
Dans les premiers numéros, nous avions le feuilleton
Superphénix : mais si, souvenez-vous ! C'était
un supergénérateur qui devait produire plus de
combustible qu'il n'en consommait et qui n'a réussi qu'à
consommer plus d'électricité qu'il n'en a produit.
Et bourré jusqu'à la gueule de sodium liquide
pouvant s'enflammer au moindre contact avec l'air. Nous nous
étions amusés à suivre ses déboires
: il tombait très souvent en panne et quand nous annoncions
qu'il s'était à nouveau remis en marche nous étions
presque assurés de pouvoir annoncer dans le prochain
numéro qu'il ne fonctionnait déjà plus.
Le feuilleton s'est terminé avec l'arrivée du
gouvernement Jospin et d'une ministre écologiste qui
ont signé la fin de Superphénix.
Nous nous sommes aussi intéressés aux conséquences
de Tchernobyl ; contrairement à ce qui avait été
dit à l'époque, le nuage radioactif ne s'était
pas arrêté à la frontière française
et la création d'un laboratoire indépendant par
la CRIIRAD a permis de mesurer des pollutions des sols et des
champignons par exemple (et même d'un sanglier des Ardennes).
L'EssenCiele a également abordé l'influence de
la catastrophe sur la santé des populations vivant dans
les régions proches de la centrale et plus généralement
l'influence des faibles doses sur la santé. Autres populations
qui ont des soucis à se faire pour leur santé,
les travailleurs intérimaires des centrales nucléaires
et les populations qui vivent près des centres de retraitement
des déchets (cf. l'étude du professeur VIEL, très
critiquée à l'époque, montrant un taux
plus élevé de leucémie autour de la Hague).
Autre problème du nucléaire : le démantèlement
des centrales en fin de vie avec notamment l'expérience
de la centrale de Brennilis, opération coûteuse
qui génère encore des déchets.
Un temps, nous avons pu penser que la course en avant de l'industrie
nucléaire allait se ralentir et nous avions signalé
la sortie du nucléaire programmée par l'Allemagne.
Las, le récent soit disant débat national sur
l'énergie et la volonté du lobby nucléocrate
à imposer l'EPR vient atténuer nos espoirs.
Pourtant, l'opacité qui entoure la filière nucléaire
est maintenant reconnue par tout le monde puisque la télévision
en a même fait le sujet d'une de ces émissions
(Complément d'enquête : " Centrales nucléaires
: la loi du silence " sur France 2 le lundi 24/11 à
22h35). On y apprend notamment que le démantèlement
des centrales est une affaire compliquée puisque le seul
exemple est celui de Brennilis : 16 ans après l'arrêt
de la centrale, le démantèlement n'est toujours
pas terminé et il y en aurait encore pour 10 ans. Le
budget a explosé et le démantèlement de
tous les réacteurs encore en fonctionnement nous coûterait
12 milliards d'€. Qu'à cela ne tienne, 0,14 €
sont prélevés pour cela sur chaque facture EDF
; oui, mais EDF aurait réinvesti cet argent à
l'étranger
De même pour la gestion des déchets
où AREVA n'aurait que la moitié de l'argent nécessaire
provisionné. Rappelons que ces déchets doivent
être surveillés pendant 300 ans pour ceux de moyenne
activité et 3 millions d'année pour ceux qui sont
hautement radioactifs. (J'ai calculé, on devrait pouvoir
vous annoncer que tout s'est bien passé dans le n°
33 333 333 de l'EssenCiele). Lors de cette émission,
nous avons pu constater qu'EDF avait toujours la culture du
secret puisque les journalistes n'ont pas pu effectuer de reportages
ou obtenir les interviews souhaitées alors qu'AREVA semble
décider à embellir son image : l'émission
était retransmise du centre de retraitement de la Hague
et la PDG est venue répondre aux questions.
A plusieurs reprises nous nous sommes intéressés
à la consommation énergétique dans les
divers secteurs de l'économie, à la politique
énergétique française et forcément
à la politique d'EDF avec la promotion du chauffage électrique
et maintenant de la climatisation. Pourtant, tout le monde est
d'accord pour dire que le chauffage électrique est celui
qui revient le plus cher à l'usage et est, de plus, une
aberration économique car la livraison de 1kWh d'électricité
a nécessité la consommation de 3kWh d'énergie
primaire qu'il aurait mieux valu consommer directement.
Énergies renouvelables
Il était donc normal que nous mettions l'accent à
plusieurs reprises sur la chasse au gaspi (un slogan un peu
passé de mode) en construisant des bâtiments non
énergivores, en utilisant des appareils économes
en énergie.
Et, bien sûr, en faisant appel aux énergies renouvelables
: l'éolien a le vent en poupe mais le soleil brille pour
tous et les deux ont été montré en exemple
également dans l'EssenCiele. Au cours de ces 9 ans, les
éoliennes qui n'étaient que des rêves lointains
(Danemark, Port la Nouvelle dans l'Aude) deviennent des réalisations
concrètes en Bretagne. Récemment (Ouest-France
du 8/10/03) des " professeurs d'université ",
toisaient de haut ces écolos rêveurs en signalant
les dangers des éoliennes, avec notamment un impact sur
les oiseaux. Nous n'avons pas attendu leur avis " éclairé
" (au nucléaire ?) pour signaler ces dangers (EssenCiele
n°6 avril 1995) et donner les recommandations faites par
la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) : ne pas implanter
d'éoliennes dans les couloirs de migration, près
de reliefs créant des courants ascendants aimés
des rapaces, et préférer les éoliennes
à mat tubulaire à celles sur pylônes métalliques
type lignes à haute tension. La LPO vient à nouveau
de consacrer un article à ce problème (LPO infos
- 2ème trimestre 2003) : elle rappelle qu'elle "
milite pour une planification raisonnée et concertée
des projets éoliens et une réduction des consommations
d'énergie ", qu'elle " s'investit de façon
constructive et souhaite voir émerger des projets s'insérant
dans une dynamique locale de développement durable. "
Même si l'éolien se développe en France,
nous sommes loin de l'Allemagne où l'énergie éolienne
vient de ravir sa place de leader des énergies renouvelables
à l'énergie hydraulique (fin septembre, 16647
éoliennes produisaient 25 milliards de kWh par an contre
24 millions pour l'hydroélectricité - source Windenergie).
Il faut penser que les Allemands sont sourds, n'ont pas de sens
esthétique et/ou ne bénéficient pas de
paysages aussi riants que nous, car en Bretagne, les projets
éoliens suscitent l'opposition de riverains s'unissant
pour défendre leur paysage, craignant le bruit des éoliennes
et mille autres nuisances
(OUEST-France 29-30/11/03). Le
phénomène du NIMBY (Not In My Back Yard : pas
de ça au fond de mon jardin) frappe donc encore !
Du coté du solaire, même s'il suscite moins de
réactions hostiles, le bilan n'est guère meilleur.
En plus des utilisations les plus connues de l'énergie
du soleil - eau chaude solaire et plancher solaire -, nous avons
signalé des toits solaires (photovoltaïques) et
des applications dans le mobilier urbain : abri-bus et horodateurs
.
Mais on est encore loin de l'objectif de 21% d'électricité
produite à partir de sources énergétiques
renouvelables que s'est fixé la France à l'horizon
2010. Nous en sommes actuellement à 15% grâce principalement
à l'énergie hydro-électrique.
Enfin, il ne faut pas oublier l'énergie produite par
la biomasse : combustion du bois ou production de gaz par fermentation
de déchets organiques. Au-delà des expériences
individuelles de chauffage au bois mises en place par des ruraux
qui produisent eux-mêmes le combustible, il existe également
des réalisations sur des constructions importantes :
hôpitaux, logements collectifs,
Cette filière
qui mérite d'être soutenue souffre du manque de
standardisation du combustible et d'une fiscalité qui
désavantage les réseaux de chaleur.
En 2002, la consommation en énergie électrique
de la Bretagne a été de 17 585 GWh (en baisse
de 0.25% par rapport à 2001). La production a été
de 968 GWh soit 5,5% de la consommation. EDF a produit 577 GWh
en hydraulique (principalement l'usine marémotrice de
la Rance) et 39 GWh en thermique. Les producteurs extérieurs
ont fourni 26 GWh en hydraulique, 299 GWh en thermique et 27
GWh en éolien (2,8% de la production, 0,15% de la consommation).
La cogénération représente 18% de la production.
Il y a eu 100 unités de solaire thermique installées
cette année là et la consommation de bois énergie
a été de 17ktep dans les chaufferies collectives
et est évaluée à 300 ktep en individuel.
Déchets
Après l'énergie, notre deuxième fond de
commerce est les déchets ; ils ont fait parler d'eux
dans un EssenCiele sur 3 en moyenne.
Dans un tiers des articles consacrés aux déchets,
les collectes sélectives ont été évoquées.
De simples expériences menées ici ou là
à l'époque de la naissance de l'EssenCiele, la
collecte sélective se généralise peu à
peu : plus de 45 millions de français trient maintenant
leurs déchets et dans quelques mois, ce sera le cas de
toute la ville de Rennes. L'intérêt des collectes
sélectives est de permettre des filières de traitement
adaptées à chaque déchet et de favoriser
le recyclage. Même si ces filières se sont mises
en place, il y a encore du travail à faire pour qu'une
portion significative des produits mis sur le marché
soit recyclée (piles et accumulateurs par exemple).
Nous avons présenté à plusieurs reprises
les divers modes de traitement des déchets. Les décharges,
appelées maintenant centres d'enfouissement technique,
ne devraient recevoir que des déchets ultimes. L'incinération
se taille la part du lion ; mais les rejets, chlore, métaux
lourds au départ, dioxines maintenant, nécessitent
des installations de traitement de plus en plus complexes et
rendent le traitement de plus en plus cher. Les résidus
des traitements de fumée doivent être stockés
dans des décharges de classe 1 et les mâchefers
ont du mal à trouver une utilisation, même après
inertage.
Le compostage des déchets fermentescibles est plus économique
mais il nécessite des collectes sélectives efficaces
et un tri soigné si on veut pouvoir utiliser le compost
produit. L'utilisation de composteurs individuels, à
la campagne ou en zone pavillonnaire des villes, permet de diminuer
le volume des ordures collectées.
La méthanisation, elle aussi effectuée sur la
part fermentescible des déchets, permet d'obtenir un
biogaz (méthane et gaz carbonique) et un digestat qui
peut être composté. Le biogaz peut être brûlé
pour produire de l'énergie et le compost commercialisé
s'il est de bonne qualité. Après une première
installation à Amiens qui avait connu quelques problèmes
de fonctionnement au départ, la filière s'est
peu développée. Selon Environnement & Technique
- n° 277 - juin 2003, elle pourrait connaître un nouveau
départ. Malgré la fin des aides à l'investissement
de l'Ademe et les faibles coût d'achat de l'électricité
produite, elle profiterait du fait que la circulaire Voynet
encourage la valorisation biologique, que l'incinération
est décriée et que les décharges sont saturées.
Une nouvelle installation a vu le jour à Varennes Jarcy
en région parisienne : elle a commencé à
fonctionner en août 2002 et a atteint sa pleine capacité
en octobre 2003.
Dans le domaine des déchets, il reste un point sur lequel
aucun progrès n'a été fait : c'est la réduction
à la source. Malgré quelques efforts sur la réduction
du poids des emballages - cela permet un gain matière
et un gain sur le transport et donc une augmentation des marges-,
la quantité de déchets continue d'augmenter. Il
est vrai que généralement les plans départementaux
d'élimination des déchets n'ont pas envisagé
l'hypothèse d'une stagnation ou d'une régression.
Réalisme ou manque de volonté politique ?
(Suite de cette rétrospective du n°100
au prochain numéro)
AGENDA
Eau
Le groupe eau d'ATTAC Rennes organise avec "Formation et
Citoyenneté", une formation destinée aux
élus sur les modes de gestion de l'eau et l'assainissement,
les 6 et 7 décembre 2003 à Rennes. Cette manifestation
est la deuxième organisée en France sur cette
thématique. Elle a pour objet d'informer les élus
sur les enjeux majeurs que représente la gestion privée
ou publique de ce bien patrimonial de l'humanité qu'est
l'eau. Nationalement, ce sont environ 7000 des 12000 contrats
de Délégation de Service Public qui arriveront
à échéance d'ici 2006 !
Programme et inscriptions : Formation et citoyenneté
- Paris - 01 43 79 09 23
ou Attac Rennes : yolivaux@club-internet.fr
Eau encore
Les organisateurs de la campagne " Re-municipaliser l'eau
à Rennes " vous invite à un débat
public, salle Mille horizons, le 11 décembre à
20h30. Il y aura une intervention de Marc Laimé, auteur
du livre " Le dossier de l'eau - Pénurie-Pollution-Corruption
"
Eau toujours
Eau & Rivières de Bretagne organise un colloque "
Protection de l'eau & participation du public : 20 ans d'enquêtes
publiques en Bretagne " le 13 décembre toute la
journée à Locoal-Mendon (Morbihan)
Inscriptions à ERB : 02 96 21 38 77
Sauver la Terre
Yves Cochet & Agnès Sinaï dédicaceront
leur livre " Sauver la terre " (cf. rubrique Centre
de doc, ci dessous, pour une présentation du livre) à
la Librairie Le Failler à Rennes, le 8 décembre
de 18h à 19h.
Ils animeront également une conférence débat,
le même jour, au Triangle, à partir de 20h30.
Caren
Le Caren, Centre Armoricain de Recherche en Environnement organise
une table ronde à l'Université de Rennes 1, le
10 décembre 2003, sur le thème : "Pour des
connaissances et une culture partagées en environnement".
Plan régional d'action pour le développement de
l'éducation à l'environnement
Le Collectif breton pour l'éducation à l'environnement,
animé par le Reeb, organise le mercredi 10 décembre
2003 au Rheu (Ille et Vilaine) une journée de travail
pour faire état des propositions bretonnes visant à
développer l'éducation à l'environnement
en Bretagne. Elle sera axée plus particulièrement
sur la diversification des publics et des modes de partenariats.
Programme et inscriptions : Reeb 02 96 48 97 99
Rando
Journée de la randonnée, le 19 décembre,
à Saint-Lo. L'ADPCR propose train+vélo.
1) Rendez-vous à 15 H 15 en gare de Saint-Lô. Possibilité
de venir depuis Caen ou Rennes
2) Déplacement le long du chemin de halage aménagé
pour la circulation des vélos sans voiture : très
beau parcours plat le long de la Vallée de la Vire :
SAINT LO - LISON (18 km)
3) Retour en train depuis LISON : départ 17H28 vers Saint-Lô,
Coutances et Rennes
réservation obligatoire.
Contact : Guy FONTENELLE - 02 33 57 56 11
Tarifs : 3 € pour un trajet Saint-Lô Lison 1,5 €
pour les moins de 12 ans
Autres trajets : appeler au 02 33 57 56 11
Appel à manifester
Les associations et organisations syndicales et politiques soussignées
appellent à une manifestation nationale (coordonnée
par le Réseau Sortir du nucléaire), " Contre
de nouveaux réacteurs nucléaires, pour la maîtrise
de l'énergie " samedi 17 janvier 2004 à Paris,
pour exiger :
- l'abandon de tout projet de construction de nouveaux réacteurs
nucléaires
- la mise en oeuvre immédiate d¹un plan ambitieux
d'économies d¹énergie et de développement
des énergies renouvelables
- un véritable débat sur les choix énergétiques.
Premiers signataires : Agir pour l'environnement, les Alternatifs,
les Amis de la Terre, Attac-Salon de Provence, Collectif Bellaciao,
Confédération paysanne, Coordination nationale
contre l'enfouissement des déchets nucléaires,
GSIEN, Ligue communiste révolutionnaire, Réseau
action climat, Réseau " Sortir du nucléaire
", Tchernoblaye, les Verts, Crilan.
Contact presse : 06 64 100 333
Journée de rencontres et d'échanges
Le Reeb, réseau régional d'éducation à
l'environnement, organise une journée sur le thème
des déchets le mercredi 21 janvier 2004 à Locminé
(Morbihan). Coordonnée par le Ciele avec la participation
de l'UBAPAR et de la Base nature de la Ville Oger, cette journée
s'adresse à tous les acteurs de l'éducation à
l'environnement : animateurs des associations, ambassadeurs
du tri des collectivités territoriales, enseignants et
conseillers pédagogiques, acquéreurs de la malle
Rouletaboule.
Pour obtenir le programme et vous inscrire : Reeb O2 96 48 97
99
Pour tout renseignement sur le contenu de la journée
: Ciele - Nicolas Jaffray - 02 99 54 42 98
Énergie
Les 5èmes Assises Nationales de l'Énergie auront
lieu du 20 au 22 janvier 2004 au Palais des Congrès de
Dunkerque.
Le thème en sera : "Les Collectivités Locales
et la libéralisation des marchés de l'énergie
: comment tirer parti de l'expérience européenne
?"
Renseignements sur le site www.assises-energie.net
Du soleil à l'Ouest
Incitation au développement du solaire dans le Pays de
Lorient. Jean Paul Aucher, maire-adjoint chargé de l'environnement
et de l'assainissement et vice-président de Cap l'Orient
(Communauté d'agglomération du Pays de Lorient)
nous informe que les élus de Cap l'Orient ont voté
début novembre le Plan local de l'habitat dont la Communauté
d'agglomération a la charge. Un volet du PLH concerne
l'aide pour le développement du CESI (Chauffe-eau solaire
individuel), pour l'habitat public et privé : aide de
60 € le m2 dans le cadre d'un budget annuel de 18 000 €.
Quelques ajustements seront encore à prévoir avant
le vote définitif du PLH (passage devant les Conseils
municipaux).
Contact : Jean Paul Aucher - BP 30010 - Hôtel de Ville
- 56315 Lorient
Tél. : 02 97 02 21 41
Fax : 02 97 02 22 55
Vue
du Ciele
Menaces sur les associations
"Les associations qui s'opposent quotidiennement à
la dégradation de l'environnement sont-elles à
abattre? ", s'indigne José Cambou, secrétaire
national de France Nature Environnement (FNE). Principale fédération
d'associations environne-mentales, FNE lance un cri d'alarme.
La réduction drastique des subventions aux associations
et des aides à l'emploi menace directement les activités
de FNE et de ses 3 000 associations membres : la diminution
annoncée des budgets de fonctionnement et le licenciement
d'une partie des personnels salariés qui s'ensuivront
dans les mois à venir risquent de paralyser le travail
des bénévoles. Les quatre principales formes d'action
des associations sont remises en cause, explique FNE: animation
du débat public, éducation à l'environnement
et au développement durable, veille et surveillance environnementales,
gestion des milieux naturels. Déjà l'association
régionale Bretagne vivante vient d'être obligée
de fermer un centre ornithologique.
FNE se demande si, contrairement aux intentions proclamées
par la Charte de l'environnement, le gouvernement ne cherche
pas à remettre en cause la démocratie citoyenne
qu'elle a su mettre en place depuis trente ans. FNE réclame
en urgence un plan d'aide aux associations et le maintien des
budgets 2003 et 2004 pour les associations environnementales.
Centre
de doc
Les écrivains du Ciele. D'abord Yves Cochet, fondateur
et toujours adhérent du Ciele, ancien ministre de l'Aménagement
du territoire et de l'environnement, ensuite Domi Bernard, administrateur
qui a participé à un ouvrage publié sous
la direction de Jacques Testart.
Sauver la Terre - Yves
Cochet & Agnès Sinaï - Ed. Fayard - 2003.
Notre planète est malade, très malade : dérèglement
du climat, pollution de l'air et de l'eau, épuisement
des sols, disparition d'innombrables espèces animales
et végétales
Les signaux d'alerte ont beau
clignoter, ils rencontrent une incrédulité quasi
générale. Comme si le caractère inédit
de ces phénomènes échappait à l'entendement
commun et à la lecture des dirigeants politiques.
La cause de ce déni ? L'idéologie productiviste
: indifférence à la nature, primauté de
l'économique sur toute autre considération - fut-elle
environnementale, sociale ou politique-, mais aussi dimension
démiurgique de la technologie. C'est ainsi qu'à
l'échelon international toutes les négociations
environnementales - décrites de l'intérieur par
les auteurs, qui en relatent les faux espoirs et les ambiguïtés
perverses - semblent détournées dans le sens des
intérêts du marché et des sociétés
industrielles.
C'est un cri d'alarme que poussent Yves Cochet et Agnès
Sinaï : il est plus qu'urgent de prendre conscience de
la menace qui pèse sur notre planète, et donc
pour nous tous, et d'agir en adoptant une attitude de responsabilité
écologique.
Réflexions pour un monde vivable
- sous la direction de Jacques Testart - 2003.
Durant trois années, sous la présidence de Jacques
Testart, la Commission française du développement
durable (placée sous l'autorité du Premier Ministre)
s'est saisie des principaux enjeux en matière d'environnement
et de santé publique : OGM, nucléaire, émission
de gaz à effet de serre, principe de précaution
Son travail ayant été entravé, la plupart
des membres de la Commission ont choisi de démissionner
en mai 2003. Par le présent ouvrage, qui reprend et explicite
leurs avis (censurés par le ministère de l'Écologie
et du Développement durable), ils exposent leur conception
du " développement durable ", projet d'épanouissement
humain plutôt que de croissance compétitive.
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